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Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de lmnp.ai
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Démo & visite guidée Démonstration de 5 minutes pour maîtriser le logiciel
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, lmnp.ai s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

179 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

249 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Statut LMNP et LMP
Une transition fluide et automatique entre les deux régimes.
"Le logiciel surveille vos recettes et vos revenus d'activité pour vous alerter dès que vous franchissez les seuils du statut LMP, gérant ainsi la complexité fiscale à votre place."

Calcul des seuils en temps réel

Vérification automatique des 23 000 € de recettes et de la prépondérance des revenus.

Adaptation des formulaires

Les liasses fiscales (2031/2033) sont automatiquement configurées selon votre statut actif.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, lmnp.ai automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2031 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2031 (Bénéfices)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus, bénéfices et déficits meublés dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2042-C-PRO en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

LMNP Saisonnier & Cotisations
Une gestion intelligente des seuils et des régimes sociaux.
"Le logiciel détecte automatiquement vos revenus saisonniers (Airbnb, Booking) et vous aide à arbitrer entre les différents régimes sociaux pour optimiser vos prélèvements déductibles."

Arbitrage Régime

SSI vs Régime Général

Le logiciel adapte le calcul des liasses selon l'option retenue.

Expertise

Simulation de stratégie

RDV expert disponible pour choisir le régime le plus avantageux.

Détection automatique

Identification en temps réel des recettes issues des plateformes de location pour un suivi précis du chiffre d'affaires.

Seuil URSSAF (23 000 €)

Dès que vous franchissez ce seuil, le logiciel gère le basculement des prélèvements sociaux en cotisations sociales professionnelles.

Règle d'irrévocabilité

Selon la position actuelle de l'URSSAF, l'assujettissement aux cotisations sociales dès la première année à plus de 23k€ est définitif, même si vos revenus saisonniers repassent sous ce seuil l'année suivante.

Plus-values professionnelles LMP
Maîtrisez la fiscalité complexe lors de la revente de vos actifs.
"En statut LMP, la revente d'un bien suit des règles professionnelles strictes. Notre logiciel décompose chaque flux pour optimiser votre imposition réelle."

Plus-value Court Terme

Elle correspond au total des amortissements pratiqués. Soumise aux cotisations sociales et à l'IR (sauf exonération automatique calculée par l'outil).

Plus-value Long Terme

Elle porte sur la plus-value économique. Taxée à la Flat Tax (30%) avec des abattements puissants selon la durée de détention.

Art. 151 septies B : Exonération après 15 ans

Pour la plus-value de long terme, bénéficiez d'un abattement de 10% par an à partir de la 6ème année de détention. **Exonération totale après 15 ans**.

Art. 151 septies : Petites entreprises

Si vous êtes LMP depuis > 5 ans avec un CA < 90k€ (moyenne 2 ans), l'impôt sur le revenu est exonéré sur la PV court terme. Exonération partielle entre 90k€ et 126k€.

Règle des 2 ans

Si l'actif est détenu depuis moins de 2 ans, la globalité du gain (même économique) est traitée comme de la plus-value à court terme.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Cotisations sociales LMP
Automatisation fiscale pour le passage en professionnel.
"Notre logiciel détecte automatiquement et ajuste la fiscalité ainsi que l'édition de vos liasses en fonction de votre statut, qu'il soit non-professionnel (LMNP) ou professionnel (LMP)."

Calcul par itération en temps réel

Le logiciel calcule en temps réel les cotisations sociales dues au régime SSI (Sécurité Sociale des Indépendants) et les intègre automatiquement dans votre liasse fiscale comme une charge déductible.

Précision à l'euro près

Cette approche itérative garantit un résultat fiscal net de cotisations parfaitement juste, évitant les surprises en fin d'exercice.

Gain de temps

Plus besoin de simulations manuelles complexes : le moteur lmnp.ai synchronise vos recettes et vos cotisations de manière totalement transparente.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Bail meublé 2026 : guide complet — durée, clauses, meubles obligatoires et fiscalité LMNP

Le bail meublé est un contrat de location portant sur un logement équipé des 11 meubles obligatoires définis par décret. Durée minimale d'un an, dépôt de garantie de 2 mois, préavis d'un mois — LMNP.AI détaille tout ce que propriétaire et locataire doivent savoir en 2026.

Mis à jour : février 2026 (loi ALUR, loi ELAN, loi Le Meur, calendrier DPE)

1. Les 3 types de baux meublés

La location meublée obéit à des règles distinctes selon l'usage et la durée souhaitée. La loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, modifiée par les lois ALUR (2014) et ELAN (2018), prévoit trois contrats bien distincts.

Type de bail Durée Reconduction Dépôt de garantie Texte légal
Bail classique 1 an min. Tacite (1 an) 2 mois max. Art. 25-3 à 25-11
Bail étudiant 9 mois Non (expire seul) 2 mois max. Art. 25-9
Bail mobilité 1 à 10 mois Non renouvelable ⛔ Interdit Art. 25-12 à 25-18

Le bail meublé classique (1 an minimum)

C'est le contrat de droit commun pour toute location meublée constituant la résidence principale du locataire. La durée minimale est d'un an, reconduite tacitement d'année en année à l'échéance. Le propriétaire ne peut reprendre le logement qu'en donnant congé 3 mois avant l'échéance pour l'un des trois motifs légaux : vente, reprise pour habiter, ou motif légitime et sérieux.

Le bail étudiant (9 mois)

Réservé aux locataires justifiant du statut étudiant, ce bail dure 9 mois — soit une année universitaire. Il n'y a pas de tacite reconduction : à l'échéance, le bail expire automatiquement sans formalité ni congé. Avantage décisif pour le propriétaire : la liberté de récupérer le logement chaque été sans justification.

Le bail mobilité (1 à 10 mois)

Créé par la loi ELAN du 23 novembre 2018 (art. 25-12 à 25-18 de la loi de 1989), ce bail est réservé aux personnes en situation de mobilité professionnelle ou personnelle : formation, études supérieures, apprentissage, stage, service civique, mutation professionnelle ou mission temporaire. Ses règles dérogatoires :

  • Aucun dépôt de garantie — la caution Visale d'Action Logement peut sécuriser le bailleur gratuitement
  • Non renouvelable et non reconductible — deux baux mobilité successifs sur le même logement au même locataire sont interdits
  • Asymétrie de résiliation : le locataire peut résilier avant terme avec un préavis d'1 mois, mais le propriétaire ne peut pas mettre fin par anticipation
  • La sous-location est autorisée avec l'accord écrit du bailleur
Attention aux baux mobilité successifs
Conclure plusieurs baux mobilité successifs avec le même locataire sur le même logement est assimilé à une fraude. Les tribunaux peuvent requalifier l'ensemble en un bail meublé classique de 9 ans (durée d'un bail commercial), avec toutes les contraintes qui en découlent.

2. Les 11 meubles obligatoires (décret 2015-981)

Le décret n° 2015-981 du 31 juillet 2015 dresse la liste exhaustive et obligatoire des équipements que doit comporter un logement meublé. L'absence d'un seul élément peut entraîner la requalification en bail nu, avec des conséquences fiscales et locatives lourdes. Les tribunaux refusent toute compensation entre éléments (CA Paris, 19 mai 2018 ; CA Nîmes, 14 mars 2023).

# Équipement obligatoire Précisions pratiques
1 Literie (matelas + couette ou couverture) Matelas seul insuffisant — la couette est obligatoire (CA Nîmes 2023)
2 Dispositif d'occultation des fenêtres dans les chambres Volet, store ou rideau occultant — rideau fin translucide insuffisant
3 Plaques de cuisson Électriques, gaz ou induction — 2 feux recommandés pour T2+
4 Four ou four à micro-ondes L'un ou l'autre suffit (alternatif, non cumulatif)
5 Réfrigérateur doté d'un compartiment congélateur Un congélateur séparé est accepté (CA Paris 2018)
6 Vaisselle en quantité suffisante 1 couvert complet par occupant + marge raisonnable
7 Ustensiles de cuisine Casseroles, poêles, spatule, ouvre-boîte, passoire minimum
8 Table et sièges 1 chaise par occupant + table proportionnée à la capacité
9 Étagères de rangement Armoire, penderie ou placard dans les chambres
10 Luminaires Chaque pièce doit être équipée — ampoules incluses
11 Matériel d'entretien ménager Aspirateur ou balai, serpillière et seau minimum
Aucune compensation entre les 11 éléments
Un logement avec 10 meubles sur 11 reste requalifiable en bail nu. Les tribunaux refusent systématiquement l'argument selon lequel un équipement supplémentaire compenserait un élément manquant. Faites un inventaire contradictoire complet le jour de l'entrée.

Pour aller plus loin sur les équipements, consultez notre guide équipements obligatoires en location meublée.

