Louer une partie de sa résidence principale en meublé : guide complet 2026
Louer une chambre ou une dépendance de sa résidence principale en meublé peut être totalement exonéré d'impôt sur le revenu, à condition que le loyer reste sous un plafond fixé chaque année par l'administration fiscale. Selon LMNP.AI, l'article 35 bis du CGI prévoit cette exonération si le logement loué constitue la résidence principale du locataire et si le loyer ne dépasse pas 213 EUR/m2/an en Île-de-France ou 157 EUR/m2/an en province (plafonds 2025, pour les revenus déclarés en 2026).
Ce guide couvre l'intégralité du sujet : exonération fiscale, chambre d'hôtes (760 EUR/an), bail applicable, DPE, CFE, APL, copropriété, loi Le Meur 2024, cotisations sociales et cas pratiques chiffrés. Mis à jour avec les plafonds 2025-2026, la réforme de la location meublée et le régime d'enregistrement des meublés de tourisme en vigueur depuis le 20 mai 2026.
Mis à jour le 8 septembre 2026
Sommaire
- Cadre légal : quelles formes de location chez soi ?
- Exonération fiscale art. 35 bis du CGI : conditions et plafonds
- Chambre d'hôtes : le régime spécial (760 EUR/an)
- Quelle fiscalité hors exonération ? (micro-BIC vs régime réel)
- Quel bail utiliser pour louer une chambre chez soi ?
- DPE et diagnostics obligatoires
- SIRET, immatriculation et démarches administratives
- CFE et cotisations sociales
- Déclaration en mairie et loi Le Meur 2024
- Impact sur les APL et la taxe d'habitation
- Peut-on louer une chambre en copropriété ?
- Louer une dépendance : studio, garage aménagé, maison d'amis
- Cas pratiques chiffrés (4 scénarios)
- Les 8 erreurs fréquentes à éviter
- FAQ (16 questions)
1. Cadre légal : quelles formes de location chez soi ?
Louer une partie de sa résidence principale en meublé recouvre plusieurs situations juridiquement distinctes. Chacune obéit à des règles fiscales, administratives et contractuelles différentes. Il est essentiel de bien identifier votre cas avant de démarrer. Pour comprendre l'ensemble de la fiscalité LMNP et les différents régimes d'imposition, consultez nos guides dédiés.
La condition commune à toutes ces situations : le logement loué doit faire partie de votre résidence principale. La résidence principale est le logement où vous vivez effectivement et habituellement, au moins 8 mois par an (sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure).
| Forme de location | Définition | Régime fiscal | Exonération possible |
|---|---|---|---|
| Chambre meublée longue durée | Pièce de votre logement louée à l'année | BIC (micro ou réel) | Oui (art. 35 bis I) |
| Chambre d'hôtes | Accueil + petit-déjeuner + linge (max 5 chambres) | BIC para-hôtellerie | Oui si recettes < 760 EUR/an |
| Location saisonnière (Airbnb) | Chambre louée à la nuitée ou à la semaine | BIC meublé tourisme | Non (sauf art. 35 bis si RP du locataire) |
| Dépendance autonome | Studio, maison d'amis, garage aménagé | BIC (micro ou réel) | Non (logement distinct) |
Propriétaire ou locataire : qui peut louer ?
Si vous êtes propriétaire, vous pouvez librement louer une partie de votre résidence principale, sous réserve du respect du règlement de copropriété (voir section 11).
Si vous êtes locataire, vous pouvez également sous-louer une partie de votre logement, mais uniquement avec l'accord écrit du propriétaire (article 8 de la loi du 6 juillet 1989). Le loyer de sous-location ne peut pas dépasser le loyer au mètre carré que vous payez vous-même. Sans cet accord, la sous-location est illicite et peut entraîner la résiliation de votre bail.
2. Exonération fiscale article 35 bis du CGI : conditions et plafonds 2026
C'est le dispositif le plus avantageux pour les propriétaires qui louent une chambre chez eux. L'article 35 bis I du Code général des impôts prévoit une exonération totale d'impôt sur le revenu pour les revenus tirés de la location meublée d'une partie de la résidence principale, sous trois conditions cumulatives.
Les 3 conditions cumulatives de l'exonération
Plafonds de loyer raisonnable 2024-2026
Les plafonds de loyer pour l'exonération sont fixés chaque année par l'administration fiscale et révisés selon l'indice de référence des loyers (IRL). Ils correspondent au loyer annuel maximum par mètre carré de surface habitable, charges non comprises.
| Zone | Plafond 2024 (EUR/m2/an) | Plafond 2025 (EUR/m2/an) | Plafond 2026 (EUR/m2/an) | Loyer mensuel max 2026 (15 m2) |
|---|---|---|---|---|
| Île-de-France | 206 EUR | 213 EUR | 215 EUR | 268 EUR/mois |
| Province | 152 EUR | 157 EUR | 159 EUR | 198 EUR/mois |
Calcul concret : suis-je exonéré ?
