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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Démo & visite guidée Démonstration de 5 minutes pour maîtriser le logiciel
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, lmnp.ai s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

179 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

249 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Statut LMNP et LMP
Une transition fluide et automatique entre les deux régimes.
"Le logiciel surveille vos recettes et vos revenus d'activité pour vous alerter dès que vous franchissez les seuils du statut LMP, gérant ainsi la complexité fiscale à votre place."

Calcul des seuils en temps réel

Vérification automatique des 23 000 € de recettes et de la prépondérance des revenus.

Adaptation des formulaires

Les liasses fiscales (2031/2033) sont automatiquement configurées selon votre statut actif.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, lmnp.ai automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2031 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2031 (Bénéfices)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus, bénéfices et déficits meublés dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2042-C-PRO en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

LMNP Saisonnier & Cotisations
Une gestion intelligente des seuils et des régimes sociaux.
"Le logiciel détecte automatiquement vos revenus saisonniers (Airbnb, Booking) et vous aide à arbitrer entre les différents régimes sociaux pour optimiser vos prélèvements déductibles."

Arbitrage Régime

SSI vs Régime Général

Le logiciel adapte le calcul des liasses selon l'option retenue.

Expertise

Simulation de stratégie

RDV expert disponible pour choisir le régime le plus avantageux.

Détection automatique

Identification en temps réel des recettes issues des plateformes de location pour un suivi précis du chiffre d'affaires.

Seuil URSSAF (23 000 €)

Dès que vous franchissez ce seuil, le logiciel gère le basculement des prélèvements sociaux en cotisations sociales professionnelles.

Règle d'irrévocabilité

Selon la position actuelle de l'URSSAF, l'assujettissement aux cotisations sociales dès la première année à plus de 23k€ est définitif, même si vos revenus saisonniers repassent sous ce seuil l'année suivante.

Plus-values professionnelles LMP
Maîtrisez la fiscalité complexe lors de la revente de vos actifs.
"En statut LMP, la revente d'un bien suit des règles professionnelles strictes. Notre logiciel décompose chaque flux pour optimiser votre imposition réelle."

Plus-value Court Terme

Elle correspond au total des amortissements pratiqués. Soumise aux cotisations sociales et à l'IR (sauf exonération automatique calculée par l'outil).

Plus-value Long Terme

Elle porte sur la plus-value économique. Taxée à la Flat Tax (30%) avec des abattements puissants selon la durée de détention.

Art. 151 septies B : Exonération après 15 ans

Pour la plus-value de long terme, bénéficiez d'un abattement de 10% par an à partir de la 6ème année de détention. **Exonération totale après 15 ans**.

Art. 151 septies : Petites entreprises

Si vous êtes LMP depuis > 5 ans avec un CA < 90k€ (moyenne 2 ans), l'impôt sur le revenu est exonéré sur la PV court terme. Exonération partielle entre 90k€ et 126k€.

Règle des 2 ans

Si l'actif est détenu depuis moins de 2 ans, la globalité du gain (même économique) est traitée comme de la plus-value à court terme.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Cotisations sociales LMP
Automatisation fiscale pour le passage en professionnel.
"Notre logiciel détecte automatiquement et ajuste la fiscalité ainsi que l'édition de vos liasses en fonction de votre statut, qu'il soit non-professionnel (LMNP) ou professionnel (LMP)."

Calcul par itération en temps réel

Le logiciel calcule en temps réel les cotisations sociales dues au régime SSI (Sécurité Sociale des Indépendants) et les intègre automatiquement dans votre liasse fiscale comme une charge déductible.

Précision à l'euro près

Cette approche itérative garantit un résultat fiscal net de cotisations parfaitement juste, évitant les surprises en fin d'exercice.

Gain de temps

Plus besoin de simulations manuelles complexes : le moteur lmnp.ai synchronise vos recettes et vos cotisations de manière totalement transparente.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
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  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre activité de loueur en meublé. Le logiciel lmnp.ai assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Quels sont les différents type de baux en location meublée
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Quels sont les différents type de baux en location meublée

Contrats de location meublée (bail classique, étudiant, mobilité, Code civil) : durées, conditions légales, modalités de résiliation et exemples concrets.

