Sommaire de l'article
- Synthèse de l’article
- Caution locative : définition et montant légal du dépôt de garantie
- Délai légal pour rembourser la caution locative
- Retenues sur le dépôt de garantie : dans quels cas sont-elles légitimes ?
- Comment restituer le dépôt de garantie ? (Conseils pour le bailleur)
- Litiges fréquents et solutions (locataire ou propriétaire)
- Foire aux questions
- Quel est le délai légal pour restituer la caution locative ?
- Le propriétaire peut-il garder la caution en cas de loyers impayés ou de dégradations ?
- Que faire si le propriétaire ne rend pas la caution dans les délais ?
- Quel est le montant maximum du dépôt de garantie en location meublée et vide ?
- Le dépôt de garantie est-il imposable pour le bailleur ?
- Source
Lorsqu’un locataire quitte votre logement meublé, se pose la question de la restitution de la caution locative, aussi appelée dépôt de garantie. En tant que propriétaire bailleur, vous avez des obligations légales strictes concernant le délai de remboursement et les conditions dans lesquelles vous pouvez conserver tout ou partie de cette somme. Dans le même temps, il est important de connaître vos droits : quels justificatifs exiger pour d’éventuelles retenues, comment vous protéger en cas de dégradations, ou encore quelles démarches entreprendre en cas de litige. Ce guide pratique et à jour vous explique pas à pas comment restituer la caution dans les règles de l’art, afin d’éviter les conflits et de louer en toute tranquillité.
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Synthèse de l’article
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Montant du dépôt de garantie : Limité par la loi à 1 mois de loyer hors charges pour une location vide, et 2 mois de loyer pour une location meublée (résidence principale). Le dépôt de garantie n’est pas obligatoire, mais presque toujours exigé car il couvre les impayés et les dégradations éventuelles.
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Délai légal de restitution : 1 mois si l’état des lieux de sortie est conforme à l’entrée (aucune dégradation ni impayé), et 2 mois s’il y a des retenues à justifier. Le délai court à partir du rendu des clés. En cas de dépassement, le propriétaire s’expose à une pénalité de 10 % du loyer par mois de retard entamé.
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Retenues possibles sur la caution : Loyers impayés, charges impayées, dégradations locatives avérées (au-delà de l’usure normale) constatées dans l’état des lieux de sortie. Le bailleur peut aussi conserver 20 % du dépôt de garantie jusqu’à la régularisation annuelle des charges de copropriété. Toute retenue doit être justifiée (factures, devis, états des lieux…). Le dépôt de garantie ne peut jamais servir à payer le dernier mois de loyer.
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Procédure de restitution : Effectuer un état des lieux de sortie contradictoire et comparer avec l’état des lieux d’entrée. Restituer le dépôt de garantie dans le délai légal, après déduction des éventuelles retenues légitimes. Fournir au locataire le décompte des charges et les justificatifs des retenues (factures de réparation, etc.). Rembourser par virement ou chèque du montant restant.
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Litiges et recours : En cas de désaccord sur la restitution (montant injustifié retenu, dépôt non rendu dans les délais…), il convient d’abord d’envoyer une mise en demeure par courrier recommandé au propriétaire. À défaut de solution amiable, locataire ou bailleur peuvent saisir gratuitement la Commission départementale de conciliation ou un conciliateur de justice. En ultime recours, le juge des contentieux peut être saisi.
Caution locative : définition et montant légal du dépôt de garantie
La caution locative, juridiquement appelée dépôt de garantie, est la somme versée par le locataire en début de bail. Quel montant pouvez-vous demander ? Pour les baux d’habitation (résidence principale), la loi impose un plafond : un mois de loyer hors charges maximum en location vide, deux mois de loyer hors charges maximum en location meublée. Vous devez mentionner ce montant dans le contrat de bail. Depuis la loi Alur de 2014, ces plafonds s’appliquent à tous les nouveaux baux. Par exemple, pour un loyer mensuel hors charges de 700 €, un bailleur en meublé peut demander jusqu’à 1 400 € de dépôt de garantie, contre 700 € en location vide.
