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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Démo & visite guidée Démonstration de 5 minutes pour maîtriser le logiciel
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité
Fiscalité LMNP : tout comprendre en 2026 Micro-BIC ou réel, CFE, plus-values, cotisations : la vue d’ensemble pour payer le juste impôt. Le statut LMNP : conditions, avantages, pièges Qui peut être LMNP, seuils de recettes et comment éviter la requalification en LMP. Régime réel LMNP : le guide complet 2026 Déduire toutes ses charges et amortir son bien pour viser zéro impôt pendant 8 à 10 ans. Micro-BIC LMNP : abattement 30%, 50% ou 71% Quand le micro reste intéressant, plafonds 2026 et simulation pour savoir s’il faut basculer au réel. LMP vs LMNP : comparatif fiscal complet Seuils de bascule, plus-values, cotisations SSI, IFI : quel statut choisir selon votre profil. LMNP ou SCI : quel choix pour votre projet ? Patrimoine, transmission, associés, fiscalité : tableau de décision pour éviter l’erreur coûteuse. SARL de famille vs SNC : comparatif détaillé Les deux structures IS qui permettent d’amortir en famille : responsabilité, fiscalité, sortie. Transmettre son LMP avec le Pacte Dutreil Abattement de 75% sur les droits de succession : conditions, engagements et montage à anticiper. Changer de régime fiscal chaque année Basculer micro ↔ réel selon votre bénéfice : dates limites, formalités et simulation chiffrée. Repasser au micro-BIC après le réel Délai de verrouillage, sort des amortissements en stock et calcul du gain réel avant de basculer. Passer de la location vide à meublée Démarches juridiques et fiscales, résiliation du bail nu et requalification des revenus. Combien d’années sans impôts en LMNP ? Simulation concrète : 8, 10, 15 ans ? Ce qui fait varier la durée selon prix, emprunt et charges. Passage LMNP à LMP : franchir les 23 000 € Conséquences immédiates sur plus-value, IFI et cotisations SSI, et comment éviter le basculement subi. LMNP pour non-résidents et expatriés Convention fiscale, prélèvements sociaux 7,5% ou 17,2%, compte bancaire et représentant fiscal. LMNP et divorce : partage, rachat, indivision Sort du bien commun, rachat de soulte, fin des amortissements et plus-value : sécuriser chaque décision. Plafonds LMNP et LMP 2026 Les 7 seuils à connaître (recettes, revenus, TVA, cotisations) et leur impact fiscal direct. Location nue vs meublée : le match fiscal Revenus fonciers vs BIC, amortissement, plus-value : pourquoi le meublé gagne presque toujours. Avantages et inconvénients du LMNP en 2026 Les 8 avantages, les 5 limites et les pièges à connaître avant de se lancer en location meublée. Démembrement et LMNP : nue-propriété/usufruit Qui déclare les loyers, qui amortit, qui paie la plus-value : répartition claire en démembrement. LMNP en indivision : mode d’emploi Seuils par quote-part, déclaration individuelle, SIRET commun : le cadre de l’indivision meublée. LMNP en couple : mariage, PACS, indivision Régimes matrimoniaux, foyer fiscal, transmission, séparation : le guide pour choisir le bon montage à deux. LMNP à la retraite : stratégie et fiscalité Compléter sa pension avec du meublé : régime optimal, cotisations et transmission à anticiper. SCI à l’IS et location meublée La structure qui permet l’amortissement en société : avantages IS, sortie et transmission. SARL de famille LMNP La SARL de famille en location meublée : IS optionnel, associés de la même famille, sortie encadrée. SNC en location meublée Structure transparente fiscalement, idéale pour mutualiser en famille ou entre associés proches. Holding et LMNP 2026 Quand la holding devient pertinente : seuils, optimisation des flux et arbitrage IR/IS.
Amortissement LMNP : le mécanisme expliqué La charge qui efface vos loyers pendant 20 ans : composants, durées et exemples chiffrés. Optimiser son amortissement LMNP Découpage en composants, durées courtes, travaux : 5 leviers pour maximiser les 20 premières années. Tableau d’amortissement 2026 (exemple complet) Cas concret avec composants, durées et dotations annuelles, prêt à adapter à votre bien. Amortir le gros œuvre : 80 ans, 40% du bien Fondations, murs porteurs, charpente : la part la plus longue à amortir, calcul et exemples. Amortir la toiture : durée et calcul au m² 25 à 30 ans selon le matériau : comment isoler le composant dans votre plan d’amortissement. Amortir les réseaux : 30 ans Électricité, plomberie, chauffage, VMC : identifier le coût et étaler sur la bonne durée. Amortir fenêtres et étanchéité : 20 à 25 ans Menuiseries, ravalement, isolation extérieure : composant sensible à bien cadrer en cas de travaux. Aménagements intérieurs : 15 ans Cuisine, salle de bain, parquet, peinture : le composant qui tourne le plus souvent. Amortissement LMP : les différences avec le LMNP Plafonnement article 39C, cotisations SSI déductibles, sortie du régime et plus-value. Estimer la valeur de son bien pour l’amortir Méthodes DVF, comparables, expertise : base de l’amortissement à sécuriser dès le départ. Valeur du terrain : méthode de calcul fiable 10 à 30% selon la zone : l’erreur qui fait sauter l’amortissement en contrôle fiscal. Frais de notaire : charge ou amortissement ? Le choix qui change vos impôts sur 15 ans : avantages, inconvénients et simulation.
Déclaration LMNP : étape par étape 2026 Formulaires 2031, 2033 et 2042-C-PRO : comment remplir sans erreur avec ou sans expert. Formulaire 2042-C-PRO : le détail case par case Report du bénéfice micro ou réel vers votre déclaration de revenus : les 12 cases qui comptent. Liasse fiscale 2031 : guide complet Tous les tableaux 2033-A à 2033-G expliqués avec exemples concrets pour la télétransmission. Remplir sa liasse LMNP 2026 (tuto détaillé) Méthode pas à pas tableau par tableau : erreurs fréquentes et astuces d’experts. Comptabilité LMNP : obligations et outils Plan comptable BIC, FEC, journaux, comptes annuels : ce qui est vraiment obligatoire en 2026. Faire sa compta LMNP seul en 2026 Logiciels, méthode et points de vigilance : gagner 600 €/an ou pas ? La vérité sans langue de bois. FEC LMNP 2026 : format, génération, contrôle Le fichier obligatoire en cas de contrôle fiscal : 18 colonnes, normes DGFiP et production. Charges déductibles en LMNP : la liste complète Taxe foncière, intérêts, travaux, frais : ce qui passe au régime réel et ce qui ne passe pas. Déficit LMNP : report sur 10 ans Comment stocker son déficit pour les années bénéficiaires et l’imputer sur les loyers futurs. Déficit LMNP : 5 cas complexes 2026 Cession, changement de régime, cessation temporaire : scénarios et solutions chiffrées. Les 24 erreurs LMNP à éviter en 2026 Les pièges qui coûtent un redressement, identifiés après plus de 500 dossiers clients. Comparatif logiciels LMNP 2026 JD, Nopillo, Amarris, LMNP.AI, Décla : prix, fonctions, limites. Le match complet en tableau. Espace Pro impots.gouv : créer son compte Démarches, identifiant SIRET, ajout du mandat EDI et premier dépôt de liasse fiscale. Fausse location meublée : les risques 2026 Requalification en revenus fonciers, redressement sur 3 ans et pénalités : comment sécuriser. Contrôle fiscal LMNP : préparation et recours Comment se préparer, les documents à produire, les délais et comment contester un redressement. Ajouter un bien à son activité LMNP/LMP Formalités INPI, date d’inscription à l’actif, amortissement du nouveau bien : la marche à suivre. Sortir un bien de son activité LMNP/LMP Cessation partielle, plus-value, sort des amortissements : la procédure précise à suivre. Immatriculation SIREN : INPI, délais, documents Le parcours de création d’activité LMNP/LMP étape par étape avec capture d’écran INPI. Optimisation fiscale LMNP : les 10 leviers 2026 Découpage composants, choix régime, travaux, structure : les techniques qui font économiser des milliers d’euros. Glossaire LMNP 2026 : 80 termes expliqués De "amortissement dérogatoire" à "zonage Airbnb" : le vocabulaire fiscal meublé rendu accessible.