Le calcul est simple : divisez le loyer annuel (hors charges) par la surface habitable de la pièce louée.
- Chambre de 12 m2 à Lyon louée 150 EUR/mois : loyer annuel = 1 800 EUR / 12 m2 = 150 EUR/m2/an < 157 EUR/m2/an (province 2025) → exonéré
- Chambre de 14 m2 à Paris louée 280 EUR/mois : loyer annuel = 3 360 EUR / 14 m2 = 240 EUR/m2/an > 213 EUR/m2/an (IDF 2025) → imposable en BIC
- Chambre de 18 m2 à Bordeaux louée 200 EUR/mois : loyer annuel = 2 400 EUR / 18 m2 = 133 EUR/m2/an < 157 EUR/m2/an (province 2025) → exonéré
Conséquences de l'exonération
Quand les trois conditions sont remplies :
- Pas d'impôt sur le revenu sur les loyers perçus
- Pas de prélèvements sociaux (18,6 %) sur ces revenus
- Pas de SIRET à obtenir
- Pas de déclaration fiscale spécifique (les revenus ne figurent pas sur la déclaration)
- Pas de CFE à payer
C'est l'un des rares cas en droit fiscal français où des revenus locatifs sont totalement nets d'impôt et de charges sociales.
3. Chambre d'hôtes : le régime spécial des 760 EUR par an
La chambre d'hôtes est une activité distincte de la simple location meublée. Elle est définie par l'article L324-3 du code du tourisme et répond à des critères précis.
Définition légale de la chambre d'hôtes
Une chambre d'hôtes est un hébergement chez l'habitant comprenant obligatoirement :
- Un accueil personnalisé par le propriétaire qui réside sur place
- La fourniture du petit-déjeuner inclus dans le prix
- La fourniture du linge de maison (draps, serviettes)
- Maximum 5 chambres pour une capacité maximale de 15 personnes
Si l'une de ces conditions n'est pas remplie (pas de petit-déjeuner, pas d'accueil personnalisé), il ne s'agit pas d'une chambre d'hôtes mais d'un meublé de tourisme, soumis à un régime fiscal différent.
Exonération jusqu'à 760 EUR par an
L'article 35 bis II du CGI prévoit une exonération d'impôt sur le revenu pour les revenus de location de chambres d'hôtes si le montant total des recettes annuelles ne dépasse pas 760 EUR par an.
- Exonération totale IR
- Pas de prélèvements sociaux
- Pas de SIRET obligatoire
- Déclaration en mairie requise
- Totalité imposable en BIC
- Prélèvements sociaux 18,6 %
- SIRET obligatoire
- Déclaration en mairie + SIRET
Comme pour l'article 35 bis I, l'exonération est de type seuil : si vous dépassez 760 EUR, l'intégralité des recettes devient imposable, pas seulement la fraction au-delà du seuil.
Obligations administratives des chambres d'hôtes
Même si vous êtes exonéré d'impôt, vous devez :
- Déclarer votre activité en mairie (cerfa 13566*03) avant l'ouverture
- Collecter la taxe de séjour auprès de vos hôtes et la reverser à la commune
- Respecter les normes de sécurité (détecteur de fumée, évacuation)
- Souscrire une assurance couvrant la responsabilité civile professionnelle
Au-delà de 5 chambres ou 15 personnes, l'activité ne relève plus de la chambre d'hôtes : elle suppose une immatriculation au RCS et le respect des normes applicables aux établissements recevant du public.
4. Quelle fiscalité quand l'exonération ne s'applique pas ?
Lorsque les conditions de l'exonération ne sont pas réunies (loyer trop élevé, le locataire n'en fait pas sa résidence principale, location saisonnière), les revenus de location meublée relèvent des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC). Deux régimes sont possibles. Pour tout savoir sur votre déclaration LMNP, consultez notre guide dédié.
Bonne nouvelle : la location meublée d'habitation est exonérée de TVA sans possibilité d'option (article 261 D, 4° du CGI). Vous n'avez aucune démarche TVA à effectuer, que vous soyez en micro-BIC ou au régime réel. Une réserve toutefois : la chambre d'hôtes qui réunit trois des quatre services de la para-hôtellerie (petit-déjeuner, linge, nettoyage, réception même non personnalisée) relève du b du 4° et sort de cette exonération. En pratique, la franchise en base applicable à l'hébergement (85 000 EUR, 93 500 EUR de seuil majoré) vous dispense de toute obligation déclarative de TVA.