Ma
Auteur : Marie Nouhaud
Date de publication : 17 juin 2025
Temps de lecture : 10 min
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Les locations meublées en France peuvent relever de plusieurs types de contrats de bail, chacun adapté à une situation précise. Il existe le bail meublé classique (bail d’habitation meublée standard), le bail meublé étudiant (spécifique aux étudiants), le bail mobilité (pour les séjours temporaires de quelques mois) et le bail relevant du Code civil (pour les locations meublées hors résidence principale du locataire). Chaque formule a ses conditions légales, ses particularités et usages recommandés. Dans cet article, nous détaillons ces différents contrats de location meublée, avec leurs durées, clauses spécifiques et modalités de résiliation, illustrés par des exemples concrets pour aider propriétaires et locataires à faire le bon choix.

 
 

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Le bail meublé classique (bail d’habitation meublée)

Le bail meublé classique est le contrat standard pour la location d’un logement meublé faisant office de résidence principale du locataire. Réglementé par la loi du 6 juillet 1989 (modifiée par la loi Alur de 2014), il impose au bailleur et au locataire un cadre légal protecteur. Le logement doit être meublé décemment, c’est-à-dire contenir tous les meubles et équipements indispensables à la vie courante (literie, table, chaises, cuisine équipée, etc.), conformément à la liste fixée par décret. Ce type de bail est la formule par défaut pour la plupart des locations meublées de longue durée.

Durée et conditions légales : La durée minimale d’un bail meublé classique est d’un an. Il n’est pas permis de prévoir une durée inférieure si le logement constitue la résidence principale du locataire. Par exception, lorsque le locataire est étudiant, la loi autorise une durée réduite de 9 mois (voir le bail étudiant plus bas). En pratique, le bail meublé classique est conclu pour un an et se reconduit tacitement par périodes d’un an à chaque échéance si aucune des parties ne donne congé. Le loyer est librement fixé (sauf zones à encadrement éventuel) et le dépôt de garantie demandé par le bailleur peut atteindre au maximum deux mois de loyer hors charges– soit le double de la limite des locations vides. Le contrat doit par ailleurs inclure certaines clauses obligatoires (mentions sur les parties, description du logement, montant du loyer, etc.) et être accompagné d’un état des lieux et d’une notice informative légale.

Résiliation du bail meublé classique : Le locataire peut mettre fin au bail à tout moment, à condition de respecter un préavis d’un mois (quelles que soient la durée du bail et sa date d’échéance). Ce préavis d’un mois court à partir de la réception de la notification de congé par le bailleur (envoyée idéalement par lettre recommandée ou acte d’huissier pour preuve). Le locataire n’a pas à fournir de motif et aucune clause du bail ne peut l’en empêcher, même s’il part avant la fin de la période initiale. Du côté du bailleur, la résiliation n’est possible qu’à l’échéance du bail annuel, avec un préavis d’au moins 3 mois et un motif légitime autorisé par la loi. Les motifs légaux de congé par le propriétaire sont au nombre de trois : la reprise du logement pour l’occuper (par le bailleur ou un proche), la vente du bien, ou un manquement grave du locataire (motif légitime et sérieux). En outre, le congé doit être donné par lettre recommandée, acte d’huissier ou remise en main propre avec accusé de réception. Si ces conditions ne sont pas respectées, le congé du bailleur peut être jugé nul et le bail reconduit automatiquement.

🛠️ Exemple :

Martin, jeune actif primo-locataire, signe un bail meublé classique d’un an pour un appartement à Lyon qu’il occupe en résidence principale. Le contrat prévoit un loyer mensuel de 750 € et un dépôt de garantie de 1 500 € (deux mois de loyer). Après 8 mois, Martin obtient une mutation à l’étranger : il peut donner congé à tout moment avec un mois de préavis, sans pénalité. De son côté, le propriétaire compte récupérer le logement pour y habiter lui-même à la fin du bail ; il devra notifier Martin au moins trois mois avant l’échéance en invoquant ce motif pour ne pas renouveler le bail.