3. Clauses obligatoires et clauses interdites

Mentions obligatoires du contrat de bail meublé

Tout bail meublé à usage de résidence principale doit comporter les mentions suivantes :

  • Identité et domicile des parties (bailleur et locataire)
  • Adresse complète du logement loué
  • Date de prise d'effet et durée du bail
  • Surface habitable (en m²) — obligatoire depuis la loi ALUR 2014
  • Description du logement : nature, destination, consistance, équipements
  • Montant du loyer, date d'exigibilité mensuelle et modalités de révision (clause IRL)
  • Montant du dépôt de garantie (si applicable)
  • Liste détaillée des meubles et équipements fournis (inventaire)
  • Modalités de facturation et de régularisation des charges locatives
  • Désignation de la personne habilitée à recevoir les loyers (en cas de mandataire)

Clauses réputées non écrites (art. 4, loi du 6 juillet 1989)

Les clauses suivantes sont frappées de nullité de plein droit — elles sont automatiquement supprimées du bail sans remettre en cause le reste du contrat :

  • Clause interdisant au locataire d'héberger des personnes à sa charge
  • Clause privant le locataire d'avoir un animal de compagnie (races non dangereuses)
  • Clause de majoration du loyer pour l'accueil d'un enfant
  • Clause imposant la domiciliation professionnelle dans le logement
  • Clause rendant le locataire responsable de troubles qu'il n'a pas causés
  • Clause pénale (sauf pour non-restitution des clés à la sortie)
  • Clause résolutoire pour d'autres motifs que les impayés de loyer, charges ou dépôt de garantie
  • Clause imposant au locataire de souscrire une assurance auprès d'un assureur désigné par le bailleur
Une clause nulle ne rend pas le bail nul
Si le contrat contient une clause interdite, cette clause seule est réputée non écrite. Le bail dans son ensemble demeure valide. Le locataire peut en demander la suppression judiciaire à tout moment pendant la durée du bail.

4. Durée du bail et reconduction tacite

Bail classique : 1 an renouvelable

Le bail meublé classique est conclu pour une durée minimale d'un an. À l'échéance, si aucune des parties ne manifeste sa volonté de mettre fin au bail, il se reconduit tacitement pour une nouvelle période d'un an dans les mêmes conditions.

Pour reprendre le logement, le bailleur doit impérativement :

  • Donner congé 3 mois avant la date d'échéance (et non 3 mois avant la fin effective)
  • Respecter l'un des trois motifs légaux : vente du logement, reprise pour y habiter (lui-même ou un proche désigné par la loi), ou motif légitime et sérieux (impayés persistants, troubles graves de voisinage, dégradations...)

Bail étudiant : 9 mois sans reconduction

Le bail étudiant expire automatiquement à son terme — aucune formalité n'est requise. Le locataire doit justifier de son statut d'étudiant au moment de la signature. Si le locataire perd son statut étudiant en cours de bail, le contrat reste valide jusqu'à son terme.

En revanche, si le propriétaire souhaite renouveler le bail à la demande du même locataire, il doit conclure un nouveau bail (classique d'1 an ou nouveau bail étudiant de 9 mois).

Bail mobilité : fin automatique et non renouvelable

Le bail mobilité prend fin automatiquement à l'échéance convenue. Il ne peut être ni reconduit ni renouvelé avec le même locataire. La durée choisie (entre 1 et 10 mois) doit être précisée dans le contrat ; elle ne peut être modifiée qu'une seule fois par avenant, sans que la durée totale dépasse 10 mois.

Type de bail Durée min. Reconduction tacite ? Congé bailleur Congé locataire
Classique 1 an Oui — 1 an 3 mois avant échéance 1 mois (à tout moment)
Étudiant 9 mois Non — expire seul Pas de congé nécessaire 1 mois (à tout moment)
Mobilité 1 mois Non — non renouvelable Impossible avant terme 1 mois (à tout moment)

5. Préavis : règles pour le locataire et le propriétaire

Préavis du locataire : 1 mois (meublé)

Le locataire d'un logement meublé à usage de résidence principale peut donner congé à tout moment, avec un préavis d'1 mois. Ce délai court à compter de la réception de la lettre recommandée avec accusé de réception (ou de la remise en main propre contre récépissé, ou de la signification par huissier).

Le préavis de 1 mois s'applique dans toutes les zones (tendues ou non). Contrairement à la location nue (où le préavis est réduit à 1 mois en zone tendue seulement), le meublé bénéficie déjà du délai réduit sur tout le territoire.

Préavis du propriétaire : 3 mois + motif légal obligatoire

Le bailleur ne peut donner congé qu'à l'échéance du bail, avec un préavis de 3 mois minimum, et uniquement pour l'un de ces trois motifs :

Motif de congé Conditions Obligations du bailleur
Vente du logement Vente à un tiers — le locataire a un droit de préemption Notifier le prix et les conditions de vente dans le congé
Reprise pour habiter Pour le bailleur, son conjoint, partenaire PACS, concubin, ascendants ou descendants Préciser le bénéficiaire et justifier du caractère réel et sérieux
Motif légitime et sérieux Impayés répétés, dégradations, troubles de voisinage graves Décrire précisément les faits dans la lettre de congé
Protection des locataires âgés — art. 25-8 loi 1989
Le bailleur ne peut donner congé pour vente ou reprise à un locataire de plus de 65 ans aux ressources modestes (inférieures au plafond HLM majoré de 35 %) que s'il lui propose simultanément un relogement adapté à ses besoins et ressources, situé à moins de 5 km.

6. Dépôt de garantie

Plafond légal : 2 mois (hors charges)

Pour un bail meublé classique, le dépôt de garantie est plafonné à 2 mois de loyer hors charges. Il est interdit d'exiger davantage, sous peine de sanction. Pour le bail mobilité, le dépôt de garantie est strictement interdit par la loi ELAN.

Type de bail Plafond dépôt Délai restitution Pénalité de retard
Bail classique 2 mois hors charges 1 mois (sans retenue) / 2 mois (avec retenue) + 10 % du loyer mensuel par mois de retard
Bail étudiant 2 mois hors charges 1 mois / 2 mois + 10 % par mois de retard
Bail mobilité ⛔ Interdit

Grille de vétusté (décret 2016-382)

Le bailleur peut déduire du dépôt de garantie le coût des réparations à la charge du locataire, mais en appliquant la grille de vétusté fixée par le décret n° 2016-382 du 30 mars 2016. Cette grille distingue la durée de vie théorique et le taux de vétusté annuel de chaque équipement.

Exemples issus de la grille :

Élément Durée de vie théorique Taux vétusté/an Valeur résiduelle min.
Peinture/papier peint 7 ans 14 % 0 %
Revêtement sol PVC 10 ans 10 % 0 %
Moquette 7 ans 14 % 0 %
Canapé, fauteuil 10 ans 10 % 0 %
Literie (matelas) 10 ans 10 % 0 %
Électroménager (frigo, lave-linge) 10 ans 10 % 0 %
Fenêtres PVC 30 ans 3,3 % 0 %

Ainsi, un canapé acheté neuf à 600 € et endommagé après 5 ans d'occupation : la vétusté est de 50 % → le bailleur ne peut prélever que 300 € maximum sur le dépôt.

7. Révision du loyer (IRL)

L'Indice de Référence des Loyers (IRL)

En cours de bail, le bailleur peut réviser le loyer une fois par an, à la date prévue dans le contrat (ou à la date anniversaire du bail). La hausse est plafonnée à la variation de l'Indice de Référence des Loyers (IRL) publié trimestriellement par l'INSEE.

IRL Q4 2025 : 145,78 — soit une hausse de +0,79 % sur 12 mois.

Formule de calcul de la révision

Nouveau loyer = Loyer en cours × (IRL du trimestre de référence / IRL du même trimestre de l'année précédente)

Le trimestre de référence est celui prévu dans le bail, ou à défaut le dernier IRL publié à la date de la révision.

Piège majeur : le droit de révision se perd après 1 an
Si le bailleur n'exerce pas son droit de révision dans l'année qui suit la date prévue, il perd définitivement ce droit pour la période concernée (loi ALUR 2014). Il ne pourra pas rattraper les hausses non appliquées les années suivantes. Pensez à programmer un rappel annuel.

Zones soumises à l'encadrement des loyers

Dans les zones d'encadrement des loyers (Paris, Lille, Lyon, Bordeaux, Montpellier, etc.), le loyer initial doit respecter un loyer de référence majoré fixé par arrêté préfectoral. La révision IRL s'applique ensuite dans la même limite.

8. État des lieux et inventaire

Un état des lieux contradictoire obligatoire

L'état des lieux d'entrée et de sortie est obligatoire pour tout bail meublé. Il doit être établi de façon contradictoire (en présence des deux parties ou de leurs représentants) et signé par chacune d'elles. Si l'une des parties refuse, l'état des lieux peut être établi par un huissier — les frais sont alors partagés par moitié.

L'inventaire des meubles : la pièce maîtresse

L'inventaire détaillé des équipements est indissociable de l'état des lieux. Il doit lister chaque meuble et équipement avec son état précis (bon état, usure normale, rayure à tel endroit...). En cas de litige sur la restitution du dépôt de garantie, c'est l'inventaire contradictoire qui fait foi.

Bonnes pratiques pour un inventaire solide :

  • Photographier chaque équipement et chaque pièce (photos horodatées)
  • Décrire l'état précis de chaque meuble (et pas seulement "bon état")
  • Relever les compteurs (eau, électricité, gaz) en entrée et sortie
  • Faire signer l'inventaire par les deux parties à l'entrée et à la sortie
  • Conserver l'inventaire d'entrée toute la durée du bail

Comparaison entrée/sortie et grille de vétusté

La comparaison entre l'état des lieux d'entrée et de sortie permet de distinguer :

  • L'usure normale (vétusté) : à la charge du bailleur — ex. décoloration des peintures après 5 ans
  • Les dégradations locatives : à la charge du locataire — ex. trou dans le mur, meuble cassé

En cas de dégradation, la réparation est chiffrée et abattue selon la grille de vétusté du décret 2016-382 (voir section 6). Le montant net peut être déduit du dépôt de garantie.