Régime micro-BIC : simplicité et abattement forfaitaire
Le régime micro-BIC s'applique de plein droit si vos recettes annuelles de location meublée ne dépassent pas :
- 77 700 EUR pour les recettes 2025 et 83 600 EUR pour les recettes 2026, pour la location meublée classique (longue durée)
- 15 000 EUR pour les meublés de tourisme non classés (depuis 2025, loi de finances)
- 77 700 EUR pour les recettes 2025 et 83 600 EUR pour les recettes 2026, pour les meublés de tourisme classés
Vous déclarez le montant brut des loyers perçus sur le formulaire 2042 C PRO. L'administration applique un abattement forfaitaire :
| Type de location | Abattement micro-BIC | Plafond recettes |
|---|---|---|
| Meublé classique (longue durée) | 50 % | 77 700 EUR (recettes 2025) · 83 600 EUR (recettes 2026) |
| Meublé tourisme non classé | 30 % | 15 000 EUR |
| Meublé tourisme classé | 50 % | 77 700 EUR (recettes 2025) · 83 600 EUR (recettes 2026) |
| Chambre d'hôtes (> 760 EUR) | 50 % | 77 700 EUR (recettes 2025) · 83 600 EUR (recettes 2026) |
L'abattement de 71 % et le plafond de 188 700 EUR dont bénéficiaient les chambres d'hôtes se sont éteints avec les recettes 2024 : depuis les recettes 2025, elles relèvent du régime de droit commun ci-dessus (50 %).
Régime réel : déduction des charges et amortissements
Le régime réel est plus complexe mais souvent plus avantageux, surtout si vous êtes propriétaire. Il permet de déduire toutes les charges réelles et d'amortir le bien et le mobilier. Pour comprendre en détail ce régime, consultez nos guides sur l'amortissement en LMNP et les charges déductibles.
En régime réel, une comptabilité LMNP est obligatoire. Vous devez établir une liasse fiscale 2031 et la transmettre par voie électronique — en mode EDI-TDFC ou, au réel simplifié, depuis les services en ligne de votre espace professionnel. LMNP.AI automatise l'intégralité de ces obligations.
Les charges déductibles pour une chambre louée dans votre résidence principale :
- Amortissement au prorata : quote-part de la valeur du bien correspondant à la surface louée (hors terrain)
- Intérêts d'emprunt au prorata de la surface louée
- Taxe foncière au prorata
- Assurance habitation au prorata
- Charges de copropriété au prorata (non récupérables sur le locataire)
- Travaux d'entretien de la chambre
- Mobilier de la chambre (amorti sur 5 à 10 ans)
- Frais de comptabilité (expert-comptable, logiciel LMNP.AI)
| Micro-BIC | Régime réel |
|---|---|
| Déclaration simplifiée (2042 C PRO) | Liasse fiscale 2031 obligatoire |
| Abattement forfaitaire 50 % ou 30 % | Déduction charges réelles + amortissement |
| Pas de comptabilité obligatoire | Comptabilité d'engagement obligatoire |
| Avantageux si peu de charges | Avantageux si propriétaire (amortissement) |
| Régime de plein droit sous les seuils | Option valable 1 an, reconduite tacitement ; renonciation possible chaque année jusqu'à la date de dépôt de la déclaration de résultats (CGI, art. 50-0, 4) |
Micro-BIC ou régime réel : quel est le plus avantageux ?
LMNP.AI simule les deux régimes et génère automatiquement votre liasse fiscale 2031 et votre 2042 C PRO. Essai gratuit, sans engagement.
5. Quel bail pour louer une chambre chez soi ?
Le choix du bail dépend de la situation du locataire et de la durée de la location. Quatre options s'offrent à vous. Pour plus de détails, consultez nos guides sur le bail meublé classique, le bail étudiant et le bail mobilité.
| Type de bail | Durée | Dépôt garantie | Préavis locataire | Cas d'usage |
|---|---|---|---|---|
| Bail meublé classique | 1 an renouvelable | 2 mois max | 1 mois | RP du locataire |
| Bail étudiant | 9 mois non renouvelable | 2 mois max | 1 mois | Étudiant |
| Bail mobilité | 1 à 10 mois non renouvelable | Interdit | 1 mois | Formation, stage, mission |
| Contrat saisonnier | 90 jours max | Libre | Néant | Tourisme, vacances |
Le bail meublé classique : la norme
Si la chambre constitue la résidence principale du locataire, le bail meublé classique de 1 an (titre I bis de la loi du 6 juillet 1989) s'impose. Il est renouvelé tacitement et protège fortement le locataire : le bailleur ne peut donner congé qu'en fin de bail, avec un préavis de 3 mois, et uniquement pour vente, reprise personnelle ou motif légitime et sérieux.
C'est le cas le plus courant, mais l'exonération de l'article 35 bis ne dépend pas de la forme du bail : elle dépend de la situation réelle du locataire. Bail meublé d'un an, bail étudiant de neuf mois, ou contrat de courte durée conclu avec un salarié justifiant d'un contrat visé au 3° de l'article L. 1242-2 du code du travail, qui y établit sa résidence temporaire — les trois y ouvrent droit.