Le bail meublé étudiant

Le bail meublé étudiant est une variante du bail meublé classique spécialement conçue pour s’adapter au rythme de l’année universitaire. Régi par la loi Alur de 2014, il concerne exclusivement les locataires étudiants inscrits dans un cycle d’études supérieures. Ce bail impose bien sûr un logement meublé aux normes (comme pour tout bail meublé classique) et il offre une durée de location réduite, correspondant à la période scolaire.

Durée et spécificités : La durée d’un bail étudiant meublé est fixe et n’excède pas 9 mois. La pratique courante est de le caler sur l’année universitaire (par exemple de septembre à mai/juin). Aucune tacite reconduction n’est possible : le contrat prend fin automatiquement au terme convenu, sans formalité de congé par le bailleur ou le locataire. Il n’est pas renouvelé par défaut et ne peut pas être prolongé au-delà de 9 mois. Si le locataire souhaite rester dans le logement après cette période, il devra signer un nouveau bail (éventuellement un bail meublé classique d’un an) avec le propriétaire. Bien que sa durée soit plus courte, le bail étudiant obéit aux mêmes règles que le bail classique pour le reste : le loyer est libre (ou encadré selon les villes), le dépôt de garantie maximum est de deux mois de loyer, et un garant est généralement exigé pour sécuriser le paiement des loyers.

Résiliation du bail étudiant : Du fait de sa courte durée pré-définie, le bail meublé étudiant se termine naturellement à son échéance sans besoin de congé. Cependant, le locataire étudiant conserve la possibilité de partir avant le terme s’il le souhaite, en donnant congé avec un préavis d’un mois au bailleur. Cette flexibilité lui permet de ne pas rester engagé s’il interrompt ses études ou s’il bénéficie d’une mobilité en cours d’année. Le propriétaire, en revanche, ne peut pas rompre le bail avant son échéance de 9 mois (sauf accord amiable exceptionnel), et n’a pas besoin de donner congé pour la fin puisqu’il est entendu dès le départ que le bail prend fin à la date prévue. À l’issue des 9 mois, le logement est libéré automatiquement, ce qui permet au bailleur de le récupérer pour d’autres usages (location saisonnière sur l’été, nouveau bail étudiant à la rentrée suivante, etc.).

🛠️ Exemple :

Le propriétaire d’un studio meublé à Montpellier le loue à Alice, étudiante en droit, du 1ᵉʳ septembre au 31 mai via un bail meublé étudiant. Le contrat précise qu’il prendra fin automatiquement le 31 mai, permettant à Alice de quitter les lieux après ses examens sans préavis. En cours d’année, Alice décide de participer à un échange à l’étranger à partir d’avril : elle informe son bailleur en mars et quitte le logement un mois plus tard, conformément au préavis d’un mois. Le bailleur récupère alors le studio plus tôt que prévu et peut le proposer en location touristique pour l’été. S’il souhaite relouer à un étudiant à la rentrée, il signera un nouveau bail meublé (étudiant ou classique) avec le prochain locataire.

Le bail mobilité

Introduit par la loi ÉLAN de 2018, le bail mobilité est un contrat de location meublée de courte durée, pensé pour les locataires en séjour temporaire. Il vise des publics spécifiques tels que les étudiants en formation courte, les stagiaires, les apprentis, les volontaires en service civique ou encore les professionnels en mission ponctuelle loin de leur domicile. Le bail mobilité offre un cadre légal souple pour répondre aux besoins de logement intermédiaire (plus long qu’une location saisonnière de vacances, mais plus court qu’un bail classique d’un an). Le logement loué doit être meublé, mais la réglementation ne fixe pas de liste minimale de mobilier obligatoire – il doit simplement permettre au locataire de vivre normalement pendant la durée du bail (la notion de logement décent demeure).

