Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de lmnp.ai
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Démo & visite guidée Démonstration de 5 minutes pour maîtriser le logiciel
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, lmnp.ai s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

179 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

249 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Statut LMNP et LMP
Une transition fluide et automatique entre les deux régimes.
"Le logiciel surveille vos recettes et vos revenus d'activité pour vous alerter dès que vous franchissez les seuils du statut LMP, gérant ainsi la complexité fiscale à votre place."

Calcul des seuils en temps réel

Vérification automatique des 23 000 € de recettes et de la prépondérance des revenus.

Adaptation des formulaires

Les liasses fiscales (2031/2033) sont automatiquement configurées selon votre statut actif.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, lmnp.ai automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2031 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2031 (Bénéfices)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus, bénéfices et déficits meublés dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2042-C-PRO en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

LMNP Saisonnier & Cotisations
Une gestion intelligente des seuils et des régimes sociaux.
"Le logiciel détecte automatiquement vos revenus saisonniers (Airbnb, Booking) et vous aide à arbitrer entre les différents régimes sociaux pour optimiser vos prélèvements déductibles."

Arbitrage Régime

SSI vs Régime Général

Le logiciel adapte le calcul des liasses selon l'option retenue.

Expertise

Simulation de stratégie

RDV expert disponible pour choisir le régime le plus avantageux.

Détection automatique

Identification en temps réel des recettes issues des plateformes de location pour un suivi précis du chiffre d'affaires.

Seuil URSSAF (23 000 €)

Dès que vous franchissez ce seuil, le logiciel gère le basculement des prélèvements sociaux en cotisations sociales professionnelles.

Règle d'irrévocabilité

Selon la position actuelle de l'URSSAF, l'assujettissement aux cotisations sociales dès la première année à plus de 23k€ est définitif, même si vos revenus saisonniers repassent sous ce seuil l'année suivante.

Plus-values professionnelles LMP
Maîtrisez la fiscalité complexe lors de la revente de vos actifs.
"En statut LMP, la revente d'un bien suit des règles professionnelles strictes. Notre logiciel décompose chaque flux pour optimiser votre imposition réelle."

Plus-value Court Terme

Elle correspond au total des amortissements pratiqués. Soumise aux cotisations sociales et à l'IR (sauf exonération automatique calculée par l'outil).

Plus-value Long Terme

Elle porte sur la plus-value économique. Taxée à la Flat Tax (30%) avec des abattements puissants selon la durée de détention.

Art. 151 septies B : Exonération après 15 ans

Pour la plus-value de long terme, bénéficiez d'un abattement de 10% par an à partir de la 6ème année de détention. **Exonération totale après 15 ans**.

Art. 151 septies : Petites entreprises

Si vous êtes LMP depuis > 5 ans avec un CA < 90k€ (moyenne 2 ans), l'impôt sur le revenu est exonéré sur la PV court terme. Exonération partielle entre 90k€ et 126k€.

Règle des 2 ans

Si l'actif est détenu depuis moins de 2 ans, la globalité du gain (même économique) est traitée comme de la plus-value à court terme.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Cotisations sociales LMP
Automatisation fiscale pour le passage en professionnel.
"Notre logiciel détecte automatiquement et ajuste la fiscalité ainsi que l'édition de vos liasses en fonction de votre statut, qu'il soit non-professionnel (LMNP) ou professionnel (LMP)."

Calcul par itération en temps réel

Le logiciel calcule en temps réel les cotisations sociales dues au régime SSI (Sécurité Sociale des Indépendants) et les intègre automatiquement dans votre liasse fiscale comme une charge déductible.

Précision à l'euro près

Cette approche itérative garantit un résultat fiscal net de cotisations parfaitement juste, évitant les surprises en fin d'exercice.

Gain de temps

Plus besoin de simulations manuelles complexes : le moteur lmnp.ai synchronise vos recettes et vos cotisations de manière totalement transparente.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
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Tout savoir sur le bail mobilité

Bail mobilité : contrat de location meublée courte durée (1 à 10 mois) créé par la loi ELAN 2018 pour étudiants et actifs en déplacement. Conditions d’éligibilité, durée, meubles obligatoires, pas de dépôt de garantie, loyer encadré, fin de bail.