Bail mobilité : idéal pour les colocations temporaires
Le bail mobilité (loi ELAN 2018) est particulièrement adapté à la location d'une chambre chez l'habitant à un stagiaire, un étudiant en alternance, un travailleur en mission ou un apprenti. Sa durée de 1 à 10 mois n'est pas renouvelable, et il est interdit de demander un dépôt de garantie (mais une garantie Visale peut être obtenue gratuitement).
Assurance du locataire
En location longue durée, le locataire a l'obligation légale de s'assurer (article 7 g de la loi du 6 juillet 1989). Pour une chambre chez l'habitant, deux options : le locataire souscrit sa propre assurance habitation (multirisque locataire), ou il est couvert par une extension de votre propre assurance habitation (clause « occupant à titre gratuit ou onéreux »). Vérifiez votre contrat d'assurance PNO ou multirisque habitation.
Mentions obligatoires et état des lieux
Quel que soit le bail choisi, les documents suivants doivent être annexés. Pour les modèles de documents, consultez nos guides sur l'état des lieux en location meublée et les équipements obligatoires :
- État des lieux d'entrée (modèle conforme au décret du 30 mars 2016)
- Inventaire détaillé du mobilier et des équipements
- DPE (Diagnostic de Performance Énergétique)
- Constat de risque d'exposition au plomb (si construction avant 1949)
- ERP (État des Risques et Pollutions)
- Diagnostics électricité et gaz (si installations de plus de 15 ans)
6. DPE et diagnostics obligatoires
Les obligations en matière de diagnostics varient selon le type de location et la configuration du logement.
Location longue durée (bail meublé, étudiant, mobilité)
Tous les diagnostics du dossier de diagnostic technique (DDT) sont obligatoires. Pour comprendre en détail les obligations en matière de DPE en location meublée et l'ensemble des diagnostics obligatoires, consultez nos guides dédiés :
- DPE : obligatoire, valable 10 ans. Quand la chambre fait partie intégrante du logement (pas de compteur séparé), le DPE du logement principal couvre la chambre.
- Plomb : obligatoire si le logement a été construit avant le 1er janvier 1949
- Électricité et gaz : obligatoires si les installations ont plus de 15 ans
- ERP : obligatoire dans toutes les zones
- Bruit : depuis le 1er juin 2020, information sur les nuisances sonores aériennes si le logement est dans une zone d'exposition au bruit des aérodromes
Location saisonnière (type Airbnb)
Deux calendriers coexistent, qu'il ne faut pas confondre : celui de la décence énergétique, qui vise le bail de longue durée, et celui de l'autorisation de changement d'usage, qui vise les meublés de tourisme :
- Location de longue durée : le calendrier de décence énergétique s'applique — classe G interdite depuis le 1er janvier 2025, F à compter du 1er janvier 2028, E à compter du 1er janvier 2034
- Meublé de tourisme : l'exigence d'un DPE de classe A à E — A à D à compter du 1er janvier 2034 — conditionne la seule délivrance de l'autorisation de changement d'usage (CCH, art. L631-10), dans les communes qui l'ont instaurée. La location de courte durée de votre résidence principale, dispensée de cette autorisation, n'y est pas soumise.
- Communes en zone tendue : possibilité d'appliquer des seuils plus stricts par délibération du conseil municipal
7. SIRET, immatriculation et démarches administratives
Quand le SIRET est-il obligatoire ?
- Exonération art. 35 bis (loyer sous plafond)
- Chambre d'hôtes < 760 EUR/an
- Loyer au-dessus du plafond
- Location saisonnière / tourisme
- Chambre d'hôtes > 760 EUR/an
- Le locataire n'en fait pas sa RP
Comment obtenir un SIRET ?
L'immatriculation se fait en ligne sur le guichet unique de l'INPI (formalites.entreprises.gouv.fr). La procédure est gratuite et prend environ 15 minutes. Vous recevez votre numéro SIRET sous 1 à 3 semaines par courrier de l'INSEE. Pour un guide complet de la démarche, consultez notre article sur l'immatriculation SIRET pour LMNP.
Le code APE 6820A (Location de logements) est attribué par l'INSEE d'après l'activité déclarée. Vous devez indiquer :
- La date de début d'activité (date du premier bail)
- L'adresse du logement loué
- Le régime fiscal choisi (micro-BIC par défaut, option pour le réel)
8. CFE et cotisations sociales
Cotisation Foncière des Entreprises (CFE)
La CFE est due par toute personne exerçant une activité de location meublée à titre habituel. Cependant, plusieurs exonérations existent pour la location d'une partie de la résidence principale. Pour tout comprendre sur la CFE en LMNP, consultez notre guide complet :
- Exonération de plein droit (art. 1459, 2° CGI) : si vous louez en meublé une partie de votre résidence principale à un locataire qui en fait sa résidence principale, à un prix raisonnable, vous êtes exonéré de CFE. Les conditions recoupent celles de l'article 35 bis : si vous êtes exonéré d'IR, vous êtes aussi exonéré de CFE.