CFE LMNP : calcul, exonérations, délais La seule taxe que 95% des LMNP oublient : montant moyen, exonérations et formulaire 1447-C. Taxe foncière en LMNP : entièrement déductible Oui, vous pouvez la passer en charge : méthode et impact réel sur votre bénéfice imposable. TEOM : récupérer la taxe sur le locataire Comment la faire supporter au locataire sans erreur : mention dans le bail et régularisation. Taxe d’habitation en meublé : qui paie ? Cas particuliers résidence principale, secondaire, courte durée et exonérations 2026. TVA LMNP : franchise et régimes Services para-hôteliers, seuils, TVA récupérable sur les travaux : quand ça vaut vraiment le coup. Para-hôtellerie : 3 services sur 4 = assujetti TVA Le piège Airbnb qui bascule en BIC pro : services, conséquences fiscales et sociales. Cotisations SSI LMNP vs LMP LMP = 30% du bénéfice (min 1 249 €/an), LMNP = prélèvements sociaux 17,2%. Le match détaillé. URSSAF Airbnb : seuil 23 000 € expliqué Ce qui déclenche l’affiliation, taux appliqués et comment piloter vos recettes annuelles. OGA/CGA : faut-il encore adhérer en 2026 ? Fin de la majoration de 25% : le gain devient nul pour la majorité. Quand rester malgré tout. Prélèvements sociaux LMNP 2026 : 17,2% Base de calcul, CSG déductible, cas des non-résidents : comprendre la ligne qui plombe. IFI et LMNP : quand votre bien est taxé L’exonération LMP sous conditions, la taxation LMNP et les stratégies pour sortir de l’IFI. LMP et IFI : l’exonération possible Recettes > 23 000 €, activité professionnelle et plus de 50% des revenus : les 3 conditions strictes. Taxe de séjour : tarifs et reversement Barème par commune, plateformes (Airbnb, Booking) qui la collectent à votre place et déclaration. Formulaire 1447-C-SD : déclaration CFE initiale À remplir dans les 90 jours du début d’activité : cases obligatoires et cas particuliers LMNP. Taxe de séjour courte durée : calcul complet Tarifs, barème national, plateformes collectrices et reversement à la commune : la procédure 2026.
Les 7 types de baux meublés en France Résidence principale, mobilité, étudiant, saisonnier, colocation : quel bail pour quel cas. Bail meublé : durée, clauses, préavis Durée 1 an, préavis réduit à 1 mois, clauses obligatoires et clauses à éviter absolument. Bail mobilité : 1 à 10 mois non renouvelable Le bail idéal pour étudiants, stagiaires, missions pro : conditions, fiscalité, résiliation. Bail étudiant : 9 mois sans renouvellement Le bail le plus souple du meublé : durée fixe, garant, préavis. Modèle et pièges à éviter. Bail colocation meublée : clauses de solidarité Bail unique ou individuel, clause de solidarité, remplacement d’un colocataire : le cadre complet. Sous-location meublée : cadre légal Quand c’est autorisé, plafond du loyer et risques de résiliation. Protéger son bien efficacement. État des lieux : modèle et pièges 2026 Check-list par pièce, dépôt de garantie, restitution : le document qui évite les litiges. Les 11 équipements obligatoires en meublé La liste légale depuis 2015 : ce qu’il faut avoir pour que le bail soit valablement meublé. Bail Code civil : la troisième voie du meublé Quand utiliser un bail code civil (résidence secondaire), différences avec la loi du 6 juillet 1989. Modèle lettre de résiliation bail meublé Courrier prêt à envoyer avec les mentions obligatoires, préavis locataire et motifs bailleur. Modèle lettre de résiliation bail mobilité Lettre type pour résilier un bail mobilité côté locataire (préavis 1 mois). Modèle lettre de résiliation bail étudiant Bail 9 mois non renouvelable : comment sortir anticipé avec un préavis réduit.
Location saisonnière & Airbnb : le guide Fiscalité, déclaration mairie, taxe de séjour, plafond 120 jours en résidence principale. Meublé de tourisme 2026 : tout ce qui change Loi Le Meur, abattements micro divisés par 2, numéro d’enregistrement : les nouveaux pièges. Classement meublé de tourisme : 1 à 5 étoiles Procédure, coût, avantages fiscaux conservés (abattement 71%) et organismes accrédités. Airbnb en copropriété : vos droits Ce que peut interdire le règlement, décision d’AG à la majorité, recours en cas de blocage. LMNP en résidence services Étudiante, sénior, tourisme, affaires : bail commercial, bail 18 mois et risque d’exploitant. Louer sa résidence principale meublée Chambre, logement entier, 120 jours Airbnb : fiscalité et seuils d’exonération. Airbnb : la réglementation ville par ville Paris, Lyon, Bordeaux, Nice, Marseille : numéro d’enregistrement, quota 120 jours, changement d’usage. Fiscalité Airbnb 2026 : ce qui change Abattement micro divisé par 2, numéro obligatoire, para-hôtellerie : le nouveau cadre fiscal. Courte durée vs longue durée : le match 2026 Rendement, fiscalité, gestion, risques : tout ce qu’il faut comparer avant de choisir. Enregistrement Airbnb : la démarche 2026 Obtenir son numéro d’enregistrement en mairie, documents requis et sanctions en cas d’oubli. Conciergerie Airbnb : mandat, commission, fiscalité Mandat de gestion, honoraires 15-25%, TVA, déclaration des revenus : le cadre légal complet. LMNP résidence étudiante 2026 Bail commercial exploitant, rendement 3-5%, revente bloquée : les points de vigilance. LMNP EHPAD et résidence seniors 2026 Rendement sécurisé 4-5%, dépendance au gestionnaire, revente : avantages et limites.
Gestion locative : seul ou via une agence ? Comparatif coût, temps, risques : calcul précis du point où l’agence devient rentable. Augmenter le loyer en meublé IRL, révision annuelle, relocation : les 3 leviers légaux et leurs limites en zone tendue. Modèle de lettre de révision de loyer Courrier prêt à envoyer avec les mentions obligatoires et le calcul IRL à jour. Visale : caution gratuite Action Logement Comment proposer Visale, conditions locataire et procédure en cas d’impayé. GLI meublée : garantie loyers impayés Taux 2-4% du loyer, franchises, conditions et comparatif avec la caution solidaire. Impayés de loyer : vos recours Commandement de payer, résiliation, assignation : la procédure étape par étape et les délais. Encadrement des loyers meublé 2026 Villes concernées, loyer de référence majoré, complément de loyer : éviter la sanction. Caution et garant en meublé 2026 Caution solidaire, acte type, pièces à demander : sécuriser le dossier sans discriminer. Louer à sa famille en LMNP Loyer de marché obligatoire, contrat écrit, risque d’abus de droit : ce qu’autorise le fisc. Compte bancaire dédié LMNP Obligatoire ou pas ? Comparatif banques pro et astuces pour isoler ses flux sans frais. APL bailleur : comment percevoir les aides Conventionnement, tiers-payant CAF, conditions et impact sur votre fiscalité LMNP. Entretien et réparations : qui paie quoi ? La liste des menues réparations locataire (décret 1987), et la charge réelle du bailleur. Dépôt de garantie meublé : 2 mois max Montant, délai de restitution, retenues justifiées, contentieux : la procédure pas à pas. Congé bailleur en meublé : motifs et forme Vente, reprise, motif légitime : les 3 motifs possibles, préavis 3 mois et lettre type. Assurance PNO LMNP : obligations et garanties Propriétaire non-occupant : garanties minimales, coût moyen et articulation avec l’assurance locataire.
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, lmnp.ai s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