Ma
Auteur : Marie Nouhaud
Date de publication : 18 juin 2025
Temps de lecture : 10 min
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Le bail mobilité est un type de contrat de location meublée de courte durée, créé par la loi ELAN en 2018 et intégré dans la loi du 6 juillet 1989. Il vise à faciliter le logement temporaire de certaines catégories de locataires (étudiants, stagiaires, professionnels en déplacement, etc.) en offrant un cadre souple et adapté. D’une durée maximale de 10 mois non renouvelable, ce bail meublé spécifique permet aux propriétaires et aux locataires de convenir d’une location provisoire en toute sécurité juridique, sans qu’il soit nécessaire d’engager les procédures d’une location classique de longue durée.

 
 

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Cadre juridique du bail mobilité

Le bail mobilité a été instauré par la loi ELAN de 2018 (loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018) et fait désormais partie du dispositif législatif régissant les locations d’habitation (loi n° 89-462 du 6 juillet 1989). Ce nouveau bail a été conçu pour répondre à un besoin non couvert par les baux classiques : permettre la location d’un logement meublé pour une courte durée déterminée, sans reconduction tacite, afin de loger des personnes en mobilité temporaire. Le cadre juridique du bail mobilité offre ainsi plus de flexibilité aux propriétaires tout en sécurisant les locataires concernés, le tout dans le respect des obligations légales (logement décent, contrat écrit, etc.).

A noter : Ce bail étant officiellement reconnu comme une location à usage d’habitation principale (même si le locataire peut, le cas échéant, garder une résidence principale ailleurs), le propriétaire n’a pas besoin d’autorisation administrative particulière pour louer son logement sous ce régime. En d’autres termes, mettre en place un bail mobilité n’est pas assimilé à de la location meublée touristique, ce qui dispense le bailleur des démarches de changement d’usage ou d’enregistrement en mairie requises pour les locations de courte durée de type saisonnier.

Conditions de validité du bail mobilité

Pour qu’un contrat de location soit qualifié de bail mobilité, plusieurs conditions spécifiques doivent être réunies : le public éligible, la durée du bail, la nature du logement et son équipement meublé, notamment.

  • Public éligible : Le bail mobilité est réservé à certains locataires. Seul un locataire justifiant, à la date d’effet du bail, être dans l’une des situations suivantes peut en bénéficier :

    • En formation professionnelle (stagiaire en formation, reconversion, etc.) ;

    • Études supérieures (étudiant universitaire, école, etc.) ;

    • Contrat d’apprentissage (alternant en apprentissage) ;

    • Stage (stagiaire en entreprise ou institution) ;

    • Engagement volontaire en service civique ;

    • Mutation professionnelle (salarié muté temporairement dans une autre ville) ;

    • Mission temporaire professionnelle (consultant, intérimaire, travailleur saisonnier en mission de quelques mois).

Attention : Le locataire doit fournir un justificatif de sa situation (attestation de scolarité, convention de stage, contrat de mission, etc.) lors de la signature du bail.  

Durée du bail 

La durée est fixée librement par les parties entre 1 et 10 mois maximum. Il s’agit d’un bail à durée déterminée qui n’est ni renouvelable ni reconductible tacitement. Cela signifie qu’à l’arrivée du terme prévu, le contrat prend fin automatiquement, sans possibilité pour le prolonger au-delà de 10 mois par simple tacite reconduction. Aucune durée minimale n’excède 1 mois, ce qui permet une grande souplesse (par exemple un bail mobilité de 3 mois, 6 mois, etc., selon le besoin du locataire). Il est toutefois possible de modifier une fois la durée initiale par avenant. 

Logement meublé exigé 

Le bail mobilité ne peut porter que sur un logement meublé, c’est-à-dire un logement équipé de manière suffisante pour permettre au locataire d’y vivre immédiatement en n’apportant que ses effets personnels. Le logement doit contenir au minimum les équipements prévus par le décret n° 2015-981 du 31 juillet 2015 fixant la liste du mobilier obligatoire en meublé. Par exemple, le logement doit comporter a minima :

  • une literie (lit ou canapé-lit) avec couette ou couverture ;

  • un dispositif d’occultation des fenêtres dans les chambres (rideaux ou volets) ;

  • des plaques de cuisson et un four (ou four à micro-ondes) ;

  • un réfrigérateur avec compartiment congélation (ou un congélateur séparé) ;

  • la vaisselle et les ustensiles de cuisine nécessaires à la préparation et à la prise des repas ;

  • une table et des sièges (chaises, tabourets) ;

  • des étagères ou rangements suffisants ;

  • des luminaires (éclairages pour chaque pièce) ;

  • du matériel d’entretien ménager adapté au logement (aspirateur ou balai, seau, etc.).