Le dépôt de garantie est-il obligatoire ? Non, la loi n’oblige pas le bailleur à demander une caution. Dans les faits, presque tous les propriétaires l’exigent pour se prémunir des risques d’impayés ou de dégradations. Notez que dans le cadre spécifique d’un bail mobilité (location meublée de courte durée créée par la loi Elan), aucun dépôt de garantie ne peut être réclamé au locataire. En dehors de ce cas, il est tout à fait légitime de demander la caution lors de la signature du bail, puis de l’encaisser immédiatement sur votre compte (elle ne peut pas être laissée simplement en « garantie » non encaissée).
Caution locative ou cautionnement ? Attention à ne pas confondre le dépôt de garantie (souvent appelé à tort « caution ») avec la caution solidaire au sens de garant. Le garant (personne physique ou organisme) s’engage à payer le loyer en cas de défaillance du locataire, alors que le dépôt de garantie est une somme d’argent bloquée pendant la location. Dans le langage courant on parle de caution pour le dépôt de garantie, mais juridiquement ce sont deux notions différentes.
Délai légal pour rembourser la caution locative
La loi encadre strictement le délai de restitution du dépôt de garantie en fin de bail. En tant que propriétaire bailleur, vous devez restituer la caution dans un délai maximal de deux mois après la remise des clés par le locataire. Toutefois, ce délai légal est ramené à un mois seulement si l’état des lieux de sortie est identique à l’état des lieux d’entrée (aucune dégradation imputable au locataire, aucun impayé). Autrement dit, lorsque le locataire a rendu le logement en bon état et est à jour de ses loyers/charges, il peut exiger sa caution dans un délai d’un mois. Dans le cas contraire (dégradations constatées, loyers ou charges dus), vous disposez de deux mois pour effectuer les comptes et restituer le solde du dépôt.
Le point de départ du délai est la date de restitution des clés : généralement le jour de l’état des lieux de sortie. Pensez d’ailleurs à indiquer dans le procès-verbal d’état des lieux la date à laquelle les clés vous sont rendues, car c’est à partir de ce jour que le compte à rebours commence.
Pénalités en cas de retard de restitution
Que se passe-t-il si vous dépassez le délai légal ? Le dépôt de garantie restant dû au locataire doit être majoré d’une pénalité pour retard. Cette pénalité est fixée par la loi à 10 % du loyer mensuel hors charges par mois de retard commencé.
Exemple :
Pour un loyer de 600 € hors charges, un retard d’un mois complet entraînera 60 € de pénalité au profit du locataire. Un retard de 3 mois coûtera 180 € de pénalités, en plus du remboursement intégral du dépôt de garantie initial. Ces montants s’ajoutent automatiquement au dépôt à restituer et n’ont pas besoin d’une décision de justice pour être dus – ils constituent une indemnité légale. Mieux vaut donc ne pas tarder et respecter scrupuleusement les délais pour éviter ces frais supplémentaires.
* Exemple fictif fourni à titre pédagogique. Les situations réelles peuvent varier selon les cas de figure. Pensez à consulter un expert.
À savoir, ce dépôt de garantie conservé ne produit pas d’intérêts pendant la période de location (contrairement à ce qui existait avant 2008). La seule indemnisation prévue pour le locataire en cas de restitution tardive est donc la majoration de 10% par mois de retard.
Cas particulier : charges de copropriété non soldées
Si votre bien est en copropriété (immeuble avec charges communes) et que le locataire part avant la régularisation annuelle des charges, la loi vous permet de conserver temporairement 20 % du montant du dépôt de garantie. Ce mécanisme vise à couvrir d’éventuels compléments de charges que le locataire doit encore payer une fois les comptes annuels de copropriété approuvés. Concrètement, vous pouvez rendre 80 % de la caution à l’échéance normale (1 ou 2 mois selon le cas), et garder les 20 % restants jusqu’à l’arrêté définitif des comptes. Une fois les charges annuelles régularisées en assemblée générale, vous disposez d’un délai d’un mois pour restituer le solde de 20 % (déduction faite, le cas échéant, des charges que le locataire vous doit encore). N’oubliez pas d’informer le locataire par écrit si vous retenez 20 % du dépôt pour ce motif, en précisant que c’est une provision dans l’attente de la régularisation des charges.