État des lieux par voie électronique
La loi ALUR autorise la réalisation de l'état des lieux via un support numérique, à condition que les deux parties y aient accès. Des applications dédiées (Baileo, imodéo...) permettent de géolocaliser les photos et de générer un document conforme, ce qui renforce sa valeur probatoire en cas de litige.

9. Charges locatives

Deux méthodes possibles : forfait ou réel

Pour un bail meublé, le bailleur a le choix entre deux modes de facturation des charges :

Mode Principe Avantages Risques
Forfait Montant fixe mensuel, pas de régularisation Simplicité, visibilité pour les deux parties Si sous-estimé, le bailleur ne peut pas se retourner contre le locataire
Réel (provisions) Provisions mensuelles + régularisation annuelle sur justificatifs Reflète les dépenses réelles, pas de perte pour le bailleur Gestion plus complexe, justificatifs à fournir

La méthode doit être précisée dans le bail. En pratique, la grande majorité des baux meublés optent pour le forfait, ce qui simplifie la gestion au quotidien. Attention : si le forfait est manifestement sous-évalué (moins de 50 % des charges réelles), un juge peut requalifier une partie du forfait en loyer et entraîner des conséquences fiscales pour le bailleur.

Quelles charges peut-on récupérer ?

Les charges récupérables sur le locataire sont définies par le décret n° 87-713 du 26 août 1987. Elles comprennent principalement : les charges de copropriété liées aux parties communes (entretien, eau froide, ascenseur, ordures ménagères), la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, et les petits travaux d'entretien. Les travaux de réfection et les grosses réparations restent à la charge exclusive du bailleur.

10. Bail mobilité (loi ELAN 2018)

Le bail mobilité est le contrat le plus souple du parc locatif. Créé pour faciliter les déplacements professionnels et étudiants, il répond à une demande croissante de logements temporaires de qualité.

Bénéficiaires éligibles (liste limitative)

Le bail mobilité ne peut être consenti qu'à une personne justifiant, à la date de prise d'effet du contrat, être en situation de :

Formation professionnelle

Certificat d'inscription ou convention de formation

Études supérieures

Carte étudiante ou certificat de scolarité

Contrat d'apprentissage

Contrat d'apprentissage signé

Stage en entreprise

Convention de stage

Service civique

Contrat d'engagement de service civique

Mutation professionnelle

Lettre de mutation de l'employeur

Mission temporaire

Contrat de prestation ou ordre de mission

Règles spécifiques du bail mobilité

  • Durée : de 1 à 10 mois, fixée dans le contrat. Un avenant peut modifier la durée une seule fois sans dépasser 10 mois au total
  • Dépôt de garantie : interdit. La caution Visale (Action Logement) peut couvrir le risque d'impayé sans frais pour le locataire ni le bailleur
  • Résiliation anticipée : seul le locataire peut résilier avant terme, avec un préavis d'1 mois
  • Non-renouvellement : le bail ne peut pas être renouvelé. Deux baux mobilité successifs avec le même locataire sur le même bien sont prohibés
  • Sous-location : autorisée avec accord écrit du bailleur, sans supplément de loyer au-delà du montant principal
Bail mobilité et zones tendues
En zone tendue soumise à l'encadrement des loyers, le loyer d'un bail mobilité doit également respecter le loyer de référence majoré applicable à l'adresse du logement. Le loyer ne peut excéder le loyer de référence majoré fixé par arrêté préfectoral.

11. Colocation meublée

Bail unique : la règle de principe (art. 8-1 loi 1989)

Pour une colocation dans un logement meublé soumis à la loi du 6 juillet 1989, la règle est le bail unique signé par l'ensemble des colocataires. Chaque colocataire est solidairement tenu de l'intégralité du loyer et des charges.

La solidarité entre colocataires

La solidarité est le mécanisme qui permet au bailleur de réclamer l'intégralité du loyer à n'importe lequel des colocataires en cas d'impayé. Cette solidarité :

  • Prend fin 6 mois après le départ d'un colocataire, à condition que ce dernier ait signifié son congé au bailleur et qu'un nouveau colocataire soit entré dans les lieux
  • Subsiste si aucun remplaçant n'est trouvé (le colocataire sortant reste solidaire jusqu'à l'échéance du bail)
  • La caution du colocataire sortant est libérée dans les mêmes conditions

Baux individuels par chambre

Alternative au bail unique, il est possible de conclure des baux individuels pour chaque chambre, à condition que les parties communes (couloir, cuisine, séjour, salle de bains) fassent l'objet d'un bail distinct ou soient clairement intégrées dans chaque contrat individuel. Cette formule est fréquente pour les colocations en maison individuelle.

Remplacement d'un colocataire en cours de bail

Le remplacement d'un colocataire est possible en cours de bail sous réserve de l'accord du bailleur. En pratique, il convient de :

  • Régulariser un avenant signé par le bailleur, les colocataires restants et le nouveau colocataire
  • Refaire un état des lieux de sortie pour le colocataire partant et d'entrée pour le nouveau
  • Libérer la caution du colocataire sortant par un avenant explicite

12. Sous-location meublée

Accord écrit du propriétaire : condition sine qua non

La sous-location d'un logement meublé est possible uniquement avec l'accord exprès et écrit du propriétaire. Toute sous-location sans accord est un motif de résiliation judiciaire du bail principal (art. 8, loi de 1989). Le locataire principal reste personnellement responsable du paiement du loyer vis-à-vis du bailleur.

Plafond de loyer : le sous-loyer ne peut dépasser le loyer principal

Le montant du loyer de sous-location ne peut excéder le loyer payé par le locataire principal, calculé au prorata de la surface effectivement sous-louée. Si le locataire sous-loue une chambre de 12 m² dans un appartement de 60 m², il peut demander au maximum 20 % du loyer principal (12/60).

Cas particulier : sous-location de sa résidence principale

Lorsqu'un locataire sous-loue une partie de sa résidence principale (une chambre chez lui), les revenus perçus sont exonérés d'impôt si le montant reste inférieur au seuil annuel fixé par décret :

  • 213 €/m²/an en Île-de-France (plafond 2026)
  • 160 €/m²/an dans les autres régions

Cette exonération est prorogée jusqu'au 31 décembre 2026. Au-delà, les revenus de sous-location sont imposables en BIC.

Bail mobilité et sous-location
En bail mobilité, la sous-location est expressément autorisée par la loi ELAN (art. 25-14), sous réserve de l'accord écrit du bailleur et du respect du plafond de loyer. C'est une règle dérogatoire au droit commun — le bail mobilité est conçu pour faciliter la mobilité, y compris via la sous-location partielle.

13. Risques de requalification en bail nu

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Qu'est-ce que la requalification ?

La requalification est la transformation judiciaire d'un bail meublé en bail nu lorsque le logement ne remplit pas les conditions légales d'un logement meublé. Elle peut être demandée par le locataire à tout moment pendant le bail ou dans les 5 ans suivant la fin du bail.

Principales causes de requalification

  • Absence d'un des 11 meubles obligatoires (décret 2015-981) — cause la plus fréquente
  • Équipements présents mais en état inutilisable (réfrigérateur en panne depuis le premier jour, matelas en mauvais état)
  • Logement qui n'est pas la résidence principale du locataire (utilisation saisonnière ou secondaire)
  • Bail conclu pour une durée inférieure à 1 an sans qu'il s'agisse d'un bail étudiant ou mobilité valide

Conséquences de la requalification

Point Bail meublé initial Après requalification en bail nu
Durée du bail 1 an (reconductible) 3 ans (reconductible)
Dépôt de garantie 2 mois max. 1 mois max. — excédent à rembourser
Fiscalité bailleur BIC (micro-BIC ou réel) Revenus fonciers (micro-foncier ou réel)
Amortissement Déductible (régime réel BIC) Non déductible
Redressement fiscal Possible sur 3 ans + intérêts de retard
Préavis locataire 1 mois 3 mois (1 mois en zone tendue)
Préavis propriétaire 3 mois 6 mois
Redressement fiscal en cascade
En cas de requalification, l'administration fiscale peut réclamer les impôts non payés sur la différence entre le régime BIC (avec amortissements) et le régime foncier (sans amortissements), sur les 3 dernières années. Les intérêts de retard (0,20 %/mois) et la majoration pour manquement délibéré (40 %) peuvent s'y ajouter.

Comment se protéger contre la requalification ?

  • Vérifier les 11 meubles avant chaque entrée de locataire et les lister dans l'inventaire
  • Conserver les factures d'achat des équipements
  • Remplacer rapidement tout équipement défectueux ou manquant
  • Ne pas conclure de bail meublé si le logement est utilisé à titre secondaire

14. Annexes obligatoires au bail meublé

Un bail meublé à usage de résidence principale doit impérativement être accompagné d'une série de documents annexes. L'absence d'une annexe obligatoire ne rend pas le bail nul mais peut engager la responsabilité du bailleur.