En résumé, le bail mobilité est un contrat de location meublée de courte durée (1 à 10 mois), destiné exclusivement à des locataires en mobilité temporaire (formation, études, mission professionnelle…) et portant sur un logement meublé conforme aux exigences légales. Si l’une de ces conditions n’est pas remplie (par exemple, durée dépassant 10 mois, locataire ne justifiant pas d’un statut éligible, logement non meublé correctement équipé), le bail risque d’être requalifié en bail classique ou de ne pas produire les effets escomptés.

Clauses et mentions obligatoires dans le contrat

Le contrat de bail mobilité doit impérativement être conclu par écrit et comporter un certain nombre de mentions obligatoires. En effet, en plus des informations habituelles de tout contrat de location, la loi impose d’inclure des clauses spécifiques pour qu’il soit valable en tant que bail mobilité (faute de quoi, il pourrait être considéré comme un bail meublé standard soumis à d’autres règles). Les éléments suivants doivent notamment figurer dans le contrat :

  • Identité des parties : les noms et adresses du bailleur (propriétaire) et du locataire.

  • Description du logement : la désignation du logement loué, incluant sa consistance (type de bien, nombre de pièces, etc.), sa destination (usage d’habitation) et sa surface habitable en mètres carrés. Le contrat doit aussi préciser les équipements et parties à usage privatif dont le locataire a la jouissance exclusive (par exemple une cave, un parking, un jardin…) et, le cas échéant, la liste des parties communes ou équipements partagés accessibles (ex : local vélo, ascenseur, etc.), ainsi que les équipements de connexion (accès internet, antenne TV collective… si disponibles).

  • Durée du bail et date d’effet : la date de prise d’effet (date de début de la location) et la durée prévue du bail mobilité (nombre de mois, avec la date de fin correspondante). Pour rappel, cette durée doit être comprise entre 1 et 10 mois maximum.

  • Loyer et charges : le montant du loyer mensuel convenu et celui du forfait de charges locatives, ainsi que les modalités de paiement (par exemple, virement bancaire mensuel à date fixe). Il est également recommandé d’indiquer la périodicité du paiement des charges forfaitaires si elle diffère du loyer. (À noter : le bail mobilité interdisant toute révision en cours de bail, aucune clause d’indexation du loyer ne doit figurer dans le contrat.)

  • Motif du bail mobilité : la raison justifiant que le locataire bénéficie de ce bail spécifique. Il s’agit d’indiquer le statut du locataire correspondant (par exemple : “locataire en stage de fin d’études”, “en mission professionnelle temporaire”, “étudiant en master 2”, etc.). Cette mention est essentielle : si elle manque, le contrat pourrait être invalidé en bail classique. Le locataire devra par ailleurs présenter un justificatif de ce statut au moment de la signature du bail.

  • Dernier loyer appliqué et travaux récents : si le logement a déjà été loué et que le précédent locataire est parti il y a moins de 18 mois, le bail doit indiquer le montant et la date de paiement du dernier loyer appliqué au précédent locataire. Ceci est requis par les règles d’encadrement des loyers en zone tendue (voir section sur loyer). De plus, le contrat doit mentionner la nature et le montant d’éventuels travaux réalisés dans le logement depuis la fin du dernier bail (le cas échéant), car cela peut influencer la fixation du nouveau loyer dans certains cas.

  • Absence de dépôt de garantie : une clause doit préciser explicitement que aucun dépôt de garantie n’est exigé par le bailleur pour ce bail. Cette mention informe clairement le locataire de ce droit particulier du bail mobilité (et rappelle au bailleur qu’il ne peut pas en demander un).