Retenues sur le dépôt de garantie : dans quels cas sont-elles légitimes ?
En principe, la caution locative est restituée en intégralité si le logement est rendu en bon état et que le locataire est à jour de ses paiements. Toutefois, en tant que bailleur, vous êtes en droit de retenir tout ou partie du dépôt de garantie pour couvrir certaines obligations non remplies par le locataire. Les motifs légitimes de retenue les plus courants sont :
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Loyers impayés ou charges impayées : Si le locataire vous doit encore un mois de loyer, des charges ou des régularisations (eau, chauffage…) au moment de son départ, vous pouvez prélever le montant dû sur la caution. Il en va de même des intérêts de retard éventuels ou pénalités de retard de paiement prévues au contrat.
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Dégradations locatives hors usure normale : Si l’état des lieux de sortie met en évidence des détériorations causées par le locataire (trous dans les murs, équipements cassés, peinture très abîmée, ménage non fait…), vous pouvez estimer le coût des réparations et le retenir sur le dépôt de garantie.
Attention :
On ne peut pas facturer au locataire les usures ou vétustés résultant d’un usage normal. Seules les dégradations anormales ou le manque d’entretien peuvent justifier une retenue. Par exemple, un parquet rayé ou des ampoules manquantes peuvent être considérés comme dégradations, mais pas une peinture défraîchie par le temps.
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Absence d’entretien courant : Le bail impose au locataire un entretien régulier du logement (appareils ménagers, chaudière, jardin…). Si un manque d’entretien a causé un dommage (par exemple, une chaudière en panne faute de révisions régulières), les frais de remise en état peuvent être retenus sur la caution.
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Non-restitution des clés : Si le locataire n’a pas rendu toutes les clés du logement, vous pouvez retenir le coût du changement de serrure. Ce cas est rare, mais entre bien dans les retenues possibles.
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Charges locatives de copropriété à venir : Comme vu plus haut, en copropriété vous pouvez conserver 20 % du dépôt jusqu’à la régularisation des charges annuelles restantes.
Pour effectuer une retenue en toute légalité, vous devez impérativement pouvoir la justifier. Cela signifie que vous devez fournir au locataire des pièces justificatives du montant retenu. Selon le cas, il peut s’agir de l’état des lieux d’entrée et de sortie (pour prouver l’écart), de photos datées, de devis et factures de réparations, d’un constat d’huissier si réalisé, ou encore d’une lettre de réclamation de loyer impayé. Joignez ces documents au courrier de restitution de la caution pour détailler les sommes retenues. Le solde non justifié doit être restitué. Si, par exemple, vous retenez 300 € sur 800 € de dépôt sans expliquer clairement pourquoi, le locataire sera en droit de contester.
Important : Le dépôt de garantie ne peut pas servir d’outil de paiement pendant la location. Un locataire ne peut pas décider de ne pas payer le dernier mois de loyer en prétextant que vous avez la caution – c’est illégal et passible de poursuites. De votre côté, vous ne pouvez pas non plus exiger d’utiliser la caution en cours de bail pour combler un impayé, puis demander au locataire de la reconstituer. Le dépôt de garantie n’est utilisable qu’à la fin du bail, une fois l’état des lieux de sortie effectué, pour solder les comptes.
Enfin, si le montant des dégâts ou impayés dépasse le montant de la caution, vous pouvez engager des démarches séparées pour réclamer le surplus au locataire (voir partie litiges ci-dessous). Le dépôt de garantie n’est pas un plafond au-delà duquel le locataire serait exonéré de ses obligations : en cas de dommages importants non couverts intégralement, le locataire reste redevable du complément.
Comment restituer le dépôt de garantie ? (Conseils pour le bailleur)
Pour rendre la caution dans de bonnes conditions, il est conseillé de suivre une démarche organisée :
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Préparez l’état des lieux de sortie : C’est un moment crucial. Effectuez l’état des lieux de sortie en présence du locataire, de manière contradictoire, en comparant avec votre état des lieux d’entrée initial. Soyez méthodique et notez précisément les éventuelles dégradations ou différences. Si tout est conforme, signez l’état des lieux avec le locataire. S’il y a des désaccords, notez-les ou faites-les constater éventuellement par un huissier (surtout si le locataire refuse de signer l’état des lieux). Un état des lieux clair est la base pour justifier toute retenue.