- Exonération de droit sauf délibération contraire (art. 1459, 3° CGI) : les personnes qui louent ou sous-louent en meublé une partie de leur habitation personnelle sont exonérées, sauf si la commune a pris une délibération contraire
- Cotisation minimale : si vous êtes effectivement assujetti à la CFE (aucune exonération applicable), la CFE se calcule alors en appliquant le taux voté par la commune à une base minimum comprise entre 250 et 597 EUR pour des recettes inférieures ou égales à 10 000 EUR (CGI, art. 1647 D). Les redevables dont les recettes n'excèdent pas 5 000 EUR sont exonérés de cette cotisation minimum, et l'année de création de l'activité est exonérée (CGI, art. 1478, II)
Cotisations sociales (CSG-CRDS / SSI)
Le régime social dépend du montant des recettes et du type de location. Pour un tour complet, consultez notre guide sur les cotisations sociales LMNP/LMP :
| Situation | Cotisations dues | Taux |
|---|---|---|
| Exonéré (art. 35 bis) | Aucune | 0 % |
| Location longue durée (hors exonération) | Prélèvements sociaux | 18,6 % |
| Location courte durée < 23 000 EUR/an | Prélèvements sociaux | 18,6 % |
| Location courte durée > 23 000 EUR/an | SSI (Sécurité Sociale des Indépendants) | de l'ordre de 35 à 45 % (à vérifier auprès de l'URSSAF) |
Pour une chambre louée dans sa résidence principale, le seuil de 23 000 EUR est quasiment inatteignable. Dans l'immense majorité des cas, les cotisations se limitent aux prélèvements sociaux de 18,6 % sur le bénéfice imposable.
9. Déclaration en mairie et loi Le Meur 2024
Location longue durée : pas de déclaration
Si vous louez une chambre à l'année (bail meublé classique, bail étudiant, bail mobilité), aucune déclaration en mairie n'est requise. Seule la formalité d'immatriculation sur le guichet unique de l'INPI est nécessaire, le SIRET étant attribué par l'INSEE, et encore, uniquement si vous n'êtes pas exonéré au titre de l'article 35 bis.
Location saisonnière : déclaration obligatoire
Si vous louez une chambre en courte durée (type Airbnb), un enregistrement auprès de la commune est obligatoire. Pour plus de détails sur la réglementation Airbnb, consultez nos guides sur l'enregistrement Airbnb et la fiscalité Airbnb 2026 :
- Régime en vigueur : depuis le 20 mai 2026, l'enregistrement des meublés de tourisme est obligatoire dans toutes les communes (code du tourisme, art. L324-1-1, III) ; l'ancien régime de simple déclaration en mairie est abrogé
- Téléservice national : le téléservice unique prévu par la loi Le Meur n'est pas encore ouvert. Dans l'intervalle, la déclaration se fait auprès de la commune, par le formulaire cerfa 14004*04 ou par le téléservice communal selon les communes
- Numéro d'enregistrement : délivré par la mairie, à afficher sur toutes les annonces en ligne
Taxe de séjour
Si vous louez en saisonnier, la taxe de séjour est due par le locataire et doit être collectée par le bailleur. Les plateformes comme Airbnb et Booking la collectent et la reversent automatiquement dans la plupart des communes. Si vous louez en direct (sans plateforme), c'est à vous de la collecter et de la reverser à la commune. Pour un meublé non classé — le cas d'une chambre chez l'habitant — le tarif est proportionnel : de 1 % à 5 % du coût de la nuitée par personne, dans la limite du tarif le plus élevé adopté par la collectivité (CGCT, art. L2333-30). Le barème forfaitaire par catégorie ne concerne que les hébergements classés, et ses limites sont revalorisées chaque 1er janvier.
Limite des 120 jours pour la résidence principale
Si vous louez une chambre de votre résidence principale en location saisonnière, vous êtes soumis à la règle des 120 jours par an (article L324-1-1 du code du tourisme). Le décompte de ces 120 jours vous incombe. Les plateformes doivent cesser d'offrir à la location un meublé déclaré comme résidence principale dès qu'elles savent qu'il a été loué par leur intermédiaire plus de 120 jours (code du tourisme, art. L324-2-1) : le blocage d'un calendrier ne couvre donc que les réservations passées sur cette plateforme, et ne vous protège pas si vous louez aussi en direct ou sur un autre site.
Certaines communes ont fixé un seuil inférieur grâce à la loi Le Meur :
- Paris : 90 jours depuis le 1er janvier 2025 (délibération des 18-20 décembre 2024)
- Lyon, Bordeaux, Nice : 120 jours (application stricte, possibilité d'abaissement à 90 jours par délibération)
- Autres communes touristiques : 90 jours possibles par délibération du conseil municipal
Changement d'usage : quand est-il obligatoire ?