  • Régime juridique du contrat : le contrat doit comporter une mention indiquant qu’il est conclu en régime de bail mobilité, tel que prévu par la loi (loi du 6 juillet 1989 modifiée). En pratique, il suffit d’intituler le contrat “Bail Mobilité” et/ou d’inclure une phrase du type « Le présent contrat est soumis aux dispositions des articles 25-12 à 25-18 de la loi du 6 juillet 1989 relatives au bail mobilité ».

Documents annexes à fournir au locataire

Comme pour toute location meublée, un certain nombre de documents annexes doivent être remis au locataire en même temps que la signature du bail mobilité. Ces annexes visent à informer le locataire sur l’état du logement et les règles applicables. Les principaux documents à fournir sont :

  • L’état des lieux d’entrée, établi contradictoirement par le bailleur et le locataire au moment de la remise des clés. Cet état des lieux doit intégrer l’inventaire détaillé du mobilier présent dans le logement (liste des meubles et équipements, avec leur état). Un exemplaire signé est remis à chaque partie.

  • Le dossier de diagnostic technique (DDT) complet du logement, fourni par le bailleur. Ce dossier regroupe plusieurs diagnostics immobiliers obligatoires, destinés à informer le locataire sur certains aspects de la sécurité et de la santé dans le logement. Il comprend notamment :

    • le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), qui évalue la consommation d’énergie du logement et son niveau d’isolation ;

    • le Constat de Risque d’Exposition au Plomb (CREP), si le bâtiment a été construit avant 1949 ;

    • un état de l’installation intérieure d’électricité et de gaz (si les installations ont plus de 15 ans ou selon la réglementation en vigueur) ;

    • un État des Risques et Pollutions (ERP), qui informe sur les risques naturels (inondation, sismicité…) ou technologiques (industriels) connus affectant la zone où se situe le logement (ce document est exigé dans les communes couvertes par un plan de prévention des risques).
      Tous ces diagnostics doivent être en cours de validité et réalisés par des professionnels certifiés. Ils sont regroupés dans un seul dossier remis au locataire.

  • Les extraits du règlement de copropriété, si le logement fait partie d’une copropriété (appartement dans un immeuble en copro, par exemple). Le bailleur doit fournir au locataire les pages du règlement de copropriété relatives à la destination de l’immeuble, à la jouissance et l’usage des parties privatives et communes, ainsi qu’un extrait mentionnant la répartition des charges de l’immeuble entre les lots (quote-part des charges afférente au logement loué). Cela permet au locataire de connaître les règles de vie dans l’immeuble (par ex. interdiction d’activités bruyantes, usage des parties communes) et de savoir quelles charges de copropriété le concernent indirectement via les charges récupérables.

  • La notice d’information relative aux droits et obligations des locataires et bailleurs. Cette notice, prévue par la loi ALUR, est généralement fournie en annexe des contrats de location. Elle récapitule de façon pédagogique les règles légales essentielles (procédures de congé, obligations d’entretien, etc.). Il est recommandé de la joindre au bail mobilité pour informer le locataire, bien que le contenu spécifique du bail mobilité diffère sur certains points.

Résiliation du bail mobilité : modalités pour le locataire et le bailleur

Étant un contrat de courte durée à échéance fixe, le bail mobilité se termine naturellement à la date prévue sans formalité particulière. Néanmoins, il peut prendre fin de façon anticipée à l’initiative du locataire, alors que le bailleur, lui, ne dispose pas de cette faculté (sauf manquement grave). Voici les règles de résiliation en fonction de la partie qui en est à l’origine :

  • Résiliation par le locataire : Le locataire peut décider de quitter le logement à tout moment avant l’échéance, à condition de respecter un préavis d’un mois. Il doit notifier son congé au bailleur, de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) ou par acte de commissaire de justice (anciennement huissier). Il peut également remettre en main propre une lettre de résiliation contre récépissé ou signature du bailleur. Une fois la notification envoyée, le délai de préavis de 1 mois commence à courir à partir du jour de réception par le bailleur. Durant ce mois de préavis, le locataire est tenu de payer le loyer et les charges normalement dus, jusqu’à la fin du préavis, même s’il quitte les lieux plus tôt. Toutefois, si le bailleur trouve un nouveau locataire pour occuper le logement avant la fin du préavis (et avec l’accord du locataire sortant), alors le locataire initial pourra être dispensé du paiement des loyers restants sur la période non occupée. À noter que le locataire n’a pas à justifier sa décision de partir : il peut résilier de manière anticipée pour convenance personnelle ou professionnelle, sans justificatif particulier, en respectant simplement le préavis. Cette flexibilité est un avantage important du bail mobilité pour le locataire.