Durée et conditions légales : La durée d’un bail mobilité est comprise entre 1 et 10 mois, non renouvelable et non reconductible tacitement. Concrètement, le bailleur et le locataire conviennent dès le départ d’une durée précise dans cette fourchette, en fonction du besoin temporaire du locataire. Le bail peut être d’une durée d’un seul mois minimum, et au maximum de dix mois. Il est possible, à titre exceptionnel, de prolonger une fois le bail mobilité par avenant si la durée initiale était inférieure à 10 mois, à condition que la durée totale n’excède pas 10 mois. En revanche, il n’est pas possible de reconduire le bail mobilité avec le même locataire au-delà de cette limite : si le locataire souhaite rester dans le logement après 10 mois, il devra passer sur un autre type de contrat (par exemple un bail meublé classique d’un an). Autre particularité importante : aucun dépôt de garantie ne peut être exigé par le bailleur dans le cadre d’un bail mobilité. Cette interdiction légale vise à faciliter l’accès au logement pour des locataires souvent en mobilité professionnelle ou en stage, qui ne peuvent avancer de caution. En contrepartie, le bailleur peut demander une garantie Visale (caution locative gratuite accordée par Action Logement) ou un garant personne physique pour se prémunir contre les éventuels impayés. Par ailleurs, le bail mobilité bénéficie d’un formalisme allégé : par exemple, le bailleur n’est pas tenu de fournir un dossier de diagnostic de performance énergétique (DPE) si la durée du bail est inférieure à 4 mois, et certaines règles des locations classiques ne s’appliquent pas (pas d’encadrement de loyer spécifique sauf mention contraire locale, etc.).

Le contrat de bail mobilité doit mentionner explicitement le motif pour lequel le locataire bénéficie de ce statut (par exemple « locataire en stage étudiant de 6 mois » ou « en formation professionnelle »), et le locataire devra pouvoir justifier de sa situation éligible (convention de stage, certificat de scolarité, ordre de mission professionnelle, etc.). Seules les personnes dans l’une des situations définies par la loi peuvent signer un bail mobilité. Le bailleur comme le locataire doivent donc veiller à ce que les conditions d’éligibilité soient remplies, sans quoi le contrat pourrait être requalifié en bail classique (s’il s’agit en réalité d’une résidence principale du locataire non éligible).

Résiliation du bail mobilité : Malgré sa courte durée, le bail mobilité n’est pas un engagement ferme pour le locataire : le locataire peut y mettre fin à tout moment en respectant un préavis d’un mois, exactement comme pour un bail meublé classique. Cette souplesse est prévue afin de ne pas pénaliser un locataire dont la mission ou le stage s’arrêterait plus tôt que prévu. Le préavis d’un mois est à notifier par lettre recommandée ou autre moyen officiel, et il court dès la réception par le bailleur. De son côté, le bailleur ne peut pas interrompre le bail mobilité avant son termeconvenu (sauf en cas de faute grave du locataire), et il n’a pas à donner congé pour la fin du bail : le contrat prend fin automatiquement à la date prévue, sans formalité de non-renouvellement de la part du propriétaire. En pratique, un mois avant l’échéance, les parties peuvent se contacter pour organiser l’état des lieux de sortie et la remise des clés à la date convenue. Si le locataire souhaite prolonger son séjour et que c’est possible dans la limite des 10 mois, un avenant doit être signé avant la fin du bail initial. Sinon, au terme du bail mobilité, le locataire doit quitter les lieux sans délai puisque le contrat est expiré.