179 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

249 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Statut LMNP et LMP
Une transition fluide et automatique entre les deux régimes.
"Le logiciel surveille vos recettes et vos revenus d'activité pour vous alerter dès que vous franchissez les seuils du statut LMP, gérant ainsi la complexité fiscale à votre place."

Calcul des seuils en temps réel

Vérification automatique des 23 000 € de recettes et de la prépondérance des revenus.

Adaptation des formulaires

Les liasses fiscales (2031/2033) sont automatiquement configurées selon votre statut actif.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, lmnp.ai automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2031 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2031 (Bénéfices)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus, bénéfices et déficits meublés dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2042-C-PRO en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

LMNP Saisonnier & Cotisations
Une gestion intelligente des seuils et des régimes sociaux.
"Le logiciel détecte automatiquement vos revenus saisonniers (Airbnb, Booking) et vous aide à arbitrer entre les différents régimes sociaux pour optimiser vos prélèvements déductibles."

Arbitrage Régime

SSI vs Régime Général

Le logiciel adapte le calcul des liasses selon l'option retenue.

Expertise

Simulation de stratégie

RDV expert disponible pour choisir le régime le plus avantageux.

Détection automatique

Identification en temps réel des recettes issues des plateformes de location pour un suivi précis du chiffre d'affaires.

Seuil URSSAF (23 000 €)

Dès que vous franchissez ce seuil, le logiciel gère le basculement des prélèvements sociaux en cotisations sociales professionnelles.

Règle d'irrévocabilité

Selon la position actuelle de l'URSSAF, l'assujettissement aux cotisations sociales dès la première année à plus de 23k€ est définitif, même si vos revenus saisonniers repassent sous ce seuil l'année suivante.

Plus-values professionnelles LMP
Maîtrisez la fiscalité complexe lors de la revente de vos actifs.
"En statut LMP, la revente d'un bien suit des règles professionnelles strictes. Notre logiciel décompose chaque flux pour optimiser votre imposition réelle."

Plus-value Court Terme

Elle correspond au total des amortissements pratiqués. Soumise aux cotisations sociales et à l'IR (sauf exonération automatique calculée par l'outil).

Plus-value Long Terme

Elle porte sur la plus-value économique. Taxée à la Flat Tax (30%) avec des abattements puissants selon la durée de détention.

Art. 151 septies B : Exonération après 15 ans

Pour la plus-value de long terme, bénéficiez d'un abattement de 10% par an à partir de la 6ème année de détention. **Exonération totale après 15 ans**.

Art. 151 septies : Petites entreprises

Si vous êtes LMP depuis > 5 ans avec un CA < 90k€ (moyenne 2 ans), l'impôt sur le revenu est exonéré sur la PV court terme. Exonération partielle entre 90k€ et 126k€.

Règle des 2 ans

Si l'actif est détenu depuis moins de 2 ans, la globalité du gain (même économique) est traitée comme de la plus-value à court terme.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Cotisations sociales LMP
Automatisation fiscale pour le passage en professionnel.
"Notre logiciel détecte automatiquement et ajuste la fiscalité ainsi que l'édition de vos liasses en fonction de votre statut, qu'il soit non-professionnel (LMNP) ou professionnel (LMP)."

Calcul par itération en temps réel

Le logiciel calcule en temps réel les cotisations sociales dues au régime SSI (Sécurité Sociale des Indépendants) et les intègre automatiquement dans votre liasse fiscale comme une charge déductible.

Précision à l'euro près

Cette approche itérative garantit un résultat fiscal net de cotisations parfaitement juste, évitant les surprises en fin d'exercice.

Gain de temps

Plus besoin de simulations manuelles complexes : le moteur lmnp.ai synchronise vos recettes et vos cotisations de manière totalement transparente.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Entretien et réparations en location meublée 2026 : qui paie quoi ?

C’est l’un des sujets les plus mal traités du meublé. Beaucoup d’articles se contentent d’opposer “petites réparations pour le locataire, grosses réparations pour le propriétaire”. C’est insuffisant. Dans la vraie vie, les litiges portent sur un frigo qui lâche, une VMC encrassée, un canapé taché, une fuite d’eau, des peintures fatiguées, une retenue sur dépôt de garantie ou des travaux de copropriété présentés comme récupérables.

Dans la pratique, la vraie question n’est pas “qui utilise le logement ?” mais “quelle est la cause du problème ?”. Une petite réparation d’usage peut relever du locataire. Une panne due à l’usure normale, à la vétusté ou à un défaut du logement reste à la charge du propriétaire. Dans ce guide, on commence donc par la règle simple, puis on voit les cas concrets, la preuve, le dépôt de garantie et, seulement à la fin, les points plus techniques utiles côté bailleur.