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Calculez les sommes dues : Une fois le locataire parti, faites le point sur les comptes. Y a-t-il des loyers impayés ? Des provisions sur charges à régulariser ? Des réparations à chiffrer ? Obtenez rapidement des devis ou factures pour évaluer le coût des dégradations à imputer au locataire. Vérifiez également les charges locatives : solde de consommation d’eau, chauffage collectif, taxe d’enlèvement des ordures ménagères non encore payée, etc. Si le logement est en copropriété, attendez la clôture des comptes annuels ou retenez 20 % comme vu précédemment.
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Rédigez un décompte de restitution : Par transparence, préparez un document (lettre ou email) récapitulant le montant total du dépôt de garantie versé par le locataire, les sommes éventuellement retenues (en listant chaque retenue avec son motif et son justificatif), et le solde restitué. Indiquez clairement le calcul. Par exemple : « Dépôt de garantie versé en entrée : 800 €. Loyers impayés de mars : 500 € (justificatif : avis d’échéance impayé). Frais de nettoyage : 80 € (facture société de ménage). Solde à restituer : 220 €. ». Joignez les copies des factures, états des lieux, etc., qui étayent vos retenues.
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Remboursez dans les temps : Effectuez le remboursement dans le délai légal (un ou deux mois selon le cas). Le virement bancaire est le moyen le plus simple et traçable ; sinon un chèque peut être envoyé (de préférence en suivi). Ne tardez pas : au-delà de l’échéance, des pénalités de 10 % par mois commenceront à courir automatiquement. Si le locataire a changé d’adresse, assurez-vous d’avoir ses coordonnées postales ou bancaires pour lui rendre la somme due. En cas de virement, demandez un RIB en amont.
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Communiquez avec votre locataire : Il est toujours préférable de garder un bon contact. Si vous devez retenir une partie du dépôt, informez-en le locataire dès que possible en justifiant le pourquoi. Une explication transparente évitera souvent qu’il se sente lésé ou qu’il entame un recours. Au contraire, s’il voit les devis/factures prouvant les dégâts, il comprendra mieux la situation. De même, si tout est en ordre, un locataire appréciera un remboursement rapide et complet, ce qui peut préserver de bonnes relations (utile si vous devez échanger plus tard, par exemple pour d’éventuelles relances de courrier).
En respectant cette procédure, vous mettez toutes les chances de votre côté pour une restitution de caution sereine et conforme à la loi. Conserver des documents (états des lieux, factures…) est indispensable en cas de contestation ultérieure.
Litiges fréquents et solutions (locataire ou propriétaire)
Malgré toutes les précautions, des litiges autour du dépôt de garantie peuvent survenir. Le cas typique : le locataire conteste une retenue jugée abusive, ou bien il n’a toujours pas récupéré sa caution passé le délai légal. Voici comment gérer ces situations :
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Dialogue amiable : Avant tout, essayez de communiquer directement. Un malentendu sur l’état des lieux ou une facture peut souvent se résoudre par une discussion ou un échange de courriers. Si vous êtes certain de votre droit (par exemple, dégradation bien documentée) expliquez calmement les choses au locataire, documents à l’appui. Inversement, si vous êtes locataire et que votre propriétaire tarde ou abuse, contactez-le pour rappeler les règles (parfois l’oubli est humain ou le bailleur peu au fait des lois).
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Mise en demeure écrite : Si le désaccord persiste, la première étape formelle est l’envoi d’une lettre de mise en demeure. Le locataire doit envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception au bailleur pour exiger la restitution du dépôt restant, en rappelant éventuellement les pénalités de retard encourues. Du côté bailleur, vous pouvez également formaliser vos demandes (par exemple, paiement d’un solde dû si le dépôt n’y suffit pas) par courrier recommandé au locataire. Cette trace écrite est importante avant d’aller plus loin.