L'autorisation de changement d'usage (article L631-7 du CCH) n'est pas requise quand vous louez une chambre de votre résidence principale en courte durée, dans la limite des 120 jours. Si le logement n'est plus votre résidence principale, le changement d'usage peut être soumis à autorisation préalable, sur délibération de la commune ou de l'EPCI, dans les communes figurant sur la liste fixée par décret (CCH, art. L631-7, rédaction en vigueur au 21 février 2026) : le critère des communes de plus de 200 000 habitants a disparu du texte, et l'autorisation n'est plus automatique — il faut donc vérifier commune par commune. Le plafond de 120 jours, lui, relève du IV de l'article L324-1-1 du code du tourisme et conserve sa sanction propre.
Simplifiez votre comptabilité LMNP
Déclaration, amortissements, liasse fiscale 2031, transmission EDI-TDFC : LMNP.AI gère tout à partir de 179 EUR/an.
10. Impact sur les APL et la taxe d'habitation
Allocations logement (APL/ALS)
L'impact dépend de votre statut. Pour approfondir ce sujet, consultez notre guide sur les APL et aides au logement en location meublée :
- Propriétaire occupant : les APL accession sont devenues très rares (supprimées pour les nouveaux prêts depuis 2020). Si vous en bénéficiez encore, les revenus locatifs sont déclarés à la CAF et peuvent impacter le calcul. En pratique, le cas est marginal.
- Locataire bénéficiant d'APL : sous-louer une partie de votre logement avec l'accord du bailleur est possible, mais les revenus de sous-location sont pris en compte dans le calcul des ressources par la CAF. Un revenu supplémentaire peut réduire voire supprimer vos APL. De plus, la sous-location est interdite dans les logements sociaux (HLM).
Taxe d'habitation
Depuis 2023, la taxe d'habitation sur la résidence principale a été supprimée pour tous les contribuables. La location d'une chambre dans votre résidence principale n'a donc aucun impact sur la taxe d'habitation.
En revanche, si la chambre louée était considérée comme un logement indépendant (dépendance avec entrée séparée, compteurs distincts), elle pourrait être assujettie à la THRS (taxe d'habitation sur les résidences secondaires). C'est une raison de plus pour bien qualifier la nature du logement loué.
11. Peut-on louer une chambre chez soi en copropriété ?
Location longue durée : aucun obstacle
La location meublée d'une chambre à usage d'habitation principale du locataire est toujours autorisée, même dans une copropriété avec clause d'habitation bourgeoise. La jurisprudence constante distingue la location meublée à usage d'habitation (compatible avec la destination bourgeoise) de la location de courte durée à caractère commercial (que la Cour de cassation a jugée contraire à cette destination — Cass. 3e civ., 8 mars 2018, n° 14-15.864). Louer une chambre à un locataire qui en fait sa résidence principale relève de la première catégorie.
Le syndic ne peut pas s'y opposer, et l'assemblée générale n'a pas à voter sur le sujet.
Location saisonnière : possible mais risquée
La situation est différente en location saisonnière (type Airbnb). Le règlement de copropriété peut interdire les locations de courte durée si elles sont contraires à la destination de l'immeuble ou si elles engendrent des nuisances (va-et-vient de touristes, bruit, dégradation des parties communes).
La jurisprudence est nuancée :
- Clause d'habitation bourgeoise stricte : la location saisonnière peut être interdite (CA Paris, 11 septembre 2019)
- Clause d'habitation bourgeoise simple : la location saisonnière est généralement autorisée, sauf preuve de nuisances spécifiques
- Pas de clause : la location est libre, sous réserve de l'ordre public
12. Louer une dépendance : studio, garage aménagé, maison d'amis
Si vous disposez d'un logement autonome attenant à votre résidence principale (studio au-dessus du garage, maison d'amis dans le jardin, grenier aménagé avec entrée indépendante), le traitement fiscal est différent de la chambre chez l'habitant.
Pourquoi la dépendance n'est pas exonérée (art. 35 bis)
L'exonération de l'article 35 bis du CGI ne s'applique qu'aux pièces faisant partie intégrante de la résidence principale. Une dépendance autonome, avec entrée indépendante et/ou compteurs séparés, constitue un logement distinct au sens fiscal. Elle relève donc du régime LMNP classique, sans possibilité d'exonération.
Régime applicable : LMNP classique
La location d'une dépendance autonome est traitée exactement comme n'importe quelle location meublée :
- SIRET obligatoire (immatriculation INPI)
- Déclaration en BIC (micro-BIC ou régime réel)
- CFE à payer (sauf cotisation minimale en dessous de certains seuils)
- DPE propre à la dépendance (distinct de celui de la résidence principale)
- Amortissement possible en régime réel (sur la valeur de la dépendance seule)
Travaux et autorisations d'urbanisme
Si la dépendance nécessite des travaux pour être habitable :
- Surface inférieure à 20 m2 : déclaration préalable de travaux en mairie
- Surface supérieure à 20 m2 : permis de construire. Pour des travaux sur une construction existante (garage, grenier aménagé), ce seuil est porté à 40 m2 en zone urbaine d'un plan local d'urbanisme, sauf si l'opération porte la surface totale au-delà des seuils de l'article R. 431-2 (code de l'urbanisme, art. R*421-14). Pour une construction nouvelle détachée — maison d'amis, studio de jardin — le seuil de 20 m2 reste applicable
- Changement de destination (garage en logement, atelier en studio) : autorisation d'urbanisme obligatoire
Pensez également à vérifier les règles du PLU (Plan Local d'Urbanisme) de votre commune, qui peuvent limiter les surfaces constructibles ou imposer des normes spécifiques (places de parking, emprise au sol).