  • Résiliation par le bailleur : Contrairement au locataire, le bailleur (propriétaire) ne peut pas donner congé en cours de bail mobilité. Le bailleur n’a donc pas la possibilité de rompre le bail de façon anticipée avant la date de fin prévue, sauf à engager une procédure judiciaire en cas de manquement grave du locataire à ses obligations. Par exemple, si le locataire ne paie plus le loyer ou dégrade le logement de manière importante, le bailleur peut saisir le tribunal pour demander la résiliation judiciaire du bail et l’expulsion, mais cela nécessite une décision de justice (il ne peut pas simplement donner un préavis comme dans un bail classique à l’échéance). En l’absence de faute du locataire, le bailleur doit attendre la fin du bail.

Attention : Si le locataire et le bailleur souhaitent poursuivre la location après le terme, ils ne peuvent pas prolonger le bail mobilité existant : ils devront signer un nouveau contrat de location (par exemple un bail meublé d’un an renouvelable)

En résumé, la fin du bail mobilité est principalement à l’initiative du locataire (préavis libre d’un mois). Le bailleur, lui, est engagé jusqu’au terme convenu et ne peut reprendre son bien avant, sauf via une action en justice en cas de manquement du locataire. Cette asymétrie est voulue pour protéger le locataire compte tenu de la précarité relative de ce bail de courte durée, tout en donnant la garantie au bailleur de récupérer son logement à la date convenue sans procédure lourde.

Loyer et encadrement des loyers en bail mobilité

Le loyer d’un bail mobilité est, en principe, fixé librement par le bailleur et le locataire au moment de la signature du contrat, en fonction du marché. Néanmoins, il existe des règles d’encadrement des loyers qui peuvent s’appliquer selon la localisation du logement, comme pour les autres baux d’habitation.

  • Zones tendues – Encadrement de l’évolution du loyer : Si le logement est situé en zone tendue (zones urbaines de plus de 50 000 habitants où l’offre de logement est insuffisante par rapport à la demande, listées par décret), alors le bail mobilité est soumis aux mêmes restrictions d’évolution du loyer qu’un bail classique. Concrètement, cela signifie que lors d’une nouvelle mise en location, le loyer ne peut pas dépasser le montant du dernier loyer appliqué au précédent locataire (s’il est parti depuis moins de 18 mois), à moins que le bailleur n’ait réalisé d’importants travaux justifiant une augmentation, ou que le loyer précédent soit manifestement sous-évalué (des critères spécifiques permettent alors une réévaluation encadrée). Chaque année, un décret encadre la variation des loyers en zone tendue. Le bailleur doit donc vérifier le dernier loyer pratiqué et respecter ces règles. Cette information (montant du dernier loyer et éventuelles améliorations effectuées) doit d’ailleurs figurer dans le bail, comme indiqué plus haut.

  • Villes à encadrement du niveau des loyers : Indépendamment des zones tendues, certaines agglomérations appliquent un dispositif d’encadrement du niveau des loyers (Loi ELAN, article 140). C’est le cas par exemple de Paris, Lille, Lyon, Montpellier, Bordeaux, Plaine Commune (93), Est Ensemble (93), Grenoble-Alpes Métropole, etc., qui ont instauré un plafonnement des loyers via un loyer de référence. Si le logement loué en bail mobilité se trouve dans l’une de ces zones et qu’il constitue la résidence principale du locataire pendant la durée du bail, alors le loyer doit respecter les plafonds en vigueur. Un loyer de référence (loyer médian au m² fixé par arrêté préfectoral) y est défini par type de logement et par quartier, avec un loyer maximal (loyer de référence majoré)généralement égal au loyer médian + 20%. Le loyer convenu dans le bail mobilité ne doit pas excéder ce plafond. En pratique, le bailleur se renseigne sur le loyer de référence applicable à son adresse et catégorie de logement, et fixe un loyer en dessous du majoré. S’il souhaite dépasser, il doit justifier d’une caractéristique particulière du logement et obtenir une mention de complément de loyer, ce qui est très encadré. À noter que si le logement n’est pas considéré comme résidence principale du locataire (par exemple bail mobilité pour une personne gardant sa résidence principale ailleurs), l’encadrement du niveau des loyers pourrait ne pas s’appliquer strictement, mais par prudence la plupart des bailleurs respectent le plafond dès lors que le bail relève de la loi de 1989.