Réponse courte

Le locataire paie l’entretien courant, les menues réparations et ses dégradations. Le bailleur paie la vétusté, les vices, la décence, les gros travaux et le remplacement normal des meubles et équipements fournis avec le logement.

1. La règle en une phrase

En location meublée de résidence principale, la frontière légale ne se résume pas à “petit pour le locataire, gros pour le propriétaire”. La vraie grille est la suivante :

  • locataire : entretien courant, menues réparations, réparations locatives, dégradations imputables ;
  • bailleur : vétusté, malfaçon, vice de construction, cas fortuit ou force majeure, réparations non locatives, travaux de décence et renouvellement normal du mobilier et des équipements.

Cette logique vaut pour le logement lui-même, mais aussi pour les meubles et appareils listés à l’inventaire du bail meublé. C’est la différence décisive avec un guide générique sur les réparations locatives : en meublé, la discussion ne s’arrête pas aux murs, aux robinets et aux sols. Elle inclut le lit, le canapé, le réfrigérateur, le micro-ondes, la table, les chaises et parfois le lave-linge ou la télévision si ces éléments ont été contractualisés.

2. To-do list : comment qualifier correctement une dépense

Quand un problème apparaît, il faut suivre un ordre strict. C’est la seule façon d’éviter les retenues illégales, les devis mal imputés ou les écritures comptables incohérentes.

Identifier l element en cause

S agit il d un meuble, d un equipement, d une canalisation, d une surface, d une partie commune ou d un element structural ? Sans cette qualification, la discussion part mal.

Chercher la cause

Usage normal, vetuste, malfacon, vice de construction, degat accidentel, faute du locataire, tiers introduit, force majeure : la cause est le vrai point de bascule.

Verifier si le decret 87-712 vise lentretien ou une menue reparation

Joints, degorgement, ampoules, petites pieces, entretien courant, vitres brisees : ce sont les cas typiques du champ locatif.

Comparer les etats des lieux et linventaire

En meuble, il faut regarder le logement et le mobilier. Sans etat des lieux solide, la retenue sur depot devient plus fragile.

Distinguer reparation, charge recuperable et travaux du bailleur

Une depense peut etre recuperable, deductible ou amortissable cote bailleur sans jamais devenir payable par le locataire. Il faut separer droit locatif et comptabilite.

Tracer la preuve avant d agir

Photos datees, devis, facture, echanges ecrits, mise en demeure, information travaux et assurance : le dossier se gagne a la preuve, pas a l intuition.

Cette to-do list paraît basique, mais c’est exactement là que naissent les erreurs. Un bailleur voit un appareil en panne et pense “le locataire l’a utilisé, donc il paie”. C’est faux si la panne vient de la vétusté. Un locataire voit un dégorgement et pense “c’est de la plomberie, donc le propriétaire paie”. C’est faux si l’intervention relève de l’entretien courant listé par le décret.

3. Le socle légal exact

Pour savoir qui doit payer, il faut partir de quelques textes simples à lire ensemble.

En pratique, la loi dit surtout deux choses : le propriétaire doit fournir un logement et des équipements en bon état, et le locataire doit assurer l’entretien courant ainsi que les petites réparations d’usage. À cela s’ajoutent deux listes importantes : celle des réparations locatives, qui peuvent revenir au locataire, et celle des charges récupérables, qui peuvent parfois être refacturées si le texte le prévoit.

Texte Ce qu il apporte
Article 6 de la loi du 6 juillet 1989 Le bailleur doit délivrer un logement et des équipements en bon état d usage, de réparation et de fonctionnement, entretenir les locaux et faire toutes les réparations autres que locatives.
Article 7 de la loi du 6 juillet 1989 Le locataire répond des dégradations et prend en charge l entretien courant, les menues réparations et les réparations locatives, sauf vétusté, malfaçon, vice, cas fortuit ou force majeure.
Décret n° 87-712 du 26 août 1987 Liste et décrit les réparations locatives : plomberie légère, joints, vitrages, ouvertures, électricité légère, entretien des appareils mentionnés au bail.
Article 25-4 et décret n° 2015-981 En meublé, le logement doit comporter le mobilier minimum et permettre une occupation normale immédiate.
Article 3-2 et décret n° 2016-382 Encadrent l état des lieux, la prise en compte de la vétusté et la manière de justifier les retenues en fin de bail.

Il faut ajouter à ce socle l’article 1724 du code civil pour les travaux urgents, ainsi que le décret n° 87-713 sur les charges récupérables. C’est essentiel, car une dépense peut être :

  • une réparation locative ;
  • une charge récupérable ;
  • une dépense entièrement bailleur ;
  • une dépense bailleur déductible ou amortissable sur le plan fiscal.

Ces quatre catégories ne se recouvrent pas mécaniquement. C’est l’erreur structurelle de la plupart des contenus concurrents.

En clair

Un joint, un dégorgement, une clé perdue ou une ampoule ne se traitent pas comme une fenêtre à remplacer, une infiltration de toiture ou un canapé devenu hors service avec le temps. La première question n’est jamais “qui paie d’habitude ?”, mais “qu’est-ce qui a réellement causé le problème ?”.

4. La méthode de décision : entretien, vétusté, dégradation, gros travaux

La bonne méthode consiste à passer la dépense dans quatre filtres successifs.

4.1. Premier filtre : l entretien courant ou la petite pièce

Si l’on parle d’un joint, d’un clapet, d’un flotteur, d’un collier, d’une ampoule, d’un petit réglage de fenêtre, d’un dégorgement, d’un nettoyage de dépôts de calcaire ou d’une petite pièce d’un appareil mentionné au bail, on se trouve souvent dans le cœur du décret n° 87-712. La dépense est alors locative.

4.2. Deuxième filtre : la cause réelle

Le même objet peut basculer d’un camp à l’autre selon la cause. Un mitigeur qui fuit parce qu’un joint n’a pas été changé relève du locataire. Un mitigeur à remplacer parce qu’il est usé, corrodé ou hors service par ancienneté relève du bailleur. La cause commande la solution.

4.3. Troisième filtre : vétusté ou usage anormal

La frontière la plus litigieuse est là. Une peinture ternie, un sol passé, un canapé avachi, un matelas fatigué, un store dont le mécanisme s’use avec le temps, un frigo ancien qui tombe en panne sans faute prouvée : tout cela renvoie à la vétusté. La vétusté reste à la charge du bailleur.

À l’inverse, un trou dans la cloison, une vitre cassée, un canapé brûlé, une table rayée profondément, un matelas taché de manière anormale ou un appareil utilisé de façon manifestement défectueuse relèvent de la dégradation imputable au locataire.