Document Obligatoire si... Conséquence si absent
Notice d'information ALUR Tout bail meublé résidence principale Bailleur privé du droit d'expulsion amiable
DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) Tout logement mis en location Bail nul si logement G (depuis 2025)
ERNT (État des Risques Naturels et Technologiques) Tout logement dans une zone prescrite Action en résiliation ou réduction de loyer
CREP (plomb) Immeuble construit avant 1949 Responsabilité pénale du bailleur
Diagnostic amiante Immeuble construit avant 1997 Responsabilité civile du bailleur
Diagnostic électricité Installation électrique > 15 ans Bailleur ne peut se prévaloir de la clause de responsabilité
Diagnostic gaz Installation gaz > 15 ans Bailleur ne peut se prévaloir de la clause de responsabilité
État des lieux d'entrée + inventaire Tout bail Présomption de logement rendu en bon état
Règlement de copropriété (extraits) Logement en copropriété Locataire non lié par le règlement
Le Dossier de Diagnostics Techniques (DDT) depuis la loi ALUR
Depuis la loi ALUR de 2014, tous les diagnostics immobiliers obligatoires doivent être regroupés dans un Dossier de Diagnostics Techniques (DDT) transmis au locataire dès la signature du bail. Le DDT doit être réalisé par un diagnostiqueur certifié et accrédité (vérifier l'accréditation sur le site annuaire.diagnostiqueurs.developpement-durable.gouv.fr).

15. DPE et interdictions de louer 2025–2034

La loi Climat et Résilience du 22 août 2021 instaure un calendrier progressif d'interdiction à la location des logements énergivores. Ces interdictions s'appliquent aux nouveaux baux et aux renouvellements.

Classe DPE Conso. énergétique Date d'interdiction (France métr.) Statut 2026
G > 420 kWh/m²/an 1ᵉʳ janvier 2025 ⛔ Interdit depuis 2025
F 331–420 kWh/m²/an 1ᵉʳ janvier 2028 ⚠️ Location encore possible
E 251–330 kWh/m²/an 1ᵉʳ janvier 2034 ✅ Location autorisée
D et mieux ≤ 250 kWh/m²/an Pas d'interdiction ✅ Conforme

Zone tendue et Loi Le Meur : DPE E interdit dès maintenant

La loi Le Meur (novembre 2024) a anticipé l'interdiction en zone tendue : dans les communes soumises à l'encadrement des loyers, les logements classés E peuvent déjà faire l'objet d'une interdiction locale de louer lorsque la commune le décide. Paris et plusieurs métropoles étudient l'extension de cette mesure.

Gel de loyer pour les passoires thermiques F et G

Depuis le 24 août 2022, le loyer d'un logement classé F ou G ne peut plus être augmenté lors d'un renouvellement de bail ou d'une relocation, ni même indexé sur l'IRL. Cette règle s'applique sur tout le territoire national, indépendamment des zones d'encadrement.

Un logement G loué en 2025 : que se passe-t-il ?
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, un logement classé G ne peut plus faire l'objet d'un nouveau contrat de location ni d'un renouvellement. En revanche, les baux en cours signés avant cette date continuent de courir jusqu'à leur terme. Le bailleur doit engager des travaux de rénovation avant toute nouvelle location.

Pour mieux comprendre les règles fiscales liées à la rénovation énergétique (MaPrimeRénov', déficit foncier étendu), consultez notre guide régime réel LMNP.

16. Fiscalité du bailleur en location meublée (LMNP)

Les revenus tirés d'une location meublée sont imposés dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC), et non dans celle des revenus fonciers. Cette distinction est fondamentale : elle ouvre l'accès au régime d'amortissement, lequel constitue le principal avantage fiscal de la location meublée.

Comparatif des régimes fiscaux

Régime Plafond recettes Abattement / Déduction Amortissement Idéal pour...
Micro-BIC (meublé classique) 77 700 € (2026) 50 % forfaitaire Non Charges < 50 % des loyers
Micro-BIC (tourisme classé) 77 700 € (2026) 50 % Non Petits patrimoines, simplicité
BIC réel simplifié < 267 000 € 100 % charges réelles Oui Charges > 50 % ou emprunt en cours
BIC réel normal > 267 000 € 100 % charges réelles Oui Grands portefeuilles

Le régime réel : la force des amortissements

Au régime réel, le bailleur peut déduire non seulement ses charges réelles (intérêts d'emprunt, assurances, frais de gestion, travaux d'entretien...) mais aussi l'amortissement du bien immobilier et des meubles. L'amortissement représente la dépréciation annuelle théorique calculée sur la valeur d'acquisition :

  • Immobilier (hors terrain) : 2 à 3 % par an — soit 30 à 40 ans d'amortissement
  • Travaux de gros oeuvre : 1,3 % par an (75 ans)
  • Toiture : 2,8 % par an (35 ans)
  • Meubles et équipements : 10 à 20 % par an (5 à 10 ans)

Simulation : T2 à 200 000 € — micro-BIC vs réel sur 10 ans

Hypothèses : loyer 900 €/mois, charges annuelles 3 500 €, financement 70 % sur 20 ans, TMI 30 %

MICRO-BIC

Loyers bruts : 108 000 €

Abattement 50 % : — 54 000 €

Base imposable : 54 000 €

Impôt (30 % + PS 17,2 %) : ≈ 25 400 €

RÉGIME RÉEL

Loyers bruts : 108 000 €

Charges réelles : — 35 000 €

Amortissements (~3%) : — 60 000 €

Base imposable : ≈ 0 € (déficit ARD)

Impôt sur 10 ans : ≈ 0 €

Simulation indicative. Votre situation peut différer selon le financement, les travaux et les charges réelles.

LF2025 — Réintégration des amortissements dans la plus-value (art. 84)

La loi de finances pour 2025 (art. 84) a modifié le régime des plus-values lors de la cession d'un bien LMNP détenu au régime réel. Depuis le 15 février 2025, les amortissements déduits sont partiellement réintégrés dans la base de calcul de la plus-value des particuliers (régime des plus-values immobilières, avec abattement pour durée de détention).

Cette mesure réduit mécaniquement l'avantage fiscal net du régime réel pour les propriétaires qui envisagent de revendre à moyen terme. Une analyse au cas par cas avec un expert-comptable spécialisé LMNP est recommandée avant de choisir le régime fiscal.

Pour aller plus loin : guide micro-BIC LMNP, régime réel LMNP, plus-value LMNP.

17. Nouveautés 2025–2026 à connaître

Logements G interdits à la location — depuis le 1ᵉʳ janvier 2025
Tout nouveau bail ou renouvellement pour un logement classé G (>420 kWh/m²/an) est interdit sur tout le territoire français métropolitain depuis le 1ᵉʳ janvier 2025. Les baux en cours continuent de courir jusqu'à leur terme.
Prélèvements sociaux à 18,6 % — LFSS 2026
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a relevé les prélèvements sociaux (PS) sur les revenus du patrimoine de 17,2 % à 18,6 % pour les revenus BIC de location meublée. Ce taux s'applique à compter du 1ᵉʳ janvier 2026.
Loi Le Meur — enregistrement national obligatoire au 20 mai 2026
La loi du 19 novembre 2024 relative au développement de l'offre locative abordable (dite "loi Le Meur") instaure un numéro d'enregistrement national obligatoire pour toute mise en location touristique à compter du 20 mai 2026. Elle abaisse également l'abattement micro-BIC des meublés de tourisme à 50 % (contre 71 % auparavant pour les classés) et permet aux communes d'abaisser à 90 jours le seuil de location annuel des résidences principales.
Trêve hivernale 2025–2026 : du 1ᵉʳ novembre 2025 au 31 mars 2026
Pendant la trêve hivernale, aucune expulsion ne peut être exécutée, même si elle a été ordonnée par un tribunal. Le commandement de quitter les lieux doit être notifié au moins 2 mois avant la date d'expulsion souhaitée, ce qui en pratique impose de saisir le tribunal avant septembre pour espérer une expulsion avant le 1ᵉʳ novembre.
LF2025 — réintégration des amortissements LMNP dans la plus-value
Depuis le 15 février 2025, les amortissements déduits au régime réel BIC sont partiellement réintégrés dans le calcul de la plus-value immobilière lors de la cession. Cette règle s'applique aux cessions de biens dont les loyers ont été déclarés en BIC (régime réel) depuis le 1ᵉʳ janvier 2025.
IRL Q4 2025 = 145,78 (+0,79 % sur un an)
L'Indice de Référence des Loyers du 4ᵉ trimestre 2025, publié par l'INSEE, s'établit à 145,78. La hausse annuelle est de +0,79 %, soit la plus faible depuis 2021. C'est cet indice qui sert de référence pour les révisions de loyer dont la date anniversaire tombe entre janvier et mars 2026.

18. Logement décent : critères légaux obligatoires

Indépendamment des 11 meubles obligatoires, tout logement meublé mis en location doit répondre aux critères de décence définis par l'article 6 de la loi du 6 juillet 1989 et le décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002. Ces critères constituent le socle minimal en dessous duquel le bailleur ne peut légalement louer.