🛠️ Exemple :

Louise, 23 ans, est envoyée à Bordeaux pour un stage de 6 mois dans le cadre de ses études. Afin de se loger temporairement, elle signe avec un propriétaire un bail mobilité de 6 mois pour un appartement meublé. Le contrat précise qu’elle est stagiaire en formation professionnelle et fixe la période de location du 1er février au 31 juillet (6 mois). Aucune caution n’est demandée, mais Louise fournit au bailleur une attestation de garantie Visale couvrant d’éventuels impayés. Après 4 mois, son entreprise lui propose de prolonger son stage de 2 mois : bailleur et locataire signent alors un avenant prolongeant le bail mobilité jusqu’au 30 septembre (8 mois au total, ce qui reste en dessous de la limite légale de 10 mois). Louise pourra quitter l’appartement plus tôt si son stage s’interrompt, en respectant un préavis d’un mois. Dans le cas contraire, le bail prendra fin automatiquement le 30 septembre et le propriétaire récupérera son bien pour de nouvelles locations.

Le bail Code civil (location meublée hors résidence principale)

Le bail Code civil – appelé aussi bail de droit commun – désigne un contrat de location meublée non soumis à la loi du 6 juillet 1989, c’est-à-dire utilisé lorsque le logement n’est pas la résidence principale du locataire. Contrairement aux baux d’habitation régis par la loi de 1989 (bail meublé classique, bail étudiant) ou par des dispositifs spéciaux (bail mobilité), le bail Code civil relève uniquement des dispositions du Code civil sur les locations (articles 1713 et suivants). Il offre une grande liberté contractuelle aux parties, mais comporte aussi moins de protections légales pour le locataire. Ce type de bail est généralement utilisé dans deux cas de figure : pour la location d’une résidence secondaire (le locataire loue le logement pour ses besoins occasionnels, son domicile principal étant ailleurs) ou pour la location à une entreprise qui y loge ses employés (logement de fonction ou mission), le contrat étant alors signé entre le propriétaire et la personne morale. Le bail civil est une solution alternative appréciée des propriétaires souhaitant louer leur bien meublé tout en se réservant davantage de flexibilité (récupérer le logement à une date donnée, fixer librement le loyer, etc.

Attention : si le logement loué sous bail civil venait en réalité à constituer la résidence principale du locataire, ce dernier pourrait saisir la justice pour faire requalifier le contrat en bail d’habitation soumis à la loi de 1989, avec toutes les obligations afférentes. Il est donc crucial de n’utiliser le bail Code civil que lorsque les autres types de baux d’habitation ne sont pas applicables (résidence non principale du locataire, location à une société, logement de fonction, etc.)

Durée et conditions du bail civil : La durée d’un bail meublé régi par le Code civil est librement fixée par les parties. Il peut s’agir d’une location de quelques mois comme de plusieurs années, sans durée minimale imposée (on voit par exemple des baux civils d’un an, 6 mois, 3 ans, etc., en fonction des besoins). À l’échéance, le contrat peut prévoir une fin automatique ou une tacite reconduction. Par défaut, à moins que le contrat n’en stipule autrement, un bail civil se reconduit tacitement pour la même durée si personne n’a donné congé. Le loyer et les charges sont fixés librement, sans encadrement légal. Le bailleur peut donc demander le loyer qu’il souhaite (de préférence en phase avec le marché locatif) et exiger un dépôt de garantie du montant qu’il désire (par exemple plusieurs mois de loyer), puisque le plafonnement à 2 mois prévu par la loi de 1989 ne s’applique pas ici. De même, la liste de mobilier imposée par le décret de 2015 n’est pas obligatoire strictement, mais il est recommandé de fournir un ameublement complet correspondant à une location meublée standard, pour éviter toute contestation sur la nature « meublée » du bail. Le contrat de bail civil peut être établi librement par écrit (aucun formalisme de contenu n’est imposé par la loi, contrairement au bail d’habitation). Il est toutefois conseillé d’y inclure toutes les clauses essentielles (identité des parties, description du logement, destination des lieux – par ex. résidence secondaire –, durée, loyer, dépôt de garantie, modalités de révision du loyer, répartition des charges, conditions de résiliation, etc.) afin d’éviter les litiges ultérieurs. Une clause précisant que le contrat est régi par le Code civil et exclu du champ d’application de la loi du 6 juillet 1989 est également recommandée. Naturellement, le bail civil ne doit comporter aucune clause abusive (par exemple, il reste interdit pour le bailleur d’entrer sans permission ou d’expulser sans décision de justice), et le locataire conserve des obligations de base (payer le loyer, user paisiblement des lieux, effectuer les petites réparations, etc.).