  • Autres communes : En dehors des zones tendues ou des villes ayant instauré un encadrement spécifique, le loyer d’un bail mobilité est librement fixé par les parties. Le propriétaire peut donc s’aligner sur les prix du marché local pour un meublé de courte durée, en gardant à l’esprit que l’absence de dépôt de garantie et la durée limitée sont des caractéristiques pouvant influencer le loyer (certains bailleurs peuvent appliquer un loyer légèrement supérieur au prorata, compte tenu de la flexibilité offerte, mais il doit rester raisonnable).

  • Absence de révision en cours de bail : Quelle que soit la zone, aucune révision du loyer n’est autorisée en cours de bail mobilité. Le contrat ne peut pas contenir de clause d’indexation sur l’IRL (indice de référence des loyers) pendant la durée du bail, car la loi l’interdit expressément pour ce bail de courte durée. Ainsi, le loyer demeure fixe du début jusqu’à la fin du bail, offrant au locataire une visibilité totale sur son budget logement pour la période considérée.

En ce qui concerne les charges locatives, le bail mobilité impose un régime particulier : les charges sont obligatoirement forfaitaires. Le contrat doit donc stipuler un forfait de charges (montant fixe, par mois ou par trimestre par exemple) payé en même temps que le loyer. Il n’y a pas de régularisation ultérieure des charges réelles, contrairement à un bail classique où le locataire paie souvent des provisions avec ajustement annuel. Ce forfait de charges doit être évalué de manière raisonnable par le bailleur, c’est-à-dire qu’il ne doit pas être manifestement disproportionné par rapport aux dépenses réelles du logement (la loi prévoit ce garde-fou afin d’éviter que le forfait ne serve à contourner un loyer plafonné, par exemple). En pratique, le bailleur calcule le forfait en se basant sur les derniers relevés de charges de l’immeuble et les consommations moyennes (eau, électricité, chauffage…) du logement.

Le contrat de bail précisera la nature des charges couvertes par le forfait (par exemple : “forfait de X € par mois incluant l’eau, l’électricité, le chauffage et les charges de copropriété récupérables”). Le paiement de ce forfait s’effectue généralement à la même échéance que le loyer (mensuellement, sauf accord différent). Par ailleurs, certaines charges individuelles comme l’électricité ou le gaz peuvent, si les parties le souhaitent, être laissées à la charge directe du locataire via ses propres abonnements ; mais en bail mobilité, il est fréquent que le bailleur inclue toutes les charges dans le forfait pour simplifier les démarches du locataire de passage.

En synthèse, le montant du loyer d’un bail mobilité est encadré dans les zones tendues et les villes à loyer réglementé, et il reste fixe sur toute la durée du bail. Les charges locatives sont forfaitaires, sans surprise de régularisation, ce qui permet au locataire de connaître dès le départ le coût total (loyer + charges) qu’il aura à payer chaque mois.

A noter : Un locataire en bail mobilité peut, sous conditions, bénéficier des aides au logement (APL ou ALS versées par la CAF), à condition que le logement loué soit sa résidence principale. Le bail mobilité étant conçu pour une occupation temporaire, le locataire peut choisir d’en faire sa résidence principale le temps de la location (surtout s’il n’a pas d’autre domicile fixe, comme un étudiant en stage loin de chez ses parents). Dans ce cas, il a droit aux aides de la même manière qu’avec un bail classique.

En somme, le bail mobilité se distingue par son caractère temporaire et flexible, l’absence de dépôt de garantie, le ciblage d’un public en mobilité, et des modalités simplifiées (charges forfaitaires, fin automatique). Il offre au bailleur une solution pour louer son bien sur une courte période en toute légalité, et au locataire une formule adaptée à son séjour temporaire sans les coûts et engagements d’un bail long.