Critères de surface et volume

Critère Seuil minimum légal Texte de référence
Surface habitable 9 m² minimum Décret 2002-120, art. 4
Volume habitable 20 m³ pour les logements < 14 m² Décret 2002-120, art. 4
Hauteur sous plafond 2,20 m minimum Décret 2002-120, art. 4
Pièce principale 9 m² ou 20 m³ Décret 2002-120, art. 4

Équipements et installations obligatoires

Le logement doit comporter les installations en bon état de fonctionnement suivantes :

  • Alimentation en eau potable avec pression et débit suffisants
  • Évacuation des eaux usées sans risque de reflux d'odeurs ni de débordement
  • Cuisine ou espace cuisson avec four ou micro-ondes et réfrigérateur
  • Installation sanitaire : WC séparé de la cuisine et de la pièce principale, baignoire ou douche
  • Réseau électrique permettant l'éclairage suffisant de chaque pièce et le fonctionnement des équipements
  • Chauffage adapté aux caractéristiques du logement
  • Protection contre les infiltrations d'eau (toiture, murs, fenêtres étanches)
  • Garde-corps et vitrage en bon état sur balcons, terrasses et fenêtres

Absence d'équipements ou installations nuisibles

Un logement décent ne doit comporter aucun des éléments suivants :

  • Matériaux dangereux (amiante friable non confinée, plomb à concentration excessive)
  • Risque d'intoxication au monoxyde de carbone (conduits de ventilation obstrués)
  • Infestation de nuisibles ou de parasites (punaises de lit, rats, cafards)
  • Humidité excessive rendant le logement insalubre
  • Exposition aux intempéries (toiture ou murs non étanches)

Conséquences si le logement n'est pas décent

Si le logement ne répond pas aux critères de décence, le locataire dispose de plusieurs recours :

  • Mise en demeure du bailleur de mettre le logement en conformité (lettre AR)
  • Saisine du tribunal judiciaire pour obtenir une réduction de loyer ou une consignation jusqu'aux travaux
  • Saisine de la CAF ou de la MSA : suspension des aides au logement (APL) versées au bailleur
  • En cas de danger pour la sécurité ou la santé : signalement à la préfecture ou à la mairie pour procédure d'insalubrité
Logement G = indécent depuis le 1ᵉʳ janvier 2025
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, un logement classé G au DPE est légalement considéré comme non décent pour toute nouvelle location ou renouvellement de bail. Cela s'ajoute à l'interdiction de mise en location déjà applicable. Le locataire d'un logement G peut saisir le tribunal pour obtenir des travaux et une réduction de loyer, même sur un bail en cours.

19. Zones tendues et encadrement des loyers

En France, deux mécanismes distincts limitent la liberté du bailleur sur le montant du loyer : la réglementation des zones tendues (qui encadre les hausses à la relocation) et l'encadrement des loyers (qui plafonne le loyer initial). Ces dispositifs s'appliquent cumulativement dans certaines villes.

Les zones tendues : qu'est-ce que c'est ?

Une zone tendue est une agglomération de plus de 50 000 habitants où l'offre de logements est nettement inférieure à la demande. Y sont applicables des règles spécifiques sur la révision du loyer entre deux locataires. La liste est fixée par décret (décret n° 2013-392 du 10 mai 2013) et comprend 28 agglomérations :

Paris Lyon Marseille Lille Bordeaux Toulouse Nantes Nice Strasbourg Grenoble Montpellier Rennes Toulon Saint-Étienne Douai-Lens Metz Rouen Tours Valenciennes Avignon Orléans Dijon Nancy Clermont-Ferrand Le Havre Reims Angers Brest

Règle de relocation en zone tendue

En zone tendue, lors d'un changement de locataire, le nouveau loyer ne peut pas dépasser le loyer du locataire précédent (hors révision IRL), sauf exceptions limitées :

  • Si le logement n'a pas été loué depuis plus de 18 mois
  • Si des travaux d'amélioration d'un montant au moins égal à la dernière année de loyer ont été réalisés depuis le dernier locataire
  • Si le loyer précédent était manifestement sous-évalué (écart > 30 % par rapport au loyer de référence)

L'encadrement des loyers : un dispositif plus strict

L'encadrement des loyers va plus loin que la simple zone tendue : il plafonne le loyer initial selon un loyer de référence médian fixé par arrêté préfectoral, variable selon le quartier, la surface, le type de bien et l'époque de construction. Le mécanisme :

Indice Définition Règle pour le bailleur
Loyer de référence minoré Médian − 30 % Sous ce seuil : locataire peut exiger une hausse
Loyer de référence médian 50ᵉ percentile du marché Référence de base
Loyer de référence majoré Médian + 20 % Plafond légal — le loyer ne peut pas dépasser ce seuil

Un complément de loyer peut être exigé au-delà du loyer de référence majoré, mais uniquement pour des caractéristiques exceptionnelles de localisation ou de confort (vue exceptionnelle, terrasse privative, prestations haut de gamme) qui ne sont pas prises en compte par l'indice de référence. Ce complément doit être justifié dans le bail.

Villes où l'encadrement des loyers est en vigueur (2026)

Ville / Zone Depuis Outil de vérification
Paris (75) Juillet 2019 encadrementdesloyers.fr
Lille, Hellemmes, Lomme Mars 2020 Plateforme officielle Lille Métropole
Plaine Commune (Seine-Saint-Denis) Juin 2021 Plateforme officielle
Lyon et Villeurbanne Novembre 2021 Plateforme officielle Lyon
Est Ensemble (Seine-Saint-Denis) Décembre 2021 Plateforme officielle
Montpellier Juillet 2022 Plateforme officielle Montpellier
Bordeaux Juillet 2022 Plateforme officielle Bordeaux
Grenoble Mars 2023 Plateforme officielle Grenoble
Pays Basque (Bayonne) En cours 2024 Plateforme à venir
Sanction en cas de dépassement du plafond
Si le loyer dépasse le loyer de référence majoré sans complément de loyer justifié dans le bail, le locataire peut saisir la Commission Départementale de Conciliation (CDC) puis le tribunal judiciaire pour obtenir une réduction de loyer et le remboursement du trop-perçu depuis le début du bail. La prescription est de 3 ans.

20. Garanties contre les loyers impayés : GLI, Visale et caution

Face au risque d'impayé, le propriétaire dispose de plusieurs mécanismes de protection cumulables ou alternatifs. Le choix dépend du profil du locataire, du type de bail et de l'appétence du bailleur pour la gestion administrative.

La caution solidaire (garant personnel)

C'est la garantie la plus ancienne et la plus répandue. Une personne physique (parent, ami) ou morale (employeur) s'engage à payer le loyer si le locataire défaille. Points clés :

  • L'acte de cautionnement doit être manuscrit et mentionner précisément le montant garanti et la durée
  • La caution simple permet d'actionner le garant seulement après avoir poursuivi le locataire — la caution solidaire permet de l'actionner dès le premier impayé
  • Durée illimitée si le bail est à durée indéterminée, ou limitée à la durée du bail
  • Interdit de cumuler caution personnelle + assurance GLI, sauf si le locataire est étudiant ou apprenti

La Garantie Visale (Action Logement) — gratuite

La Visale est une caution gratuite proposée par Action Logement. Elle couvre les loyers impayés pendant 36 mois consécutifs ou non sur toute la durée du bail. Conditions d'éligibilité du locataire :

Profil locataire Conditions Plafond loyer couvert
Moins de 30 ans Sans condition (hors propriétaires) 1 500 €/mois IDF / 1 300 € ailleurs
Salarié 30 ans et + En mobilité pro (CDI période essai, CDD, intérim, alternance) 1 500 €/mois IDF / 1 300 € ailleurs
Bail mobilité Tout locataire éligible bail mobilité 1 500 €/mois IDF / 1 300 € ailleurs

La Visale couvre aussi les dégradations locatives jusqu'à 2 mois de loyer (hors charges). Elle se souscrit sur visale.fr — le locataire obtient un visa avant la signature du bail.

L'assurance loyers impayés (GLI)

La GLI (Garantie des Loyers Impayés) est un produit d'assurance souscrit par le bailleur auprès d'un assureur privé. Elle offre une couverture plus large que la Visale mais est payante :

Critère GLI classique Visale Caution solidaire
Coût 2,5 à 4 % des loyers annuels Gratuit Gratuit
Déductible (régime réel) Oui N/A Non
Loyers impayés couverts 12 à 36 mois 36 mois Illimité (si solvable)
Dégradations locatives Oui (selon contrat) Jusqu'à 2 mois Non (pas automatique)
Frais de procédure Souvent inclus Non Non
Cumul avec caution ? Interdit (sauf étudiant) Autorisé N/A
Délai de carence 1 à 3 mois 0 0
Critères locataire imposés Oui (3 fois le loyer min.) Oui (profils ciblés) Non
GLI déductible au régime réel LMNP
La prime d'assurance GLI est une charge déductible du résultat BIC au régime réel. Pour un bien loué 900 €/mois, une GLI à 3 % représente 324 €/an de prime — entièrement déductible. Au taux marginal de 30 % + PS 18,6 %, le coût net après déduction fiscale tombe à environ 167 €/an, soit 14 €/mois.