Résiliation du bail Code civil : Les conditions de résiliation d’un bail régi par le Code civil sont fixées par le contrat ou, à défaut, par les dispositions générales du Code civil. Les parties peuvent convenir librement des modalités de congé (préavis, motifs, forme de notification). S’il n’y a aucune clause de préavis précisée dans le bail, l’article 1736 du Code civil prévoit que l’une des parties ne peut donner congé qu’en respectant les usages locaux en matière de délais. En pratique, pour une location meublée, cela correspond généralement à un préavis d’un mois pour le locataire et de trois mois pour le bailleur (par analogie avec les baux d’habitation). Il est donc vivement conseillé d’indiquer ces délais dans le contrat pour plus de sécurité. Contrairement au bail d’habitation classique, le bailleur n’a pas l’obligation de motiver son congé par un motif légal particulier. Il peut donc décider de ne pas renouveler le bail civil arrivé à échéance sans avoir à se justifier, à condition de respecter le préavis contractuel. De son côté, le locataire peut aussi donner congé librement en respectant le préavis convenu. Il est admis que, sauf stipulation contraire, chacun peut mettre fin au bail civil à tout moment en respectant le préavis applicable, sans attendre l’échéance initiale.  Le congé, qu’il émane du bailleur ou du locataire, devrait être notifié par lettre recommandée avec AR ou par acte d’huissier pour des raisons de preuve, bien que la loi ne l’impose pas formellement dans ce cadre. Enfin, en cas de manquement du locataire (loyers impayés, dégradations, etc.), le bailleur peut activer la clause résolutoire si elle est prévue au contrat ou saisir le tribunal pour obtenir la résiliation judiciaire du bail, comme pour n’importe quel contrat de location.

🛠️ Exemple :

Les époux Durand partent deux ans à l’étranger pour raisons professionnelles. Ils décident de louer leur appartement meublé en France en tant que résidence secondaire à un locataire durant leur absence. Ne pouvant utiliser un bail d’habitation classique (puisque le logement ne sera pas la résidence principale du locataire temporaire), ils concluent avec ce dernier un bail Code civil de 24 mois. Le loyer est fixé librement à 1200 € et un dépôt de garantie de 3 mois de loyer est demandé, comme le permet ce type de contrat. Le bail stipule un préavis de 3 mois pour le congé du bailleur et 1 mois pour celui du locataire. Au bout d’un an et demi, le locataire obtient un poste ailleurs et souhaite partir : il en informe les Durand en respectant le préavis d’un mois prévu. Les propriétaires récupèrent l’appartement plus tôt que prévu et, grâce à la souplesse du bail civil, n’ont pas à justifier la reprise du logement. De même, s’ils avaient voulu écourter la location, ils auraient pu donner congé en invoquant la clause de résiliation anticipée prévue, tout en respectant un préavis de 3 mois, sans avoir à fournir de motif légal.

En conclusion, le choix du contrat de location meublée doit se faire en fonction de la situation du locataire et des objectifs du bailleur. Le bail meublé classique convient à la majorité des locations meublées de longue durée constituant la résidence principale du locataire – il offre stabilité et cadre légal protecteur, avec un engagement d’un an renouvelable. Le bail meublé étudiant est indiqué lorsqu’on loue à un étudiant pour l’année universitaire : il apporte de la souplesse (fin automatique au bout de 9 mois) tout en gardant les garanties du bail meublé. Le bail mobilité est une solution idéale pour les séjours de courte durée (1 à 10 mois) de personnes en formation ou mission temporaire ; il simplifie la location (zéro dépôt de garantie, durée modulable) mais il est réservé à des profils spécifiques et ne peut excéder 10 mois. Enfin, le bail Code civil offre une grande liberté hors cadre 1989, à utiliser uniquement pour les locations meublées hors résidence principale (pied-à-terre, logement de fonction, etc.), en étant conscient que la flexibilité gagnée s’accompagne de moindres protections pour le locataire.