4.4. Quatrième filtre : réparation ou travaux du bailleur

Dès qu’on touche à la structure, à la décence, à l’étanchéité, à la mise en conformité, aux réseaux intégrés, à la sécurité électrique, à la couverture, aux infiltrations, aux fenêtres à remplacer, à la chaudière ou au chauffe-eau à renouveler, on sort du champ locatif. Ce n’est plus une menue réparation. C’est une dépense bailleur.

Situation Qui paie Clé de lecture
Entretien courant du logement et des équipements Locataire Article 7 d de la loi de 1989 ; décret 87-712
Menues réparations listées ou analogues Locataire Joints, colliers, flotteurs, ampoules, petites pièces
Dégradation causée par le locataire ou un tiers introduit Locataire Article 7 c de la loi de 1989
Vétusté normale Bailleur Le vieillissement ne se facture pas au locataire
Vice de construction, malfaçon, défaut de matière Bailleur Article 7 d : exception aux réparations locatives
Réparations nécessaires au maintien en état et à la décence Bailleur Article 6 c de la loi de 1989
Remplacement normal des meubles et équipements usés Bailleur Article 6 a et article 25-4 pour le meublé
Charges récupérables listées par décret Locataire selon bail Décret 87-713, distinct des réparations
Travaux lourds, amélioration, mise aux normes, structure Bailleur Ne deviennent pas locatifs par simple clause

5. La vraie spécificité du meublé : mobilier et électroménager

La plupart des contenus sur “qui paie quoi” oublient le point principal du meublé : le bailleur ne délivre pas seulement des murs. Il délivre aussi des meubles et des équipements qui doivent permettre au locataire de vivre immédiatement dans le logement.

Le décret n° 2015-981 impose un minimum : literie, plaques, four ou micro-ondes, réfrigérateur avec compartiment froid suffisant, vaisselle, ustensiles, table, sièges, rangements, luminaires, matériel d’entretien ménager. En pratique, beaucoup de logements meublés vont plus loin et ajoutent lave-linge, canapé, bureau, télévision, cafetière ou aspirateur. Dès qu’un élément figure dans l’inventaire ou le bail, il entre dans le champ de la discussion.

5.1. Ce que le locataire doit faire

  • utiliser normalement les appareils ;
  • faire le nettoyage, le dégivrage, l’entretien courant ;
  • signaler rapidement les pannes ;
  • ne pas laisser s’aggraver un dommage évitable.

5.2. Ce que le bailleur doit assumer

  • le remplacement d’un appareil hors d’usage par usure normale ;
  • le renouvellement du mobilier devenu impropre à son usage ;
  • le maintien d’un niveau d’équipement compatible avec le meublé ;
  • la cohérence entre inventaire, état des lieux et réalité matérielle.

Exemple simple : un micro-ondes qui tombe en panne après plusieurs années d’usage normal est une charge bailleur. Un micro-ondes cassé à la suite d’une mauvaise manipulation démontrée peut être imputé au locataire. La règle n’est donc ni “électroménager = bailleur” ni “ce qui s’utilise = locataire”. La règle est : cause + preuve + vétusté.

Comptabilité LMNP propre sur travaux, meubles et charges

Classement des travaux, amortissements, pièces justificatives et liasse fiscale sécurisés à partir de 179 EUR/an.

6. Le tableau complet “qui paie quoi”

Le tableau ci-dessous sert de base de décision opérationnelle. Il ne remplace pas la cause réelle du dommage, mais il vous évite déjà une grande partie des erreurs les plus fréquentes, y compris sur les extérieurs et les équipements du meublé.

Élément / situation Qui paie en principe Précision utile
Remplacement de joint de robinet Locataire Petite réparation de plomberie
Robinet complet usé ou grippé par vétusté Bailleur Remplacement non locatif
Chasse d eau : flotteur ou joint Locataire Entretien courant
Mécanisme complet ou bâti vieillissant Bailleur Vétusté ou défaillance lourde
Débouchage d évier ou siphon Locataire Dégorgement listé par le décret
Canalisation cassée dans la cloison Bailleur Réparation non locative
Jardin privatif : tonte, arrosage, taille, nettoyage Locataire Entretien courant des extérieurs à usage privatif
Terrasse, auvent, marquise : nettoyage courant Locataire Mousse et végétaux à enlever régulièrement
Gouttières, chéneaux, descentes d eau : dégorgement Locataire Entretien courant de l extérieur
Façade, toiture végétalisée, réfection portail ou clôture Bailleur Travaux structurels ou gros entretien
Vitres brisées Locataire Sauf si vice ou force majeure démontrés
Ampoules, tubes lumineux, fusibles Locataire Décret 87-712
Petites pièces de serrure, graissage, clé perdue Locataire Entretien courant et petites pièces
Prise électrique ou tableau à remplacer pour sécurité Bailleur Mise en conformité et sécurité
Peinture : raccord local suite à usage anormal Locataire Dégradation imputable
Peinture défraîchie par le temps Bailleur Vétusté
Entretien VMC et bouches Locataire Entretien courant
Chaudière ou chauffe-eau à remplacer Bailleur Renouvellement d équipement
Détartrage et petite maintenance chauffe-eau Locataire Entretien courant si prévu
Entretien annuel chaudière individuelle Locataire Sauf si le bail prévoit le contraire
Frigo : nettoyage, dégivrage, petit entretien Locataire Appareil mentionné au bail
Frigo en panne par usure normale Bailleur Le remplacement n est pas locatif
Canapé taché ou déchiré anormalement Locataire Retenue possible après vétusté
Canapé usé au bout de plusieurs années Bailleur Renouvellement normal du mobilier
Matelas hors usage par vieillissement Bailleur Meuble obligatoire à maintenir
Piscine privative : nettoyage et entretien courant Locataire Si la piscine fait partie du bien loué
Piscine privative : panne lourde, liner, pompe à remplacer Bailleur Renouvellement ou réparation lourde
Joints de fenêtres, poignées, gonds Locataire Ouvertures et menues réparations
Fenêtre à remplacer ou défaut d étanchéité structurel Bailleur Travaux lourds ou vétusté
Infiltration toiture ou façade Bailleur Structure et clos-couvert
TEOM et charges de copro récupérables Locataire selon bail Charges récupérables, pas réparation
Travaux de copropriété sur toiture, ascenseur, façade Bailleur Jamais des réparations locatives

Deux points demandent une vigilance particulière :

  • les appareils mentionnés au bail : le décret 87-712 vise bien l’entretien courant et les menues réparations de certains appareils. Cela ne veut pas dire que le locataire finance leur renouvellement complet ;
  • les charges de copropriété : certaines sont récupérables sur le locataire, mais elles ne transforment pas les gros travaux de l’immeuble en dette locative.