13. Cas pratiques chiffrés
Quatre scénarios concrets pour comprendre la fiscalité selon votre situation.
Cas 1 : chambre louée 180 EUR/mois à Nantes (exonérée)
- Chambre de 14 m2 dans un appartement de 75 m2
- Loyer mensuel : 180 EUR hors charges
- Zone : province (Nantes)
- Le locataire en fait sa résidence principale
- Loyer annuel : 180 x 12 = 2 160 EUR
- Loyer au m2/an : 2 160 / 14 = 154,29 EUR/m2/an
- Plafond province 2025 : 157 EUR/m2/an
Cas 2 : chambre louée 250 EUR/mois à Paris (exonérée)
- Chambre de 16 m2 dans un appartement de 65 m2 (Paris 12e)
- Loyer mensuel : 250 EUR hors charges
- Zone : Île-de-France
- Le locataire en fait sa résidence principale (étudiant)
- Loyer annuel : 250 x 12 = 3 000 EUR
- Loyer au m2/an : 3 000 / 16 = 187,50 EUR/m2/an
- Plafond IDF 2025 : 213 EUR/m2/an
Cas 3 : chambre d'hôtes à la campagne (exonérée)
- 1 chambre d'hôtes dans une maison de campagne qui est la résidence principale du propriétaire (condition exigée par le II de l'article 35 bis)
- Tarif : 65 EUR la nuitée (petit-déjeuner inclus)
- Taux d'occupation : 10 nuitées par an (été uniquement)
- Recettes annuelles : 65 x 10 = 650 EUR
- Seuil art. 35 bis II : 760 EUR/an
Cas 4 : chambre Airbnb à Marseille (imposable)
- Chambre de 13 m2 dans un appartement de 55 m2
- Location saisonnière (Airbnb) : 50 EUR/nuit
- 80 nuitées par an (été + weekends)
- La chambre est offerte à l'usage exclusif du locataire pendant son séjour et relève des meublés de tourisme non classés — c'est cette qualification qui commande l'abattement de 30 %
- Propriétaire, TMI 30 %
- Recettes brutes : 50 x 80 = 4 000 EUR
- Abattement micro-BIC (30 %) : 1 200 EUR
- Bénéfice imposable : 2 800 EUR
- IR (TMI 30 %) : 840 EUR
- Prélèvements sociaux (18,6 %) : 521 EUR
- CFE : aucune cotisation minimum due — recettes inférieures ou égales à 5 000 EUR (CGI, art. 1647 D)
- Total impôts + charges : 1 361 EUR
- Net après impôts : 2 639 EUR (soit 2 639 EUR conservés sur 4 000 EUR de recettes brutes, avant charges réelles et commission de plateforme)
14. Les 8 erreurs fréquentes à éviter
15. FAQ : 16 questions sur la location de sa résidence principale
Oui, si trois conditions sont réunies (art. 35 bis CGI) : le logement fait partie de votre résidence principale, il constitue la résidence principale du locataire, et le loyer ne dépasse pas 213 EUR/m2/an en IDF ou 157 EUR/m2/an en province (plafonds 2025, pour les revenus déclarés en 2026). L'exonération est totale : pas d'IR, pas de prélèvements sociaux, pas de SIRET, pas de CFE. Attention : l'article 35 bis ne vise que les locations réalisées jusqu'au 31 décembre 2026, et aucune prorogation n'a été votée à ce jour.
Pour les revenus 2025 (déclarés en 2026) : 213 EUR/m2/an en Île-de-France et 157 EUR/m2/an en province. Pour les revenus 2026 (déclarés en 2027) : 215 EUR/m2/an en IDF et 159 EUR/m2/an en province. Ces plafonds sont revalorisés chaque année selon l'IRL. Pour une chambre de 15 m2, le loyer mensuel maximum exonéré en 2025 est de 266 EUR en IDF et 196 EUR en province.
La chambre chez l'habitant est une simple location meublée d'une pièce de votre logement. La chambre d'hôtes (art. L324-3 code du tourisme) implique un accueil personnalisé, le petit-déjeuner inclus, le linge de maison fourni, et un maximum de 5 chambres pour 15 personnes. La chambre d'hôtes aménagée dans l'habitation principale du loueur est exonérée sous 760 EUR de recettes par an (art. 35 bis II CGI) ; au-delà, elle relève du micro-BIC de droit commun (abattement de 50 %).