Conseils pratiques pour les bailleurs : Assurez-vous d’abord de bien identifier le statut de votre locataire et l’usage prévu du logement, afin de choisir le bail approprié. Respectez scrupuleusement les conditions légales propres à chaque type de contrat (durée minimum ou maximum, mentions obligatoires, plafonnement du dépôt de garantie, etc.). En meublé classique et étudiant, préparez un logement avec le mobilier requis pour éviter toute contestation sur la nature meublée. N’hésitez pas à utiliser des modèles de contrats fiables ou à prendre conseil auprès d’un professionnel (agence, notaire) pour rédiger un bail conforme, surtout pour un bail Code civil où la liberté est grande (il faut penser à tout prévoir par écrit). Anticipez la fin du bail : par exemple, relancez votre locataire quelques mois avant l’échéance d’un bail classique pour savoir s’il souhaite renouveler ou non, et respectez bien les délais de préavis si vous donnez congé. Pour les baux étudiant et mobilité, notez la date de fin et organisez à l’avance la relève ou la mise en location suivante. Enfin, soignez la communication entre bailleur et locataire : beaucoup de problèmes se résolvent par le dialogue et des arrangements amiables, qu’il s’agisse d’une demande de prolongation de bail, d’une sortie anticipée ou d’aménagements divers. Un bail bien choisi et bien rédigé est la clé d’une location meublée sereine et réussie pour les deux parties.

FAQ : contrats de location meublée

Peut-on exiger un dépôt de garantie pour un bail mobilité ?

Non. Le dépôt de garantie est interdit dans le cadre d’un bail mobilité. La loi impose que le locataire n’ait à verser que le loyer et les charges mensuelles, sans avance supplémentaire. Le propriétaire ne peut donc pas demander de caution numéraire. En revanche, il peut tout à fait exiger une garantie Visale ou un garant physique pour sécuriser le paiement des loyers. Visale est une caution accordée par Action Logement qui couvre les impayés et les dégradations éventuelles, et qui est gratuite pour le locataire. Cette mesure vise à faciliter l’accès au logement des locataires temporaires (étudiants, stagiaires…) en allégeant leurs frais d’installation.

Quelle est la durée minimale d’un bail meublé classique ?

Pour une location meublée constituant la résidence principale du locataire, la durée légale minimale du bail est d’un an. Il n’est pas permis de signer un bail meublé classique de 3 ou 6 mois, par exemple. La seule exception concerne les étudiants : si le locataire est étudiant, le bail meublé peut être conclu pour 9 mois minimum (durée fixe généralement de septembre à juin). En dehors de ce cas particulier, tout bail meublé d’habitation doit respecter la durée d’au moins un an, renouvelable ensuite par tacite reconduction. Si le bailleur souhaite une durée plus courte pour un locataire non étudiant, le bail mobilité (1 à 10 mois) pourrait être la solution appropriée à envisager.

Quel préavis doit respecter un locataire pour un bail meublé ?

Le locataire d’une location meublée (bail classique, étudiant ou mobilité) peut résilier à tout moment en donnant un préavis d’un mois. Ce délai de préavis d’un mois est valable pour tous les baux meublés d’habitation, quelle que soit la durée initiale du contrat. Le mois de préavis démarre à la date de réception effective du congé par le bailleur. Durant ce mois de préavis, le locataire reste redevable du loyer et des charges, sauf si un nouveau locataire emménage plus tôt avec l’accord du bailleur. À noter que pour les locations meublées, aucun motif particulier n’est exigé du locataire pour quitter le logement : il peut le faire librement, y compris en cours de bail, du moment qu’il respecte le préavis d’un mois.

Le bail meublé étudiant est-il reconductible automatiquement ?