FAQ – sur le bail mobilité

  • Qui peut bénéficier d’un bail mobilité ?
    Ce contrat s’adresse exclusivement aux personnes en mobilité temporaire. Il peut s’agir d’étudiants de l’enseignement supérieur, de stagiaires, d’apprentis, de volontaires en service civique, de salariés en mutation professionnelle ou en mission de courte durée. Le locataire doit impérativement être dans l’une de ces situations et en apporter la preuve (attestation ou contrat) lors de la signature du bail. Un locataire qui ne correspond pas à ces critères (par exemple un salarié en CDI sans mobilité) ne peut pas légalement signer de bail mobilité pour sa résidence principale.

  • Quelle est la durée minimale et maximale d’un bail mobilité ? Peut-on le renouveler ?
    La durée d’un bail mobilité est librement fixée entre 1 mois minimum et 10 mois maximum. On ne peut pas signer de bail mobilité pour une durée au-delà de 10 mois. De plus, il n’est pas renouvelable ni reconductibleautomatiquement. Cela signifie qu’à l’arrivée du terme indiqué dans le contrat, le bail prend fin sans prolongation possible. Il est toutefois permis de faire un avenant de prolongation une seule fois si le bail initial était inférieur à 10 mois : par exemple prolonger un bail de 5 mois de 3 mois supplémentaires (5+3 = 8 mois au total). Mais en aucun cas on ne peut dépasser 10 mois au total avec le même locataire en bail mobilité. Si le séjour doit se poursuivre au-delà de la période maximale, il faudra conclure un nouveau bail (classique) soumis au régime standard (par exemple un bail meublé d’un an). Il n’est pas possible de “convertir” un bail mobilité en bail classique automatiquement : il faut rédiger un nouveau contrat une fois le bail mobilité terminé.

  • Le bailleur peut-il demander un dépôt de garantie ?
    Non, le dépôt de garantie (souvent appelé “caution” dans le langage courant) est interdit dans le cadre d’un bail mobilité. Le propriétaire ne peut exiger aucune somme en garantie au moment de l’entrée dans les lieux. Cette particularité vise à alléger le coût pour le locataire. En contrepartie, le bailleur a la possibilité de demander qu’une personne se porte caution pour le locataire (garant solidaire) afin de sécuriser le paiement des loyers et d’éventuelles dégradations. Par ailleurs, de nombreux locataires éligibles peuvent bénéficier de la garantie Visale, un dispositif gratuit d’Action Logement qui offre au bailleur une garantie financière (Visale se porte garant pour le locataire dans les conditions prévues). Il est donc conseillé au bailleur de se renseigner sur Visale plutôt que de demander un dépôt de garantie (ce qui serait illégal dans ce bail).

  • Le locataire peut-il quitter le logement avant la fin du bail ?
    Oui, le locataire est libre de donner congé à tout moment, sans justification, en respectant un préavis d’un mois. Il doit informer le bailleur par lettre recommandée AR, acte d’huissier ou remise en main propre contre signature. Une fois le congé donné, il reste tenu de payer le loyer et les charges pendant le mois de préavis (sauf si un nouveau locataire le remplace plus tôt d’un commun accord). Cette faculté de départ anticipé offre une grande souplesse au locataire, ce qui est l’un des atouts du bail mobilité. À l’inverse, le bailleur, lui, ne peut pas exiger du locataire qu’il parte avant la date prévue (sauf via une action en justice pour manquement grave).

  • Le bailleur peut-il mettre fin au bail mobilité avant l’échéance ?
    Non, le propriétaire bailleur n’a pas le droit de résilier unilatéralement le bail mobilité avant son terme. Il doit attendre la fin du contrat pour récupérer son logement, sans avoir besoin de donner congé (la fin est automatique). La seule exception est si le locataire manque à ses obligations de manière grave (loyers impayés répétés, dégradations, troubles sérieux…) : dans ce cas, le bailleur peut saisir le tribunal et demander la résiliation judiciaire du bail. Mais en dehors d’une décision de justice, il n’existe pas de préavis “propriétaire” dans un bail mobilité comme il en existe dans un bail classique. Le bailleur est donc engagé jusqu’au terme convenu.