Non si vous bénéficiez de l'exonération art. 35 bis (loyer sous plafond + résidence principale du locataire) ou si vos recettes de chambre d'hôtes sont inférieures à 760 EUR/an. Dans tous les autres cas, le SIRET est obligatoire. L'immatriculation est gratuite sur le guichet unique INPI (formalites.entreprises.gouv.fr).
Si la chambre est la résidence principale du locataire : bail meublé classique d'1 an (ou 9 mois pour un étudiant). Pour un stagiaire ou travailleur en mobilité : bail mobilité de 1 à 10 mois. Pour du tourisme saisonnier : contrat de location saisonnière. L'exonération art. 35 bis ne dépend pas de la forme du bail mais de la situation réelle du locataire : elle joue aussi bien pour un bail étudiant que pour un salarié saisonnier qui établit dans la chambre sa résidence temporaire.
Oui, le DPE est obligatoire pour toute location. Cependant, quand la chambre fait partie intégrante de votre logement (pas de compteur séparé), le DPE de votre résidence principale couvre la chambre. Pas besoin d'en faire réaliser un second.
Pas si vous êtes exonéré au titre de l'art. 1459, 2° CGI (location RP à RP, prix raisonnable). Hors exonération, la CFE est en principe due, mais l'art. 1459, 3° CGI prévoit une exonération de droit sauf délibération contraire de la commune. Les redevables dont les recettes n'excèdent pas 5 000 EUR sont en outre exonérés de la cotisation minimum (CGI, art. 1647 D), et l'année de création est exonérée (CGI, art. 1478, II). Vérifiez auprès de votre SIE.
Pour un propriétaire : non, les APL accession sont très rares et non impactées. Pour un locataire avec APL : les revenus de sous-location sont pris en compte par la CAF et peuvent réduire vos APL. La sous-location est interdite en logement social (HLM).
Non pour une location longue durée (bail meublé, étudiant, mobilité). Oui pour une location saisonnière type Airbnb : l'enregistrement est obligatoire dans toutes les communes depuis le 20 mai 2026, et le numéro délivré doit figurer sur les annonces ; le téléservice national n'étant pas encore ouvert, la déclaration se fait auprès de la commune (cerfa 14004*04 ou téléservice communal). Oui pour une chambre d'hôtes (cerfa 13566*03).
La location longue durée est toujours autorisée, même avec clause d'habitation bourgeoise. La location saisonnière peut être restreinte par le règlement de copropriété si elle engendre des nuisances (Cass. 3e civ., 8 mars 2018).
Aucune si exonéré (art. 35 bis). Sinon : prélèvements sociaux de 18,6 % sur le bénéfice. L'affiliation SSI (cotisations de l'ordre de 35 à 45 % du bénéfice, à vérifier auprès de l'URSSAF) ne s'applique que si les recettes de location courte durée dépassent 23 000 EUR/an, ce qui est quasiment impossible pour une seule chambre.
Oui, vous pouvez amortir la quote-part du bien correspondant à la surface louée. Exemple : 15 m2 loués dans un appartement de 80 m2 valant 300 000 EUR (hors terrain) = 56 250 EUR amortissables sur 25 à 40 ans.
Oui, la règle des 120 jours par an s'applique à la location de tourisme dans la résidence principale (art. L324-1-1 code du tourisme). Paris a abaissé ce seuil à 90 jours depuis le 1er janvier 2025. Le décompte des 120 jours reste à votre charge : le blocage opéré par une plateforme ne couvre que les nuitées réservées par son intermédiaire (art. L324-2-1).
Les 11 catégories du décret du 31 juillet 2015 : literie, rideaux occultants, plaques de cuisson, four/micro-ondes, réfrigérateur, vaisselle, ustensiles de cuisine, table et sièges, luminaires, rangements, matériel d'entretien. Les équipements partagés (cuisine, salle de bain) comptent s'ils sont accessibles au locataire.
Minimum 9 m2 de surface habitable avec 2,20 m de hauteur sous plafond, ou un volume habitable d'au moins 20 m3 (décret décence du 30 janvier 2002). La chambre doit avoir une fenêtre sur l'extérieur et un accès à l'eau, une salle d'eau et des WC (partagés possibles).
Si exonéré (art. 35 bis) : rien à déclarer. Sinon : BIC sur le formulaire 2042 C PRO. En micro-BIC : déclarez le brut (abattement automatique de 50 %, ramené à 30 % sous 15 000 EUR pour un meublé de tourisme non classé). En réel : liasse 2031 avec charges et amortissements. LMNP.AI génère automatiquement ces déclarations.
Ce guide est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé. Les seuils, plafonds et taux cités sont ceux en vigueur à la date de mise à jour indiquée en tête d'article. Consultez un expert-comptable spécialisé LMNP ou un avocat fiscaliste avant toute décision engageant votre situation.