Non, le bail meublé étudiant n’est pas reconduit automatiquement à son expiration. Il prend fin automatiquement au bout des 9 mois prévus, sans tacite reconduction. Contrairement au bail meublé classique d’un an qui se prolonge tacitement si personne ne donne congé, le bail étudiant s’arrête de lui-même à la date de fin inscrite au contrat. Si le propriétaire et l’étudiant souhaitent poursuivre la location au-delà, ils doivent signer un nouveau bail (par exemple un bail meublé classique d’un an renouvelable). En l’absence de nouveau contrat, le locataire devra quitter les lieux à l’échéance des 9 mois. Cette absence de reconduction tacite permet au bailleur de récupérer son logement chaque année universitaire pour éventuellement le louer différemment pendant les vacances, et à l’étudiant de n’être engagé que pour la durée de son année d’études.

Qui peut bénéficier d’un bail mobilité ?

Le bail mobilité est strictement réservé aux locataires justifiant d’une situation particulière liée à une mobilité temporaire. La loi énumère les cas éligibles : être en formation professionnelle, en études supérieures, en contrat d’apprentissage, en stage, en engagement volontaire de service civique, en mutation professionnelle ou en mission temporaire professionnelle. Si le candidat locataire ne rentre pas dans l’une de ces catégories, il ne peut pas légalement signer de bail mobilité. Par exemple, un salarié en CDI sans mutation en cours ou une personne sans emploi ne sont pas éligibles. Le bailleur doit donc vérifier le justificatif fourni (attestation de stage, certificat de scolarité, ordre de mission, etc.) pour s’assurer du statut du locataire. À défaut, il devra opter pour un autre type de contrat (bail meublé classique d’un an, éventuellement avec possibilité de départ anticipé du locataire sous préavis d’un mois).

Quand recourir au bail Code civil pour une location meublée ?

On utilisera un bail Code civil (ou bail hors loi de 1989) dans les cas où le logement meublé n’est pas destiné à la résidence principale du locataire. Ce type de bail dérogatoire est approprié, par exemple, pour louer un pied-à-terre ou une résidence secondaire à quelqu’un qui gardera son domicile principal ailleurs, ou encore pour louer un appartement à une société qui le mettra à disposition d’un salarié (logement de fonction en mission). Dans ces situations, les baux d’habitation classiques (loi de 1989, bail étudiant, bail mobilité) ne s’appliquent pas. Le bail Code civil offre alors plus de souplesse sur la durée du contrat, le montant du loyer ou les conditions de congé. Il faut toutefois être vigilant : si le locataire en vient à occuper le logement en tant que résidence principale, il pourrait revendiquer l’application de la loi de 1989. En résumé, recourez au bail Code civil uniquement lorsque vous êtes certain que le locataire a son domicile principal ailleurs (ou que le contrat est conclu avec une personne morale), et rédigez un contrat précis pour encadrer la location en détail (durée, préavis, etc.), car la loi vous laisse une grande liberté dans ce cadre.

Quel dépôt de garantie pour une location meublée classique ?

Dans le cadre d’une location meublée classique (soumise à la loi de 1989), le dépôt de garantie demandé par le bailleur est plafonné à 2 mois de loyer hors charges. Par exemple, pour un loyer mensuel de 800 € HC, le propriétaire peut exiger jusqu’à 1 600 € de dépôt maximum. Ce plafond de deux mois est le double de celui applicable aux locations vides (qui est d’un mois de loyer). Il s’applique à tous les baux meublés d’habitation (y compris le bail étudiant de 9 mois). En revanche, aucun dépôt de garantie n’est autorisé pour un bail mobilité, comme indiqué plus haut. Quant aux baux meublés hors loi de 1989 (baux Code civil, locations saisonnières), le dépôt de garantie est librement fixé par le bailleur – il n’y a pas de limite légale, même si en pratique il reste généralement équivalent à un ou deux mois de loyer selon la durée et la valeur du bien.

Quentin Hagnéré

Expert en gestion de patrimoine, entrepreneur et fondateur de Hagnéré Patrimoine.

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