21. Bail meublé vs bail nu : le comparatif complet

Le choix entre location meublée et location nue est l'une des décisions les plus importantes pour un propriétaire bailleur. Les deux régimes diffèrent sur la quasi-totalité des aspects : durée, fiscalité, rendement, gestion et flexibilité.

Critère Location meublée Location nue
Durée bail standard 1 an (reconductible) 3 ans (reconductible)
Bail étudiant 9 mois possible ⛔ Non disponible
Bail mobilité 1-10 mois possible ⛔ Non disponible
Préavis locataire 1 mois 3 mois (1 mois zone tendue)
Préavis propriétaire 3 mois 6 mois
Dépôt de garantie 2 mois max. 1 mois max.
Catégorie fiscale BIC Revenus fonciers
Abattement forfaitaire 50 % (micro-BIC) 30 % (micro-foncier)
Amortissement du bien ✅ Oui (régime réel) ⛔ Non
Déficit imputable sur revenu global ⛔ Non (report illimité) ✅ Oui (10 700 €/an max)
Loyer moyen vs nu +15 à +30 % Référence
Charges d'investissement initial Meubles (1 000–5 000 €) Nulles
Turnover locataire Plus fréquent Plus stable
Taxe CFE ✅ Due (LMNP) ⛔ Non due
DPE G interdit (2025) ✅ Oui ✅ Oui
Gel loyer logement F/G ✅ Oui ✅ Oui

Quand choisir le meublé ?

  • Votre bien est un studio ou T2 dans une grande ville ou ville universitaire
  • Vous souhaitez une flexibilité maximale pour récupérer votre bien (bail 1 an ou 9 mois)
  • Vous êtes au régime réel et souhaitez neutraliser la fiscalité sur les revenus locatifs
  • Votre emprunt immobilier est récent (intérêts + amortissements = résultat nul ou négatif)

Quand choisir la location nue ?

  • Votre bien est un T3 ou plus, loué à une famille souhaitant une stabilité longue
  • Vous préférez ne pas investir dans l'ameublement ni gérer le renouvellement du mobilier
  • Vous avez un déficit foncier important à imputer sur votre revenu global (travaux)
  • Vous souhaitez une gestion minimale avec des locataires stables sur plusieurs années

22. Modèles de lettres de congé

Le congé (préavis) est l'acte par lequel le locataire ou le propriétaire met fin au bail à son échéance. Il doit être notifié par lettre recommandée avec accusé de réception, par remise en main propre contre récépissé, ou par acte d'huissier.

À envoyer par lettre recommandée avec AR. Le préavis d'1 mois court à compter de la réception.

[Prénom Nom du locataire] [Adresse du logement loué] [Ville, date] À l'attention de [Prénom Nom du propriétaire] [Adresse du propriétaire] Objet : Congé pour le logement meublé sis [adresse complète du logement] Madame, Monsieur, Par la présente lettre recommandée avec accusé de réception, je vous notifie mon congé pour le logement meublé situé [adresse complète], que j'occupe depuis le [date d'entrée] en vertu du bail signé le [date de signature]. Conformément à l'article 25-8 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, le délai de préavis applicable à la location meublée est d'un (1) mois. Ce préavis prend effet à compter de la réception de la présente lettre. Je me tiens disponible pour organiser l'état des lieux de sortie à votre convenance dans les meilleurs délais. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées. [Signature] [Prénom Nom]

À envoyer par LRAR au moins 3 mois avant la date d'échéance du bail. Le locataire bénéficie d'un droit de préemption.

[Prénom Nom du propriétaire] [Adresse du propriétaire] [Ville, date] À l'attention de [Prénom Nom du locataire] [Adresse du logement loué] Objet : Congé pour vente — logement meublé sis [adresse complète] Lettre recommandée avec accusé de réception Madame, Monsieur, Par la présente, je vous notifie votre congé pour le logement meublé situé [adresse complète], dont vous êtes locataire depuis le [date d'entrée], pour le motif suivant : VENTE DU LOGEMENT. Ce congé prend effet à la date d'échéance du bail, soit le [date d'échéance]. Le préavis de trois (3) mois est respecté, la présente lettre étant adressée le [date d'envoi]. Conformément à l'article 25-7 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, vous bénéficiez d'un DROIT DE PRÉEMPTION sur l'acquisition du logement aux conditions suivantes : - Prix de vente envisagé : [montant en euros] - Modalités : [comptant / financement à préciser] Vous disposez d'un délai de deux (2) mois à compter de la réception de la présente pour exercer ce droit, en me notifiant votre décision par lettre recommandée. En cas de silence, ce droit sera réputé non exercé. Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées. [Signature] [Prénom Nom du propriétaire]

Le motif de reprise doit être réel et sérieux. Préciser nominativement le bénéficiaire de la reprise.

[Prénom Nom du propriétaire] [Adresse du propriétaire] [Ville, date] À l'attention de [Prénom Nom du locataire] [Adresse du logement loué] Objet : Congé pour reprise — logement meublé sis [adresse complète] Lettre recommandée avec accusé de réception Madame, Monsieur, Par la présente, je vous notifie votre congé pour le logement meublé situé [adresse complète], pour le motif suivant : REPRISE DU LOGEMENT POUR Y HABITER. Le logement sera repris au bénéfice de [Prénom Nom du bénéficiaire], qui est [mon fils/ma fille/moi-même/etc.], afin qu'il/elle y établisse sa résidence principale. Cette reprise est réelle et sérieuse. Ce congé prend effet à la date d'échéance du bail, soit le [date d'échéance]. Le préavis de trois (3) mois est respecté. Je vous informe que le bénéficiaire devra occuper effectivement le logement dans un délai de six (6) mois suivant votre départ. Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées. [Signature] [Prénom Nom du propriétaire]
Congé frauduleux : risques pour le propriétaire
Si le propriétaire donne congé pour reprise ou vente sans intention réelle, il s'expose à des dommages-intérêts d'au moins 3 mois de loyer et à une amende pénale pouvant atteindre 6 000 € (personne physique) ou 30 000 € (personne morale). Le locataire dispose de 5 ans pour agir en justice.

23. Réparations : qui paie quoi ?

La répartition des charges de réparation entre bailleur et locataire est définie par la loi et le décret n° 87-712 du 26 août 1987 (pour les réparations locatives). Toute clause du bail qui s'y oppose est réputée non écrite.

Élément Locataire Propriétaire Précisions
Remplacement joint robinet Réparation locative classique
Remplacement d'une chasse d'eau cassée Flotteur, mécanisme de chasse
Remplacement d'une vitre brisée Sauf bris suite à vice de construction
Entretien du chauffe-eau (détartrage) Entretien courant à charge du locataire
Peintures et tapisseries abîmées Dégradation locative — hors usure normale
Joints de fenêtres et volets Petite réparation à charge du locataire
Remplacement d'un robinet vétuste Vétusté normale — charge propriétaire
Remplacement du chauffe-eau (panne) Grosse réparation — charge propriétaire
Réfection de toiture Art. 606 Code civil
Remplacement chaudière collective Équipement collectif
Dégâts des eaux par infiltration toiture Vice de construction ou vétusté
Mise aux normes électriques Travaux de mise en conformité
Remplacement d'un meuble usé En meublé : à charge du bailleur si vétusté
Dégradation d'un meuble par le locataire Imputable sur le dépôt de garantie (grille vétusté)
Nuisibles (punaises, rats) Partagé Partagé Selon origine : locataire si apport, bailleur si infestation préexistante

Le cas des meubles en location meublée

En location meublée, la répartition des réparations de mobilier obéit à une règle simple :

  • Usure normale (vétusté) : à la charge du propriétaire, qui doit remplacer les meubles hors d'usage au fil du temps
  • Dégradation locative (choc, tache, casse volontaire) : à la charge du locataire, imputable sur le dépôt de garantie avec application de la grille de vétusté

En pratique, si un canapé est neuf à l'entrée du locataire et présenté comme tel dans l'inventaire, toute dégradation anormale est à la charge du locataire. Si le même canapé a 8 ans (sur une durée de vie théorique de 10 ans), la vétusté de 80 % est déjà amortie : le propriétaire ne pourra prélever au maximum que 20 % de la valeur de remplacement.

Réparations urgentes en cours de bail
Lorsqu'une réparation urgente et nécessaire incombe au propriétaire (ex. panne de chauffe-eau en hiver), le locataire peut, après mise en demeure restée sans réponse dans un délai raisonnable, faire effectuer les travaux d'urgence aux frais avancés du bailleur et lui en demander le remboursement. Cette procédure d'auto-réparation est encadrée par la jurisprudence et ne dispense pas d'un accord préalable ou d'une mise en demeure.