  • Que se passe-t-il à la fin du bail ? Le locataire peut-il rester dans les lieux ?
    À l’arrivée de la date de fin prévue au contrat, le bail mobilité prend fin automatiquement. Le locataire doit quitter le logement à cette date, sans qu’il soit nécessaire pour le bailleur de lui donner un congé formel. Si le locataire souhaite rester et que le bailleur est d’accord, il faudra obligatoirement signer un nouveau contrat de location (généralement un bail meublé classique d’un an ou un bail étudiant de 9 mois si le locataire est étudiant). On ne peut pas prolonger indéfiniment un bail mobilité ni en signer un second avec la même personne pour le même logement dans la foulée. Ainsi, en pratique, le locataire ne peut pas rester dans les lieux sous le régime du bail mobilité au-delà de l’échéance. S’il décidait de rester sans droit, le bailleur pourrait entamer une procédure pour occupation sans titre. Mieux vaut donc anticiper : soit organiser le départ du locataire à la date convenue, soit signer un nouveau bail en amont si les deux parties veulent poursuivre la location sur une plus longue durée.

  • Le bail mobilité est-il soumis à l’encadrement des loyers ?
    Oui, dans les zones concernées par ces réglementations, le bail mobilité y est assujetti au même titre qu’un bail classique. Cela signifie que si le logement se situe en zone tendue, le loyer du bail mobilité ne peut pas excéder le dernier loyer appliqué (hors augmentation autorisée) en cas de relocation récente, conformément au décret annuel d’encadrement des loyers. De plus, si le logement est à Paris ou dans une autre ville ayant mis en place l’encadrement du niveau des loyers, alors le loyer doit se situer sous le plafond du loyer de référence majorédéfini localement (pour un logement comparable). En revanche, en dehors de ces zones spécifiques, le loyer est libre. Dans tous les cas, le bail mobilité interdit toute augmentation en cours de bail : pas de révision possible pendant la durée du contrat.

  • Quelles sont les obligations du bailleur en début et fin de bail mobilité ?
    Les obligations du bailleur en bail mobilité sont similaires à celles d’un bail meublé classique, à quelques détails près. En début de bail, le bailleur doit remettre un logement en bon état, conforme à la décence, avec tout le mobilier requis et les équipements en état de fonctionnement. Il doit fournir les diagnostics techniques à jour, réaliser un état des lieux d’entrée avec inventaire des meubles, et assurer le locataire tranquillement (absence de troubles de droit). En fin de bail, le bailleur organise un état des lieux de sortie avec le locataire pour constater l’état du logement et du mobilier. Étant donné qu’il n’y a pas de dépôt de garantie, le bailleur ne pourra pas retenir de somme en cas de dégradations, mais il peut faire appel à la caution ou à Visale pour se faire indemniser si nécessaire. Le bailleur doit également restituer au locataire les éventuels documents ou assurances remis (par exemple si le locataire a fourni une attestation Visale, etc.) et lui fournir une quittance de loyer finale si le locataire la demande. L’idéal est de clôturer la relation locative à l’amiable lors de la remise des clés en fin de bail.

  • Le bail mobilité est-il plus avantageux qu’un bail étudiant ?
    Le bail étudiant est un bail meublé de 9 mois non reconductible, réservé aux étudiants, tandis que le bail mobilité peut avoir une durée plus courte (ou jusqu’à 10 mois) et vise un public plus large (pas seulement étudiant). Avantages du bail mobilité : pas de dépôt de garantie à payer, applicable aussi aux stagiaires et jeunes actifs en déplacement (et pas seulement aux étudiants inscrits), et charges au forfait évitant les surprises. Il offre donc plus de souplesse et d’accessibilité pour le locataire. Pour le bailleur, le bail mobilité permet de louer pour une période ciblée sans s’engager sur un an complet, ce qui peut être utile entre deux occupations de son logement par exemple. En revanche, le bail étudiant classique autorise le bailleur à demander un dépôt de garantie et s’adresse uniquement à un étudiant. Selon le profil du locataire (étudiant uniquement ou pas) et la durée souhaitée, l’un ou l’autre bail pourra être privilégié. À noter que si le locataire est éligible au bail mobilité (par exemple étudiant en stage de 6 mois), ce dernier sera généralement plus avantageux pour lui du fait de l’absence de dépôt de garantie.

Quentin Hagnéré

Expert en gestion de patrimoine, entrepreneur et fondateur de Hagnéré Patrimoine.

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