7. Travaux urgents, accès au logement et baisse de loyer après 21 jours

Quand la réparation incombe au bailleur, le locataire doit laisser l’accès au logement pour les travaux nécessaires au maintien en état, à la décence ou à l’amélioration des parties communes et privatives. Mais ce droit d’accès n’est pas sans limites.

  • le bailleur doit informer le locataire de la nature et des modalités des travaux ;
  • les travaux ne peuvent pas être imposés les samedis, dimanches et jours fériés sans accord exprès ;
  • si l’exécution est abusive, dangereuse ou non conforme à la notification, le juge peut l’interrompre.

Le point que beaucoup oublient est l’article 1724 du code civil : si des réparations urgentes durent plus de vingt et un jours, le loyer doit être diminué proportionnellement à la durée et à la partie du logement dont le locataire a été privé. Si les travaux rendent inhabitable ce qui est nécessaire au logement du preneur et de sa famille, celui-ci peut demander la résiliation du bail.

Réflexe pratique

En cas de panne grave de chauffe-eau, d’infiltration ou de défaut électrique, ne laissez jamais le sujet se gérer oralement. Faites partir un écrit, joignez des photos, fixez un délai raisonnable et centralisez tous les justificatifs. C’est le meilleur moyen de protéger à la fois le bailleur, le locataire et l’assureur.

Mini-parcours en cas de sinistre ou de panne grave

  • Sécurisez d’abord le logement si nécessaire : couper l’eau, l’électricité ou protéger la zone.
  • Prévenez immédiatement le bailleur ou le gestionnaire par écrit.
  • Horodatez les preuves : photos, vidéos, messages, devis, rapport d’intervention.
  • Vérifiez si une déclaration doit être faite à l’assurance habitation du locataire ou à l’assurance PNO du bailleur.
  • Faites intervenir un professionnel quand le problème dépasse l’entretien courant.
  • Ne discutez du partage final des coûts qu’une fois la cause réelle identifiée.

8. État des lieux, inventaire, preuve et dépôt de garantie

Jusqu’ici, on a vu la règle de fond. Maintenant, il faut voir comment la prouver. Sans preuve, même une bonne règle est difficile à faire appliquer. En location meublée, la preuve repose sur trois documents :

Le bailleur ne peut pas simplement dire “le logement m’a été rendu sale ou abîmé”. Il doit objectiver l’écart entre l’entrée et la sortie, prouver le dommage et le chiffrer sérieusement. C’est aussi pour cela que la grille de vétusté est indispensable : elle évite de faire payer au locataire le prix du neuf pour un meuble ou un revêtement déjà ancien.

8.1. Et si l état des lieux ne se fait pas à l amiable ?

Si l’état des lieux ne peut pas être établi contradictoirement et amiablement, l’article 3-2 de la loi du 6 juillet 1989 permet de recourir à un commissaire de justice, à l’initiative de la partie la plus diligente. Les frais sont alors partagés par moitié, et les parties doivent être avisées au moins 7 jours à l’avance par lettre recommandée avec avis de réception.

Autre nuance importante : si l’état des lieux n’a pas été fait, la présomption de bon état de l’article 1731 du code civil ne peut pas être invoquée par la partie qui a fait obstacle à son établissement ou à sa remise. En pratique, celui qui bloque la preuve se fragilise souvent lui-même.

8.2. Ce que vous pouvez retenir sur le dépôt

  • loyers ou charges impayés ;
  • réparations locatives non faites ;
  • dégradations imputables au locataire, après prise en compte de la vétusté ;
  • provision de charges en copropriété dans la limite légale et sur justificatifs.

8.3. Ce que vous ne pouvez pas retenir

  • l’usure normale ;
  • des travaux d’amélioration ou de mise aux normes dus par le bailleur ;
  • un simple “forfait ménage” sans base sérieuse dans un bail de résidence principale ;
  • le remplacement complet d’un meuble ancien sans abattement de vétusté.

Pour la pratique complète des délais de restitution, des justificatifs, du recours au commissaire de justice et de la retenue de 20 % en copropriété prévue par l’article 22, renvoyez-vous aussi à notre guide dédié sur le dépôt de garantie en location meublée.

9. Charges récupérables, réparations et traitement fiscal LMNP

Maintenant qu’on sait qui paie et comment le prouver, il faut éviter une autre confusion très fréquente : mélanger réparation locative, charge récupérable et dépense comptable du bailleur.

Une même somme peut être :

  • payée par le locataire ;
  • avancée par le bailleur puis récupérée ;
  • payée par le bailleur et fiscalement déductible ;
  • payée par le bailleur mais immobilisée et amortie.

9.1. Les charges récupérables ne sont pas des réparations locatives

Le décret n° 87-713 fixe une liste limitative de charges récupérables : eau, entretien de certaines parties communes, TEOM, quote-part de gardiennage sous conditions, etc. Le bailleur ne peut pas y glisser des travaux qui restent à sa charge. Une régularisation de charges ne permet pas de déplacer sur le locataire une dépense de toiture, de ravalement, de chaudière à remplacer ou de mise aux normes électrique.

9.2. En meublé, forfait et provisions ne produisent pas les mêmes effets

En bail meublé classique, le bail doit préciser si les charges sont payées :

  • au forfait : le montant est fixé dans le bail, payé avec le loyer, et il n’y a pas de régularisation ultérieure ;
  • par provisions : le bailleur demande des avances, puis procède à une régularisation annuelle sur justificatifs.

En bail mobilité, les charges sont récupérées uniquement sous forme de forfait. Ce point est essentiel : une charge récupérable n’est pas toujours régularisable. Tout dépend du type de bail et de ce qui a été écrit dans le contrat.

En clair

Un bailleur ne peut pas dire en fin d’année “j’ai oublié, je rajoute un complément” si le bail prévoit un forfait. À l’inverse, s’il est en provisions, il doit pouvoir justifier les montants et régulariser proprement.

9.3. Traitement fiscal : rester sobre sur ce guide

Sur le plan fiscal, ce guide doit rester simple : le traitement dépend de la nature exacte de la dépense. Selon les cas, elle pourra relever d’une charge, d’une immobilisation ou d’un autre traitement comptable côté bailleur. Pour l’analyse détaillée, renvoyez-vous à nos guides sur les charges déductibles LMNP et les travaux LMNP.

La bonne pratique, ici, est de ne pas plaquer une conclusion fiscale automatique sur une qualification locative. Une dépense peut être clairement à la charge du bailleur sans que son traitement comptable soit identique d’un dossier à l’autre.

9.4. La TVA sur les travaux ne change pas qui paie

Les taux de TVA sur travaux n’ont aucun effet sur la frontière bailleur/locataire. Ils influencent le coût du chantier et son traitement côté bailleur, pas le droit locatif. Le détail des taux est traité dans nos guides travaux LMNP et TVA LMNP.