FAQ — 47 questions sur le bail meublé

Pour un logement meublé constituant la résidence principale du locataire, la durée minimale est d'1 an, reconduite tacitement par périodes d'1 an. Pour un étudiant justifiant de ce statut, la durée peut être réduite à 9 mois sans reconduction tacite. Le bail mobilité peut être conclu pour une durée de 1 à 10 mois, sans renouvellement possible.
Le décret n° 2015-981 liste : 1) literie avec couette/couverture, 2) dispositif d'occultation des fenêtres en chambre, 3) plaques de cuisson, 4) four ou micro-ondes, 5) réfrigérateur avec compartiment congélateur, 6) vaisselle suffisante, 7) ustensiles de cuisine, 8) table et sièges, 9) étagères de rangement, 10) luminaires, 11) matériel d'entretien ménager. L'absence d'un seul de ces éléments peut entraîner la requalification en bail nu.
Le locataire d'un bail meublé doit donner un préavis d'1 mois, quelle que soit la localisation du logement (zone tendue ou non). Le préavis court à compter de la réception de la lettre recommandée avec AR, ou de la signification par acte d'huissier.
Non. Le propriétaire ne peut donner congé qu'à l'échéance du bail, avec un préavis de 3 mois et uniquement pour l'un des trois motifs légaux : vente du logement (avec droit de préemption du locataire), reprise pour y habiter (lui-même ou un proche désigné par la loi), ou motif légitime et sérieux (impayés persistants, troubles graves, dégradations).
Pour un bail meublé classique ou étudiant, le dépôt de garantie est plafonné à 2 mois de loyer hors charges. Il doit être restitué dans le mois suivant la remise des clés si aucune retenue n'est effectuée, ou dans les 2 mois si des retenues sont appliquées. Tout dépassement de délai entraîne une pénalité de 10 % du loyer mensuel par mois entamé de retard.
La loi ELAN interdit tout dépôt de garantie en bail mobilité. Pour couvrir le risque d'impayé ou de dégradation, le bailleur peut : 1) souscrire la garantie Visale d'Action Logement (gratuite, couvre 36 mois de loyers impayés pour les moins de 30 ans et les salariés en mobilité), 2) souscrire une assurance loyers impayés (GLI) auprès d'un assureur, 3) exiger une caution personnelle du locataire.
Oui, une fois par an, dans la limite de la variation de l'IRL. Pour le Q4 2025, l'IRL est de 145,78 (+0,79 %/an). Le bailleur dispose de 1 an à compter de la date d'application pour exercer ce droit. Passé ce délai, il perd définitivement le droit à la révision pour cette année. Pour les logements F ou G, aucune augmentation n'est autorisée, même dans la limite de l'IRL.
Si ni le locataire ni le propriétaire ne donnent congé avant l'échéance, le bail se reconduit automatiquement pour une nouvelle période d'1 an aux mêmes conditions. Il n'y a pas besoin de signer un nouveau contrat. Cette reconduction tacite s'applique uniquement au bail classique — pas au bail étudiant (qui expire) ni au bail mobilité (non renouvelable).
Techniquement, un bail verbal est valide. Mais en pratique, sans écrit, il est impossible de prouver le montant du loyer, la durée convenue, ou l'inventaire des meubles. En cas de litige, le locataire peut présumer que le bail est un bail nu de 3 ans. La loi impose la forme écrite pour les baux meublés à usage de résidence principale — un bail verbal expose le propriétaire à de lourdes difficultés probatoires.
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, les logements classés G (consommation supérieure à 420 kWh/m²/an) sont interdits à toute nouvelle location ou renouvellement de bail en France métropolitaine. Les logements F seront interdits à partir du 1ᵉʳ janvier 2028, et les logements E à partir du 1ᵉʳ janvier 2034. En plus de l'interdiction, le loyer d'un logement F ou G est gelé (pas d'indexation IRL).
Oui, le bail meublé laisse au bailleur le choix entre charges au forfait (montant fixe sans régularisation) et charges au réel (provisions avec régularisation annuelle sur justificatifs). Le forfait est majoritairement choisi pour sa simplicité. Attention : si le forfait est manifestement sous-évalué (inférieur à 50 % des charges réelles), un juge peut le requalifier partiellement en loyer.
En colocation avec bail unique, chaque colocataire est solidairement responsable de l'intégralité du loyer. Cette solidarité prend fin 6 mois après le départ d'un colocataire, à condition qu'il ait donné son congé et qu'un remplaçant soit entré dans les lieux. Jusqu'à cette date, le colocataire sortant reste tenu du loyer même s'il a quitté physiquement le logement.
Non. La sous-location sans accord écrit du propriétaire constitue une violation du bail. Elle peut entraîner la résiliation judiciaire du contrat et une demande de dommages-intérêts. Avec l'accord du propriétaire, le loyer de sous-location est plafonné au loyer principal au prorata de la surface sous-louée.
La requalification transforme le bail meublé en bail nu si le logement ne remplit pas les conditions légales. Les conséquences sont lourdes : la durée passe de 1 à 3 ans, le dépôt de garantie de 2 à 1 mois, les revenus passent de BIC à revenus fonciers, et un redressement fiscal est possible sur 3 ans. La cause principale est l'absence d'un ou plusieurs des 11 meubles obligatoires.
Les revenus de location meublée sont imposés en BIC. En micro-BIC, un abattement forfaitaire de 50 % s'applique (plafond 77 700 € de recettes en 2026). Au régime réel, les charges réelles et les amortissements sont déductibles — ce qui permet souvent de ramener la base imposable à zéro pendant plusieurs années. Depuis 2025, les prélèvements sociaux sont à 18,6 %.
L'amortissement est calculé par composants sur la valeur d'acquisition (hors terrain). Les taux usuels sont : gros oeuvre 1,3 %/an (75 ans), façades 2 %/an (50 ans), toiture 2,8 %/an (35 ans), réseaux 3,3 %/an (30 ans), agencements 10 %/an (10 ans), meubles 10-20 %/an (5-10 ans). Les amortissements non déduits (car ils créeraient un déficit) sont mis en réserve (Amortissements Réputés Différés — ARD) et reportables sans limite de durée.
Oui. La notice d'information relative aux droits et obligations des locataires et des bailleurs (prévue par l'arrêté du 29 mai 2015) est obligatoire pour tout bail meublé à usage de résidence principale. Elle doit être annexée au bail dès la signature. Son absence ne rend pas le bail nul mais peut engager la responsabilité civile du bailleur en cas de préjudice pour le locataire.
La grille de vétusté (décret n° 2016-382) fixe la durée de vie théorique et le taux de vétusté annuel de chaque type d'équipement. Elle s'applique pour calculer le montant que le bailleur peut légitimement prélever sur le dépôt de garantie en cas de dégradation locative. Exemple : un canapé de 600 € acheté neuf, endommagé après 5 ans (taux 10 %/an) → vétusté 50 % → le bailleur peut prélever 300 € maximum.
Oui. Si le locataire souhaite rester à l'issue du bail mobilité, les parties peuvent conclure un nouveau bail meublé classique d'1 an. Il n'est pas possible de renouveler ou proroger le bail mobilité lui-même. En revanche, il n'est pas possible de conclure un deuxième bail mobilité avec le même locataire sur le même logement.
Depuis la loi du 22 juin 2022, il est interdit au bailleur d'inclure une clause interdisant la détention d'animaux de compagnie dans le logement (sauf les chiens de 1ʳᵉ et 2ᵉ catégorie, dits "chiens dangereux"). Toute clause contraire est réputée non écrite. Le locataire peut donc légalement avoir un chat, un chien de race non dangereuse, etc.
La trêve hivernale court du 1ᵉʳ novembre au 31 mars de l'année suivante. Pendant cette période, aucune expulsion ne peut être exécutée, même ordonnée par le tribunal. Pour 2025-2026 : du 1ᵉʳ novembre 2025 au 31 mars 2026. La procédure judiciaire peut néanmoins être engagée — elle ne pourra être exécutée qu'après la fin de la trêve.
La procédure suit ces étapes : 1) commandement de payer par huissier (délai de 6 semaines pour régulariser), 2) en cas d'échec, saisine du tribunal judiciaire (juge des contentieux de la protection), 3) jugement prononçant la résiliation du bail, 4) commandement de quitter les lieux (2 mois), 5) expulsion avec le concours de la force publique. La procédure dure en moyenne 12 à 18 mois. Une assurance loyers impayés (GLI) prend en charge les loyers non perçus dès le premier impayé.
La garantie Visale est une caution gratuite proposée par Action Logement. Elle couvre les loyers impayés pendant 36 mois. Elle est accessible aux : moins de 30 ans (sans condition de contrat), salariés de plus de 30 ans en période de mobilité professionnelle (CDI en période d'essai, CDD, intérim), et demandeurs de bail mobilité. Elle est particulièrement adaptée au bail mobilité où le dépôt de garantie est interdit.
Oui, un bail meublé peut porter sur une chambre (meublée de façon autonome avec accès aux parties communes partagées : cuisine, salle de bains). Ce type de contrat est courant en colocation avec baux individuels par chambre. La chambre doit être dotée des équipements minimum et avoir une surface d'au moins 9 m² (surface habitable minimale légale).
La surface habitable minimale est de 9 m² avec une hauteur sous plafond d'au moins 2,20 m (décret n° 2002-120). Pour un logement de moins de 14 m², le volume total doit être d'au moins 20 m³. En dessous de ces seuils, le logement est considéré comme indécent et le locataire peut saisir le tribunal pour obtenir une mise en conformité ou une réduction de loyer.