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Conciliation gratuite : En cas d’échec amiable, la Commission Départementale de Conciliation (CDC) peut être saisie. C’est un organisme gratuit qui dépend de la préfecture, composé de représentants de bailleurs et de locataires. Vous (locataire ou propriétaire) pouvez la saisir par simple courrier expliquant le litige. La commission convoquera les parties et tentera de trouver un accord à l’amiable. De même, vous pouvez solliciter un conciliateur de justice (gratuit également) qui jouera le rôle de médiateur. Ces démarches sont conseillées avant d’aller en justice, et sont même obligatoires préalablement à une action judiciaire lorsque le montant en jeu est inférieur à 5 000 €. Souvent, la conciliation permet d’éviter un procès long et coûteux.
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Action en justice : Si malgré tout le litige n’est pas résolu, il faudra saisir le juge des contentieux de la protection (tribunal judiciaire) du lieu du logement. Le locataire pourra demander au juge d’ordonner au bailleur de restituer la caution indûment retenue, avec les pénalités de retard. Le propriétaire, de son côté, pourra demander au juge de condamner le locataire à payer les sommes dues (si, par exemple, le dépôt ne couvrait pas tous les impayés ou si des dégradations importantes sont constatées et refusées par le locataire). La décision du juge tranchera le conflit, mais cela prend du temps et occasionne des frais, d’où l’intérêt d’épuiser les voies amiables d’abord.
Astuce de prévention : Pour éviter les litiges, préparez bien la sortie du locataire. Faites un pré-état des lieux quelques jours avant son départ pour l’informer des choses à réparer/nettoyer. Rappelez-lui de régler ses dernières charges et factures. Ainsi, le jour J, il y aura moins de mauvaises surprises. En tant que propriétaire, gardez une communication ouverte et respectueuse : un locataire averti et considéré sera moins enclin à la confrontation.
Foire aux questions
Les réponses rapides aux questions les plus posées.
Quel est le délai légal pour restituer la caution locative ?
Le bailleur doit rendre la caution dans un mois si le logement est rendu en bon état, ou dans deux mois en cas de dégradations ou d’impayés. Le délai court à partir de la remise des clés (art. 22 loi du 6 juillet 1989).
Le propriétaire peut-il garder la caution en cas de loyers impayés ou de dégradations ?
Oui, pour couvrir loyers ou charges impayés et dégradations prouvées par l’état des lieux et factures. En revanche, il ne peut pas retenir la caution pour la vétusté normale et doit restituer le solde accompagné d’un décompte détaillé.
Que faire si le propriétaire ne rend pas la caution dans les délais ?
Le locataire doit envoyer une mise en demeure en recommandé. En cas de retard, une pénalité de 10 % du loyer par mois s’applique. Sans règlement, il peut saisir la Commission de conciliation, puis le juge si nécessaire.
Quel est le montant maximum du dépôt de garantie en location meublée et vide ?
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Location vide : 1 mois de loyer hors charges.
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Location meublée : 2 mois hors charges.
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Bail mobilité : aucune caution possible.
En location saisonnière, le montant est librement fixé.
Le dépôt de garantie est-il imposable pour le bailleur ?
Non lors de la perception. Seule la partie retenue en fin de bail (pour impayés ou dégradations) devient imposable et doit être déclarée comme revenu foncier.
Besoin d’aide ? 03 74 47 20 18
Source
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Service-Public.fr – Dépôt de garantie dans un bail d’habitation (location vide ou meublée) : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F31269
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Legifrance – Article 22 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989 : https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000028806696
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ANIL – Restitution du dépôt de garantie : https://www.anil.org/location/restitution-depot-garantie
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Impots.gouv.fr – Revenus fonciers – Dépôts de garantie : https://www.impots.gouv.fr
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PAP.fr – Dépôt de garantie : règles à connaître : https://www.pap.fr/actualites/depot-de-garantie-cette-regle-peu-connue-qui-surprend-locataires/a24757
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Garantme.fr – Restitution du dépôt de garantie : délais et recours : https://www.garantme.fr/blog/restitution-depot-de-garantie
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