10. Cas particuliers obligatoires : bail mobilité, LMP, non-résident, SCI, loi Le Meur, LFI 2025

Jusqu’ici, la règle de base reste la même pour tous : on regarde la cause du problème, puis on décide qui paie. Les cas particuliers ne changent pas cette logique. Ils changent surtout la façon de gérer le dossier, de le prouver et de traiter la dépense côté bailleur.

Autrement dit, que vous soyez en bail mobilité, en colocation, en SCI, en LMP ou non-résident, la vraie question reste la même : comment qualifier correctement la dépense et comment la documenter proprement.

10.1. Bail mobilité, bail étudiant et colocation

Le bail mobilité ne change pas la frontière de fond entre réparations locatives et réparations bailleur. En revanche, l’article 25-17 interdit tout dépôt de garantie et l’article 25-18 organise la récupération des charges sous forme de forfait. Le bail étudiant meublé fonctionne comme le bail meublé classique sur ce sujet, avec la possibilité d’un dépôt de garantie. En colocation, la clé n’est pas juridique mais probatoire : photos, inventaire et état des lieux très détaillés.

10.2. LMNP et LMP

Le passage de LMNP à LMP ne change pas la répartition locataire/bailleur. Le locataire ne paiera pas davantage parce que vous êtes professionnel sur le plan fiscal. En revanche, côté bailleur, la dépense se traitera dans vos BIC professionnels et les conséquences patrimoniales ou sociales pourront être différentes.

10.3. Non-résident

Un bailleur non-résident qui loue un bien situé en France reste soumis au droit français du bail. La frontière entre vétusté et réparation locative ne change donc pas. Ce qui change, c’est l’organisation : mandat local, artisans, sinistres, expertises, assurance PNO, gestion des urgences et traçabilité des pièces.

10.4. SCI, indivision et SARL de famille

La structure ne déplace pas la règle. En indivision, en SCI ou en SARL de famille, le locataire ne paie toujours que ce qu’il doit payer selon la loi du bail. La différence se situe au niveau de la gouvernance, de la trésorerie, de la décision de travaux et du traitement comptable ou fiscal.

10.5. Para-hôtellerie, meublé de tourisme et loi Le Meur

Le point le plus important est ici : ce guide vise la location meublée de résidence principale. Si vous basculez vers la para-hôtellerie ou le meublé de tourisme, vous sortez du cœur de la loi de 1989 et vous entrez davantage dans une logique contractuelle ou de code civil. La loi Le Meur ne change pas qui paie un joint ou un frigo dans un bail meublé de résidence principale. Elle change surtout le cadre de la courte durée et certaines contraintes de conformité.

10.6. LFI 2025 art. 84 et abus de droit

La réforme issue de la LFI 2025, article 84, ne modifie pas le droit locatif. On la mentionne ici uniquement pour rappeler qu’un arbitrage entre charge et immobilisation peut avoir des conséquences au-delà de l’année de la dépense.

Le mot “abus de droit” doit être manié avec prudence. Dans la pratique, le risque le plus courant est plus banal : mal qualifier une dépense lourde alors qu’elle ne relève pas d’une simple réparation. Ce point concerne surtout le traitement fiscal du bailleur, pas la dette locative du locataire.

11. 6 cas pratiques chiffrés

Cas 1 — Chasse d’eau et robinetterie dans un studio étudiant

Studio meublé de 23 m², loyer 620 € HC, charges 40 €. Le locataire signale une fuite de chasse d’eau. L’artisan facture 98 € : 24 € de déplacement, 14 € de joint et flotteur, 60 € de main-d’œuvre. Si l’intervention porte uniquement sur le flotteur et les joints, on reste en réparation locative. Le locataire supporte donc 98 €.

Cas 2 — Réfrigérateur hors service après 7 ans

T2 meublé, frigo présent à l’inventaire, acheté 420 € il y a 7 ans. Il ne refroidit plus. Aucun usage anormal n’est démontré. Le remplacement par un appareil équivalent coûte 489 €. Ici, la panne relève de la vétusté normale. Le bailleur supporte 489 €. Le locataire ne paie rien, même s’il est l’utilisateur exclusif de l’appareil.

Cas 3 — Canapé taché et déchiré

Canapé acheté 900 € il y a 5 ans, durée de vie raisonnable 10 ans. À la sortie, le tissu est déchiré et taché de manière anormale. Valeur résiduelle approximative avant sinistre : 900 × 50 % = 450 €. Même si le remplacement neuf coûte 1 100 €, la retenue maximale économiquement défendable ne doit pas ignorer la vétusté. Le bailleur ne peut pas sérieusement réclamer le neuf intégral.

Cas 4 — Travaux d’infiltration sur toiture pendant l’hiver

Maison meublée, infiltration par la toiture, deux chambres partiellement inutilisables pendant 30 jours. Réparation toiture : 3 600 € à la charge du bailleur. Loyer hors charges : 1 200 €. Si l’occupation est sérieusement amputée pendant plus de 21 jours, le locataire peut demander une réduction proportionnelle du loyer sur le fondement de l’article 1724 du code civil.

Cas 5 — Bail mobilité sans dépôt de garantie

Bail mobilité de 6 mois, loyer 780 € charges forfaitaires incluses. À la sortie, micro-ondes cassé et chaise brisée, pour un coût de remplacement de 145 €. Vous n’avez pas de dépôt de garantie. La preuve devient donc centrale : état des lieux, inventaire, photos et devis. Le droit à réparation existe, mais il faut un dossier propre pour l’exercer.

Cas 6 — Cuisine refaite en copropriété pour un bailleur au réel

Le locataire quitte le logement. Vous refaites entièrement la cuisine pour 8 400 € TTC, avec meubles neufs, plan de travail et électroménager intégré. Ce n’est pas une réparation locative récupérable. Ce n’est pas non plus, en bloc, une simple retenue sur dépôt. C’est d’abord une dépense bailleur, puis une question de traitement comptable : charge partielle ou immobilisation selon la nature exacte des postes.

12. Les erreurs qui coûtent le plus cher

Confondre usage et responsabilité

Le locataire utilise le bien, mais il ne paie pas la vétusté normale du bien fourni.

Facturer le neuf à la place de la valeur résiduelle

Sans abattement de vétusté, la retenue sur dépôt devient très contestable.

Oublier le mobilier dans l état des lieux

En meublé, un état des lieux sans inventaire détaillé vous affaiblit fortement.

Passer des gros travaux en charges récupérables

La liste des charges récupérables est limitative. Une régularisation ne fait pas disparaître l obligation du bailleur.

Laisser courir une petite panne

Une fuite banale non traitée peut devenir un dégât des eaux important et déplacer la discussion sur la faute.

Travailler seulement à l oral

Sans mails, photos, devis et constats, la preuve se dégrade très vite.

Oublier les délais et la contradiction

État des lieux, information des travaux, restitution du dépôt : tout est encadré.