Les revenus de location meublée sont déclarés en BIC (formulaire 2042 C-Pro). En micro-BIC, il suffit de reporter le montant brut des loyers encaissés — l'abattement de 50 % est appliqué automatiquement. Au régime réel, il faut déposer une liasse fiscale (2031 et annexes) auprès du SIE, idéalement via un expert-comptable ou un Centre de Gestion Agréé (CGA) qui offre une réduction d'impôt sur les honoraires.
La location meublée simple (sans services para-hôteliers) est exonérée de TVA. La TVA s'applique uniquement si le bailleur fournit au moins trois des quatre services para-hôteliers : petit-déjeuner, nettoyage régulier des locaux, fourniture de linge de maison, et réception de la clientèle. Dans ce cas, le bailleur devient un assujetti à la TVA et doit la collecter et la reverser. Pour plus de détails, consultez notre guide TVA en LMNP.
Une SCI (Société Civile Immobilière) à l'IR ne peut pas exercer une activité commerciale comme la location meublée — elle risquerait la requalification en société commerciale. La SCI à l'IS peut accueillir de la location meublée mais perd les avantages du régime des plus-values des particuliers. Le régime LMNP en nom propre reste le plus courant et le plus optimisé fiscalement. Consultez notre guide LMNP ou SCI pour une analyse détaillée.
En régime réel BIC, les amortissements ne peuvent pas créer ou augmenter un déficit. Ils sont donc "différés" jusqu'à ce que le résultat redevienne positif : c'est ce qu'on appelle les Amortissements Réputés Différés (ARD). Les ARD sont reportables sans limite de durée, ce qui permet de neutraliser fiscalement les bénéfices futurs pendant de nombreuses années.
Le passage au statut LMP (Loueur en Meublé Professionnel) est automatique si deux conditions sont remplies simultanément : 1) les recettes locatives annuelles dépassent 23 000 €, 2) ces recettes dépassent les autres revenus professionnels du foyer fiscal. En LMP, les déficits sont déductibles du revenu global, les cotisations sociales SSI sont dues, et le régime des plus-values professionnelles s'applique. Consultez notre guide LMP vs LMNP.
Oui. Tout début d'activité de location meublée doit être déclaré via le formulaire P0i auprès du guichet unique (formalites.entreprises.gouv.fr) dans les 15 jours du début de la location. Cette déclaration permet d'obtenir un numéro SIRET et d'être inscrit au registre des activités de location meublée. Pour les étapes détaillées, consultez notre guide créer son activité LMNP.
Non. Le bail meublé saisonnier (location de vacances pour une durée maximale de 90 jours non renouvelables, à une clientèle de passage) n'est pas soumis à la loi du 6 juillet 1989. Il relève du Code civil (art. 1714 et suivants) et du Code du tourisme. Le propriétaire est libre de fixer le loyer, la durée et les conditions. En revanche, il doit respecter les réglementations locales (déclaration en mairie, DPE, numéro d'enregistrement depuis mai 2026).
Le locataire est tenu de souscrire une assurance habitation couvrant les risques locatifs (incendie, dégâts des eaux, responsabilité civile). Il doit en justifier chaque année. Le bailleur n'est pas obligé de souscrire une assurance PNO (Propriétaire Non Occupant), mais elle est vivement conseillée : elle couvre les dommages que l'assurance du locataire ne prendrait pas en charge (vacance locative, dommages aux parties communes...).
Si l'état des lieux de sortie n'est pas réalisé par la faute du bailleur, celui-ci ne peut plus déduire de retenues sur le dépôt de garantie pour dégradations. À l'inverse, si c'est par la faute du locataire (refus ou absence), le bailleur peut faire constater l'état du logement par huissier aux frais partagés, et retenir les sommes nécessaires aux réparations sur présentation de devis ou factures.
Oui, un logement meublé peut être loué à une personne morale (société, association) pour y loger un salarié ou un dirigeant. Dans ce cas, le bail n'est pas soumis à la loi du 6 juillet 1989 (réservée aux locations à titre de résidence principale d'une personne physique). Le contrat est régi par le Code civil, avec davantage de liberté contractuelle. La durée, le préavis et le dépôt sont librement fixés.
La loi Le Meur (19 novembre 2024) cible principalement les meublés de tourisme (Airbnb, etc.). Pour les baux meublés à usage de résidence principale (baux classiques, étudiants, mobilité), elle n'apporte pas de changements directs. Elle renforce l'encadrement des meublés de tourisme : enregistrement national obligatoire au 20 mai 2026, abattement micro-BIC ramené à 50 % (plafond 77 700 €), et pouvoir renforcé des communes pour réduire les quotas de location touristique.
Oui. Tout logement mis en location doit respecter les critères de décence définis par le décret n° 2002-120 : surface minimale de 9 m² et hauteur sous plafond de 2,20 m minimum, eau courante potable, évacuation des eaux usées, chauffage fonctionnel, installation électrique sans danger, et absence de matériaux nuisibles (amiante friable, plomb excessif). Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, un logement classé G au DPE est légalement non décent pour tout nouveau bail.
L'encadrement des loyers plafonne le loyer d'un nouveau bail ou d'un renouvellement à un loyer de référence majoré fixé par arrêté préfectoral (= loyer médian de marché + 20 %). Il est en vigueur à Paris, Lille, Lyon, Villeurbanne, Montpellier, Bordeaux, Grenoble et dans plusieurs communes de Seine-Saint-Denis (Plaine Commune, Est Ensemble). En dehors de ces zones, le loyer est librement fixé lors d'une nouvelle location (mais encadré à la relocation si zone tendue).
Non, sauf exception. Le cumul d'une assurance loyers impayés (GLI) avec une caution personnelle solidaire est interdit pour les locataires salariés en CDI (loi ALUR). Exception : ce cumul est autorisé si le locataire est étudiant ou apprenti. Le propriétaire peut en revanche cumuler Visale (Action Logement) avec une caution solidaire ou avec une GLI.
En location nue, les revenus sont imposés en revenus fonciers — avec un abattement de 30 % en micro-foncier (plafonné à 15 000 €). En location meublée, les revenus sont imposés en BIC — avec un abattement de 50 % en micro-BIC (plafonné à 77 700 €). La différence clé au régime réel : le meublé permet de déduire les amortissements du bien et des meubles, ce qui neutralise souvent l'imposition pendant 10 à 15 ans. La location nue ne permet pas d'amortir.
Les zones tendues sont définies par le décret n° 2013-392 du 10 mai 2013 et couvrent 28 agglomérations de plus de 50 000 habitants. Vous pouvez vérifier si votre commune est en zone tendue sur service-public.fr (rubrique "location meublée" → "zone tendue"). En zone tendue, lors d'un changement de locataire, le loyer est plafonné au montant du loyer précédent (hors révision IRL), sauf exceptions (logement vacant depuis plus de 18 mois, travaux importants réalisés, loyer antérieur sous-évalué).
En location meublée, l'usure normale (vétusté) est à la charge du propriétaire. Si un canapé ou un matelas devient hors d'usage après plusieurs années d'utilisation normale, c'est au bailleur de le remplacer. En revanche, si le meuble est endommagé par une dégradation locative (tache, casse), le locataire est responsable — mais la réparation est plafonnée par la grille de vétusté. Un matelas usé après 10 ans d'utilisation normale n'est pas une dégradation locative.
Oui, au régime réel BIC (LMNP), la prime d'assurance GLI est une charge déductible du résultat BIC. Pour un loyer mensuel de 900 €, une prime GLI à 3 % représente 324 €/an entièrement déductible. Au taux marginal de 30 % + PS 18,6 %, le coût net après déduction tombe à environ 167 €/an. En micro-BIC, aucune déduction n'est possible (l'abattement de 50 % est forfaitaire et couvre toutes les charges).
Le congé doit : 1) être envoyé par lettre recommandée avec accusé de réception, 2) mentionner l'adresse du logement, 3) préciser la date de fin souhaitée (correspondant à l'expiration du préavis d'1 mois à partir de la réception). Pas besoin de justifier la raison du départ. Le préavis court à compter de la date de réception par le propriétaire, non de la date d'envoi. Si le propriétaire refuse le recommandé, le préavis commence à courir à la date de première présentation.
Non. Une clause du bail imposant le prélèvement automatique comme unique mode de paiement est réputée non écrite (art. 4 loi 1989 et arrêté du 10 juin 1996). Le locataire peut toujours payer par virement, chèque, espèces (dans les limites légales). Le bailleur peut suggérer un mode de paiement mais ne peut pas l'imposer. En pratique, le virement bancaire mensuel est le mode le plus sûr pour les deux parties (preuve de paiement).
Si le dépôt de garantie n'est pas restitué dans le délai légal (1 mois sans retenue / 2 mois avec retenue), le locataire peut : 1) adresser une mise en demeure par LRAR avec réclamation des intérêts de retard (10 % du loyer mensuel par mois de retard entamé), 2) saisir la Commission Départementale de Conciliation (gratuit, délai 2 mois), 3) en dernier recours, saisir le tribunal judiciaire (juge des contentieux de la protection) via la procédure simplifiée en ligne. La prescription est de 3 ans.
En règle générale, la location meublée génère un loyer 15 à 30 % plus élevé qu'une location nue équivalente, ce qui compense l'investissement dans l'ameublement (1 000 à 5 000 €). Sur le plan fiscal, le régime réel BIC avec amortissements permet souvent de ne payer aucun impôt pendant 10 à 15 ans, contre une imposition dès la première année en location nue sans travaux. Le principal inconvénient est un turnover locatif plus fréquent (1 à 2 ans en moyenne vs 4 à 5 ans en nu).

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