Penser que bail mobilité = zone grise

Le bail mobilité n efface ni les obligations de preuve ni les responsabilités de chacun.

Croire que SCI, LMP ou non-résidence changent la frontière locative

Ils changent la structure et la fiscalité, pas la règle de fond entre locataire et bailleur.

Déguiser une amélioration en simple réparation fiscale

Le risque est une requalification comptable ou fiscale, surtout depuis les arbitrages de long terme post LFI 2025.

13. Textes, jurisprudence et points de contrôle

Les textes donnent la règle, mais la jurisprudence montre comment elle s’applique concrètement. C’est utile, parce que beaucoup de litiges naissent de la même erreur : vouloir faire payer au locataire une usure normale, ou au contraire laisser passer une vraie dégradation sans justification.

Les repères ci-dessous servent donc surtout à rappeler trois idées simples : la preuve compte, la vétusté doit être distinguée de la dégradation, et une retenue doit toujours rester reliée à un dommage précis et justifié.

13.1. Jurisprudences utiles

Cour de cassation, 3e civ., 9 juin 2015, n° 14-16.133

Cette décision rappelle qu’un juge ne peut pas écarter trop vite des devis et factures produits par le bailleur sans expliquer précisément ce qui relève ou non des obligations du locataire. Le point utile pour un particulier est simple : une retenue doit être expliquée, chiffrée et rattachée à des postes concrets.

Article 1731 du code civil et article 3-2 de la loi du 6 juillet 1989

Sans état des lieux, la présomption de bon état peut jouer. Mais elle est neutralisée contre la partie qui a fait obstacle à l’établissement ou à la remise de l’état des lieux. En pratique, la meilleure sécurité juridique reste toujours un état des lieux contradictoire, précis et remis à chacun.

13.2. Points de contrôle avant toute retenue ou refacturation

  • Le bien relève-t-il bien de la loi de 1989 ou êtes-vous en code civil / courte durée ?
  • L’état des lieux d’entrée et l’inventaire sont-ils assez précis ?
  • La cause du dommage est-elle identifiée : vétusté, usage anormal, vice, force majeure ?
  • Le décret n° 87-712 vise-t-il réellement l’entretien ou la petite réparation en cause ?
  • La dépense est-elle une charge récupérable, une réparation bailleur ou un travail à immobiliser ?
  • Le devis ou la facture sont-ils cohérents avec la valeur résiduelle après vétusté ?
  • Les délais de restitution du dépôt et les formalités de preuve ont-ils été respectés ?

Checklist finale

  • Relire le bail, l’inventaire et l’état des lieux avant toute position ferme.
  • Qualifier la cause du dommage avant de qualifier le payeur.
  • Ne jamais faire payer au locataire la vétusté ou les gros travaux du bailleur.
  • Ne jamais confondre charge récupérable, réparation locative et traitement fiscal.
  • Garder toutes les pièces : photos, mails, devis, factures, constats, assurance.
  • En cas de doute sérieux, raisonner par écrit et documenter avant de prélever ou de réclamer.

14. FAQ

Le locataire paie l’entretien courant, les menues réparations et les dégradations imputables à son usage. Le bailleur paie la vétusté, les vices, les réparations non locatives, la décence et le remplacement normal des meubles et équipements devenus hors service.
Oui sur le mobilier et l’inventaire, mais pas sur la logique générale de répartition. Pour une résidence principale meublée, on reste dans le cadre de la loi du 6 juillet 1989, du décret n° 87-712 sur les réparations locatives et du décret n° 87-713 sur les charges récupérables.
Seulement si la panne vient d’une dégradation imputable au locataire. L’entretien courant et les petites interventions peuvent être locatifs, mais le remplacement pour vétusté, usure normale ou défaillance non fautive reste à la charge du bailleur.
Oui. En meublé, le bailleur doit maintenir les meubles et équipements mentionnés au bail en bon état d’usage et de réparation. Un meuble simplement usé par le temps n’est pas une dégradation locative.
Le petit entretien, le changement de joint, de flotteur ou de clapet est généralement locatif. En revanche, si le robinet ou le mécanisme complet doit être remplacé à cause de la vétusté, la dépense revient au bailleur.
Non. Toute retenue doit être appuyée par des justificatifs sérieux : états des lieux, photos, devis ou factures, et elle doit tenir compte de la vétusté. Le dépôt n’est pas une caisse noire.
Le risque probatoire devient très mauvais pour la partie qui veut imputer des dégradations. En principe, l’absence d’état des lieux fait jouer la présomption de bon état de l’article 1731 du code civil, sauf contre la partie qui a fait obstacle à l’établissement ou à la remise de l’état des lieux.
Oui, si les travaux durent plus de 21 jours et privent le locataire d’une partie du logement. L’article 1724 du code civil prévoit une diminution proportionnelle du loyer, voire une résiliation si le logement devient inhabitable.
Pas sur le fond. En revanche, il interdit le dépôt de garantie et impose des charges au forfait, ce qui oblige à être très propre sur la distinction entre réparation, dégradation et charge récupérable.
Non sur la frontière locataire/bailleur. En pratique, la vraie difficulté tient à la preuve : inventaire du mobilier, photos d’entrée, suivi des remplacements et état des lieux de sortie suffisamment précis.
La copropriété ne transforme pas une grosse réparation du bailleur en dette du locataire. Elle ajoute seulement des charges récupérables et des travaux d’immeuble qu’il faut distinguer proprement du coût supporté dans le logement privatif.
En bail meublé classique, le bail précise si les charges sont payées au forfait ou par provisions avec régularisation annuelle. Un forfait ne donne pas lieu à une régularisation ultérieure. Des provisions doivent au contraire être justifiées et régularisées au moins une fois par an. En bail mobilité, les charges sont récupérées uniquement sous forme de forfait.
Si l état des lieux ne peut pas être établi contradictoirement et amiablement, il peut être dressé par un commissaire de justice à l initiative de la partie la plus diligente. Les frais sont partagés par moitié et les parties doivent être avisées au moins 7 jours à l avance par lettre recommandée avec avis de réception.
Non. Le statut fiscal du bailleur ne change pas la règle locative. Ce qui change, c’est la façon de comptabiliser et de déduire la dépense côté bailleur.
Non. La structure de détention ne déplace pas la frontière entre entretien courant, vétusté et grosses réparations. Elle modifie seulement la gouvernance et le traitement comptable de la dépense.
Pas sur la répartition des réparations en bail meublé de résidence principale. En revanche, elles pèsent sur l’économie globale du meublé touristique et sur la fiscalité des amortissements à la revente, donc sur l’arbitrage entre charge et immobilisation côté bailleur.
Pas automatiquement. Le risque ordinaire est d’abord une requalification comptable ou fiscale : des travaux d’amélioration ou de renouvellement lourd peuvent être immobilisés alors que le bailleur pensait les passer en charges. Il faut rester précis, pas dramatique.

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